La fondation Art Explora et ses partenaires utilisent des cookies pour traiter des données personnelles collectées depuis votre navigateur, comme décrit dans la politique de confidentialité.

Les résidences d’artistes Art Explora – Cité internationale des arts 2021

La fondation Art Explora s’est associée avec la Cité internationale des arts pour co-construire un programme de résidences inédit à destination des artistes et chercheur·euses du monde entier. Le programme donne la possibilité à ces artistes et chercheur·seuses de développer un travail de recherche et de création au cœur de Paris, en lien avec la scène artistique et professionnelle française.

La 1ère session a débuté au printemps 2021 et a accueillit 13 résident·e·s .

Les résidents

Première session - à partir du printemps 2021

Programme SOLO

photo de l'artiste résident
Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud

En savoir plus
fermer / close
Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud, 1981

Dineo Seshee Bopape est née un dimanche de 1981. Le Boeing 767 effectue son premier vol et Umkonto We Sizwe mène de nombreuses attaques de sabotage contre le régime de l’apartheid. Un tremblement de terre fait une cinquantaine de morts en Chine ; des ONG internationales se réunissent à Genève pour une conférence sur les populations indigènes et leurs terres. Le terme « Internet » fait son apparition pour la première fois ; Hosni Moubarak est élu président de l’Égypte ; un coup d’État a lieu au Ghana ; Diana épouse le prince Charles en Grande-Bretagne ; Bob Marley disparaît ; l’Angola sombre dans l’apartheid ; le SIDA est identifié/créé/nommé ; Salman Rushdie publie son livre « Les Enfants de minuit » ; l’épave du Titanic est retrouvée ; Mohamed Ali prend sa retraite ; les ordres de bannissement de Winnie Mandela sont renouvelés pour 5 ans ; le premier bébé-éprouvette naît ; Thomas Sanakara se rend à vélo à la première réunion de son cabinet ; le Machu Picchu est classé au patrimoine mondial ; sa grand-mère paternelle meurt de démence ; cette année-là, des millions de personnes ont versé des larmes (pour diverses causes), ont prononcé des mots dans de nombreuses langues et des milliards de personnes ont rêvé… Certaines choses ont continué, certaines ont évolué et d’autres ont pris fin (?). La population mondiale s’élevait alors à environ 4,529 milliards d’êtres humains… aujourd’hui, Bopape fait partie de 7 milliards d’êtres humains et mérite de nombreux qualificatifs ». Elle est lauréate du Future Generation Art Prize 2017 ainsi que du Sharjah Biennial Prize 2017. Elle est représentée par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth) et Bendana Pinel (Paris).

Le projet : Vibe: Sa lerole ke kosha

Je veux faire des recherches liées à la terre, un de mes éléments préférés. Depuis plusieurs années, j’explore cet élément (la terre) sous différents angles et à travers différentes perspectives qui sont intimement liées au socio-politique : les histoires de la possession et de la dépossession des terres, les histoires socio-économico-politiques de l’exploitation minière de divers types (minéraux, métaux, nutriments…) et ses implications sur notre corps collectif et sur le corps de la terre. Je vais étudier les éléments de base, les minéraux, les composés et rechercher leurs énergies, leurs résonances, et les traduire en chansons. La recherche prendra la forme d’une chanson : faire une chanson de la terre, faire des chansons pour la terre et l’enregistrer dans différents endroits.

photo de l'artiste résident
Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban

En savoir plus
fermer / close
Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban, 1966

Né en 1966, Akram Zaatari a produit plus de 50 films et vidéos. Tous ont en commun le souci de raconter des histoires et explorent une série de thèmes, de sujets et de techniques touchant à la recherche historique, à la résistance politique, à la vie des anciens militants, à l’héritage d’une gauche épuisée, à la diffusion d’images en temps de guerre et au jeu de tensions inhérent aux lettres qui ont été perdues, trouvées, enterrées, découvertes, ou qui sont arrivées en retard. Zaatari a contribué de manière déterminante au développement formel, intellectuel et institutionnel de la scène artistique contemporaine beyrouthine. En tant que co-fondateur de l’Arab Image Foundation (1997), il a contribué très largement et sans compromis à élargir la réflexion sur la préservation et les pratiques d’archivage. Artiste parmi les plus importants de la scène libanaise, ayant représenté le Liban à la Biennale de Venise en 2013, Akram Zaatari est représenté par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth), Thomas Dane (Londres) et Kurimanzutto (Mexico).

Le projet : FATHER AND SON

Le projet FATHER AND SON se penche sur deux missions archéologiques qui ont eu lieu à Sidon au milieu du XIXe siècle et qui ont conduit à la découverte de deux sarcophages appartenant à un père et son fils, les rois Eshmouazar II (aujourd’hui à Paris) et Tabnit (aujourd’hui à Istanbul). Le projet consiste à réunir, possiblement dans un même espace, mais peut-être symboliquement ou même virtuellement, les deux sarcophages à travers une œuvre d’art. Le projet cherche des alternatives à la restitution. Cela passera d’abord par une numérisation des sarcophages en 3D, puis leur impression et, espérons-le, leur exposition ensemble pour raconter l’histoire de leur séparation.

photo de l'artiste résident
Mohssin Harraki

Artiste, Maroc

En savoir plus
fermer / close
Mohssin Harraki

Artiste, Maroc, 1981

Mohssin Harraki, né à Assilah (Maroc) en 1981, est un artiste pluridisciplinaire dont le dessin, la vidéo, l’installation et la photographie sont autant de moyens d’interroger les enjeux sociaux et politiques. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Dans ses installations, il explore également les thèmes de l’histoire, de l’écriture et de l’image, notamment dans son exposition «illusions: la présence de l’image contribue à sa disparition» à la Galerie Imane Farès. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, Paris-France en 2020; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France en 2020; Beyrouth Art Center, Beyrouth-Liban en 2019; Exposition collective à la Castelli Gallery de New York en 2019, à la biennale de Dakar, Sénégal en 2018, au Hessel Museum of Art, au Gwangju Museum of Art, Corée du Sud en 2014 et en 2013 il présente son projet « Absence-présence, deux fois » en duo avec Joseph Kosuth à la galerie Imane Fares (Paris). Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Le projet : Image interdite/image manquante

Mon projet de résidence est une recherche sur la naissance de la photo, la passage à l’image et sa circulation. Dans le projet Image interdite / image manquante, j’essaye de remettre en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et ses rapports avec l’Histoire dans son contexte marocain et dans celui des pays arabes en général. Je m’intéresse au rapport à l’histoire de l’interdiction de l’image dans les pays arabes, une histoire à imaginer à partir des mots, de l’absence, de l’invisible, du manque d’image. Y a-t-il une rencontre possible avec le vide a partir des mots? Image manquante n’est pas simplement l’absence de quelque chose qui en relève peut-être la nature réelle, mais cette image absente en tant qu’elle. Parler d’une image à travers une autre image sans prendre d’image, par exemple prendre une photo d’un photographe qui photographie le photographe qui prend la photo (image), c’est comme de parler du troisième témoin d’une photo.

photo de l'artiste résident
Maya Minder

Artiste, Suisse

En savoir plus
fermer / close
Maya Minder

Artiste, Suisse, 1983

Maya Minder, née en 1983, vit à Zurich, est une artiste performeuse et féministe, qui mène des recherches sur l’importance des microbes dans la vie quotidienne et la cuisine. Elle œuvre à l’épanouissement des communautés et à la découverte des plaisirs culinaires. Tout comme la notion de culture, celle de la gastronomie trouve ses racines dans un contexte agricole et elle intègre désormais des concepts liés à la connaissance dans ses recherches. Elle a reçu plusieurs prix et nominations : Kadist Award, Pro Helvetia, Pax Award. Elle a aussi été exposée dans plusieurs expositions et festivals nternationaux : Ars Electronica, AEGardens2020, Autriche, Piksel Spill Fest, Norvège, Kunsthalle Zurich, Klöntal-Triennale, Food Culture Days, Suisse. Son œuvre se focalise sur la question de l’alimentation et de notre relation à la terre. Le sujet de l’alimentation est devenu central, car il est lié à la politique sociale et à l’économie, et est enfin reconnu comme un patrimoine culturel humain et un élément d’alchimie. Le fait de se nourrir pour assimiler des nutriments n’est pas seulement une activité physique, mais nous contraint également à adopter des habitudes quotidiennes et à procéder à des échanges inter-espèces et microbiens, et à actualiser sans cesse le processus.

Le projet : Green Open Food Evolution

Avec Green Open Food Evolution, une initiative dans le domaine de la nutrition pour une co-évolution endosymbiotique afin de devenir Homo photosynthétique, je souhaite proposer un projet de recherche artistique pour la résidence. La recherche est ouverte et ce projet de recherche devrait aboutir à un livre de cuisine présentant un possible programme diététique, accompagné de conférences, d’ateliers et de dîners-performances sur le thème de l’Homo-photosynthèse. Le projet sera développé en collaboration avec le projet de recherche artistique interdisciplinaire  » Roscosmoe – The worm that wanted to go into space  » initié par Ewen Chardronnet et les biologistes marins Xavier Bailly et Gaëlle Correc (chercheurs à la Station biologique de Roscoff, Finistère – CNRS Sorbonne Université).

photo de l'artiste résident
Sara Ouhaddou

Artiste, France

En savoir plus
fermer / close
Sara Ouhaddou

Artiste, France, 1986

Née en France, en 1986, d’une famille marocaine, la double culture de Sara Ouhaddou façonne sa pratique artistique comme un langage continu. Débutant sa carrière comme créatrice de mode, elle développe ensuite une pratique plus artistique et sociale, abordant les défis rencontrés par les artisan.e.s marocain.e.s. Elle questionne le rôle de l’art comme outil de développement économique, social et culturel, tout particulièrement dans le monde arabe. En nous faisant partager ses interrogations sur les transformations de son héritage, elle met en tension les arts traditionnels marocains et les codes de l’art contemporain afin de mettre en perspective des réalités culturelles oubliées. Elle a participé aux expositions suivantes : Islamic Art festival, Sharjah (2017-2018), Crafts Becomes Mordern, Bauhaus Dessau Fondation (2017) ; la Biennale de Marrakech (2016). Ses expositions monographiques ont été présentées au Moulin d’Art Contemporain de Toulon (2015) ; à la Gaité Lyrique, Paris (2014) ; et à l’Institut Français de Marrakech (2014). Parmi les prix qu’elle a reçus : Arab Fund for Art and Culture (2014) ; et Un Pourcent Art Contemporain NYC, Projet Little Syria (2017). Elle est représentée par la galerie Polaris (Paris).

Le projet : Des Autres

Des Autres est une recherche qui concerne à la fois l’ensemble des figures divines, humaines ou monstrueuses brassées par les systèmes des peuples antiques Amazighs* d’Afrique du nord. Et parallèlement, l’histoire de la typologie des lieux de savoirs: les bibliothèques, les médiathèques et les Musées. Cette étude géographique croisée, à travers le temps, entre l’Europe et l’Afrique du Nord a pour vocation de me permettre de construire une œuvre comme un nouvel espace matériel, immatériel ou performatif qui viendrait se superposer à tous les autres connus. En mettant la lumière sur la mythologie Amazigh, j’aimerais interroger de manière plus large, nos espaces de savoirs et de transmissions.

photo de l'artiste résident
Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie

En savoir plus
fermer / close
Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie, 1983

Hamedine Kane, artiste et réalisateur sénégalais et mauritanien, vit et travaille entre Bruxelles et Dakar. A travers sa pratique, Kane fréquente les frontières, non pas comme des signes et des facteurs d’impossibilité, mais comme des lieux de passage et de transformation, comme un élément central dans la conception de l’identité itinérante. Il utilise des mots et des images pour mettre en évidence les notions d’exil, d’errance et de mouvement mais aussi pour remplacer le temps politique par le temps de la vie. Il a développé un intérêt marqué pour la mémoire et le patrimoine qui se reflète dans L’Ecole des Mutants avec Stéphane Verlet-Bottero, un projet de recherche qui mêle passé et futur, transgressant et irriguant les limites de l’espace et du temps. Les dernières œuvres de Kane ont été exposées lors de la dernière Biennale Dak’art sous la direction de Simon Njiami, à la Documenta 14 : « Every Time A Ear Di Sound » organisée par Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Elena Agudio et Marcus Gammel. En 2018, son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle à Mumbai à la Clark House Initiative, curatée par Sumesh Sharma avec qui il a poursuivi une collaboration au Showroom de Londres. En 2018, Kane a également exposé à la FIAC et à La Colonie à Paris. Kane a participé à la Taipei Biennale 2020, il fera partie de la Biennale de Casablanca 2021. Son film The Blue House a reçu une mention spéciale du jury à l’IDFA à Amsterdam en 2020.

Le projet : Trois Américains à Paris

Mon intérêt pour la littérature et l’objet livre, comme vecteur de création dans ma pratique artistique, vient avant tout de mon ancien métier de bibliothécaire au Sénégal et en Mauritanie. Par la suite, cette expérience est devenue un marqueur important dans ma pratique artistique. Dans ce même mouvement, j’ai commencé à m’intéresser également à l’influence que la littérature africaine, afro-américaine et afro-diasporique et ses auteurs peuvent avoir, comme source d’inspiration pour les générations actuelles dans leurs engagements d’aujourd’hui :politiques sociaux, et environnementaux. la résidence me permettra de poursuivre cette recherche et de créer une nouvelles série autour de cette littérature. Il se trouve que les trois écrivains américains qui m’intéressent pour entamer cette nouvelle recherche-création (Richard Wright, Chester Himes et James Baldwin), à la suite de la Série « Salesman Of Revolt » (2018), ont vécu et créé une grande partie de leur œuvre à Paris. Les œuvres des trois américains ont étaient pour moi une source d’inspiration, un grand réconfort pendant toute la période de mon exil européen. Je crois savoir qu’ils l’ont été pour beaucoup d’autres avant moi.

photo de l'artiste résident
Achraf Touloub

Artiste, France

En savoir plus
fermer / close
Achraf Touloub

Artiste, France

Achraf Touloub explore les liens unissant tradition et modernité dans un monde globalisé. Ses travaux picturaux l’ont mené à s’intéresser à des formes de dessin diverses, avec un traitement alternatif des lignes : naît alors un motif constitué à partir d’une multitude de lignes juxtaposées. Il est représenté par la galerie Baronian Xippas (Belgique).

Le projet : Une fenêtre pour UN monde

Pour son projet de résidence Art Explora, Achraf Touloub développera une nouvelle série de dessins et peintures ayant comme point de départ la question de notre perception du réel dans un monde toujours plus connecté et régit par l’omniprésence des technologies de communication. Depuis le début de sa pratique, l’artiste n’a cessé de réfléchir aux dimensions initiatique et immersive propres aux outils technologiques qui vont jusqu’à s’amalgamer avec les stratégies de représentations traditionnelles. Cette dimension immersive bouscule aujourd’hui notre manière de déchiffrer et de saisir notre époque. Chaque évènement qui ponctue celle-ci donne en effet l’impression d’être mis en scène, de faire partie d’un scenario déjàÌ écrit ouÌ, tous ensemble, nous nous trouvons aspirés. Ce sentiment vertigineux de se retrouver aÌ la fois acteur et spectateur de l’image qui nous fait face, est l’une des grandes conséquences des technologies de communication sur nos esprits. Ce vertige auquel nous faisons face amène l’artiste à penser et expérimenter de nouveaux registres de perception pour tenter de naviguer au sein de ces multiples dimensions superposées qui font notre monde contemporain. Achraf Touloub articule son projet autour de recherches picturales et de formats immersifs, concevant la représentation d’abord comme une expérience charnelle et intuitive. Il s’agira de donner à l’image une fonctionnalité, celle de générer un espace susceptible de nous faire renouer avec notre dimension primordiale.

photo de l'artiste résident
Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

En savoir plus
fermer / close
Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

Stéphane Verlet-Bottéro est artiste, ingénieur en environnement et curateur. Il vit et travaille entre Paris et Londres. Transdisciplinaire, sa pratique développe des formes collectives d’action et d’éducation, en lien avec les mutations socio-écologiques des territoires. Ses travaux ont été présentés au ZKM de Karlsruhe, à la Biennale de Taipei, à la Triennale d’Oslo et dans diverses institutions internationales. En 2018, à Dakar, il a initié en collaboration avec Hamedine Kane L’Ecole des Mutants, une plateforme collaborative d’art et de recherche portant sur l’éducation et l’utopie politique en contexte postcolonial.

Le projet : Small grains cosmology

Stéphane Verlet-Bottéro est fasciné par le millet et autres “menus grains » : pour lui, ces céréales oubliées, mises au rebut de la modernité technoscientifique, incarnent une résistance continue à l’homogénéisation, l’impérialisme et l’oppression patriarcale. Il s’agit également d’une plante résiliente qui, dans un climat de plus en plus sec et instable, pourrait jouer un rôle clé dans l’avenir de l’agriculture et améliorer la souveraineté alimentaire. Partageant la nécessité d’autres conceptions du monde, son projet tente de développer une agrocosmologie du millet, en lien avec des communautés paysannes soucieuses de leur survie. S’appuyant sur une enquête approfondie à partir d’entretiens et d’archives d’institutions spécialisées, son projet comprendra une création plastique, un travail de recherche somatique et l’organisation d’un dîner-performance.

photo de l'artiste résident
Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud

En savoir plus
fermer / close
Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud, 1981

Dineo Seshee Bopape est née un dimanche de 1981. Le Boeing 767 effectue son premier vol et Umkonto We Sizwe mène de nombreuses attaques de sabotage contre le régime de l’apartheid. Un tremblement de terre fait une cinquantaine de morts en Chine ; des ONG internationales se réunissent à Genève pour une conférence sur les populations indigènes et leurs terres. Le terme « Internet » fait son apparition pour la première fois ; Hosni Moubarak est élu président de l’Égypte ; un coup d’État a lieu au Ghana ; Diana épouse le prince Charles en Grande-Bretagne ; Bob Marley disparaît ; l’Angola sombre dans l’apartheid ; le SIDA est identifié/créé/nommé ; Salman Rushdie publie son livre « Les Enfants de minuit » ; l’épave du Titanic est retrouvée ; Mohamed Ali prend sa retraite ; les ordres de bannissement de Winnie Mandela sont renouvelés pour 5 ans ; le premier bébé-éprouvette naît ; Thomas Sanakara se rend à vélo à la première réunion de son cabinet ; le Machu Picchu est classé au patrimoine mondial ; sa grand-mère paternelle meurt de démence ; cette année-là, des millions de personnes ont versé des larmes (pour diverses causes), ont prononcé des mots dans de nombreuses langues et des milliards de personnes ont rêvé… Certaines choses ont continué, certaines ont évolué et d’autres ont pris fin (?). La population mondiale s’élevait alors à environ 4,529 milliards d’êtres humains… aujourd’hui, Bopape fait partie de 7 milliards d’êtres humains et mérite de nombreux qualificatifs ». Elle est lauréate du Future Generation Art Prize 2017 ainsi que du Sharjah Biennial Prize 2017. Elle est représentée par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth) et Bendana Pinel (Paris).

Le projet : Vibe: Sa lerole ke kosha

Je veux faire des recherches liées à la terre, un de mes éléments préférés. Depuis plusieurs années, j’explore cet élément (la terre) sous différents angles et à travers différentes perspectives qui sont intimement liées au socio-politique : les histoires de la possession et de la dépossession des terres, les histoires socio-économico-politiques de l’exploitation minière de divers types (minéraux, métaux, nutriments…) et ses implications sur notre corps collectif et sur le corps de la terre. Je vais étudier les éléments de base, les minéraux, les composés et rechercher leurs énergies, leurs résonances, et les traduire en chansons. La recherche prendra la forme d’une chanson : faire une chanson de la terre, faire des chansons pour la terre et l’enregistrer dans différents endroits.

photo de l'artiste résident
Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban

En savoir plus
fermer / close
Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban, 1966

Né en 1966, Akram Zaatari a produit plus de 50 films et vidéos. Tous ont en commun le souci de raconter des histoires et explorent une série de thèmes, de sujets et de techniques touchant à la recherche historique, à la résistance politique, à la vie des anciens militants, à l’héritage d’une gauche épuisée, à la diffusion d’images en temps de guerre et au jeu de tensions inhérent aux lettres qui ont été perdues, trouvées, enterrées, découvertes, ou qui sont arrivées en retard. Zaatari a contribué de manière déterminante au développement formel, intellectuel et institutionnel de la scène artistique contemporaine beyrouthine. En tant que co-fondateur de l’Arab Image Foundation (1997), il a contribué très largement et sans compromis à élargir la réflexion sur la préservation et les pratiques d’archivage. Artiste parmi les plus importants de la scène libanaise, ayant représenté le Liban à la Biennale de Venise en 2013, Akram Zaatari est représenté par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth), Thomas Dane (Londres) et Kurimanzutto (Mexico).

Le projet : FATHER AND SON

Le projet FATHER AND SON se penche sur deux missions archéologiques qui ont eu lieu à Sidon au milieu du XIXe siècle et qui ont conduit à la découverte de deux sarcophages appartenant à un père et son fils, les rois Eshmouazar II (aujourd’hui à Paris) et Tabnit (aujourd’hui à Istanbul). Le projet consiste à réunir, possiblement dans un même espace, mais peut-être symboliquement ou même virtuellement, les deux sarcophages à travers une œuvre d’art. Le projet cherche des alternatives à la restitution. Cela passera d’abord par une numérisation des sarcophages en 3D, puis leur impression et, espérons-le, leur exposition ensemble pour raconter l’histoire de leur séparation.

photo de l'artiste résident
Mohssin Harraki

Artiste, Maroc

En savoir plus
fermer / close
Mohssin Harraki

Artiste, Maroc, 1981

Mohssin Harraki, né à Assilah (Maroc) en 1981, est un artiste pluridisciplinaire dont le dessin, la vidéo, l’installation et la photographie sont autant de moyens d’interroger les enjeux sociaux et politiques. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Dans ses installations, il explore également les thèmes de l’histoire, de l’écriture et de l’image, notamment dans son exposition «illusions: la présence de l’image contribue à sa disparition» à la Galerie Imane Farès. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, Paris-France en 2020; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France en 2020; Beyrouth Art Center, Beyrouth-Liban en 2019; Exposition collective à la Castelli Gallery de New York en 2019, à la biennale de Dakar, Sénégal en 2018, au Hessel Museum of Art, au Gwangju Museum of Art, Corée du Sud en 2014 et en 2013 il présente son projet « Absence-présence, deux fois » en duo avec Joseph Kosuth à la galerie Imane Fares (Paris). Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Le projet : Image interdite/image manquante

Mon projet de résidence est une recherche sur la naissance de la photo, la passage à l’image et sa circulation. Dans le projet Image interdite / image manquante, j’essaye de remettre en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et ses rapports avec l’Histoire dans son contexte marocain et dans celui des pays arabes en général. Je m’intéresse au rapport à l’histoire de l’interdiction de l’image dans les pays arabes, une histoire à imaginer à partir des mots, de l’absence, de l’invisible, du manque d’image. Y a-t-il une rencontre possible avec le vide a partir des mots? Image manquante n’est pas simplement l’absence de quelque chose qui en relève peut-être la nature réelle, mais cette image absente en tant qu’elle. Parler d’une image à travers une autre image sans prendre d’image, par exemple prendre une photo d’un photographe qui photographie le photographe qui prend la photo (image), c’est comme de parler du troisième témoin d’une photo.

Programme DUO

photo de l'artiste résident
Maarten Vanden Eynde

Artiste, France

En savoir plus
fermer / close

Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

photo de l'artiste résident
Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

En savoir plus
fermer / close

Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

photo de l'artiste résident
Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France

En savoir plus
fermer / close

Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

photo de l'artiste résident
Sophie Houdart

Anthropologue, France

En savoir plus
fermer / close

Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

Deuxième session - à partir de septembre 2021

photo de l'artiste résident
Adriana Lara

Artiste, Mexique

En savoir plus
fermer / close
Adriana Lara

Artiste, Mexique

Par sa pratique artistique, Adriana Lara analyse les relations entre les structures, les styles, le contenu et la forme dans le but de redonner de la valeur et du sens à la production culturelle. Ses installations transposent des systèmes ordonnés en systèmes de signes à la fois formels et abstraits, mettant ainsi en lumière les mécanismes de représentation dominants du monde contemporain. Elle est représentée par la galerie Air de Paris (Paris).

Le projet : Red Social

La diversité des genres, des groupes et des médias qui font connaître la musique contemporaine est assez considérable, et cet aspect politique de la musique est le point de départ de Red Social. Red Social est un projet orienté sur la recherche : il donnera lieu à une série d’événements musicaux en direct servant à comprendre le caractère multidimensionnel de la musique. Ce projet entend constituer un réseau d’individus au niveau local et international qui collaboreront pour créer un spectacle d’art vivant à dimension sociale à Paris.

photo de l'artiste résident
Anri Sala

Artiste, Albanie

En savoir plus
fermer / close
Anri Sala

Artiste, Albanie & France

Les œuvres d’Anri Sala, qui compte parmi les plus célèbres artistes contemporains, ont pour thème le temps et sont construites autour du lien entre l’image, l’architecture et le son : elles en tirent parti pour déstabiliser et remettre en question la réalité. Elles explorent les ruptures linguistiques, syntaxiques et musicales et invitent à des dislocations créatives et à de nouvelles interprétations de l’Histoire. Anri Sala est représentée par la Galerie Chantal Crousel (Paris), la Galerie Kurimanzutto (Mexique), Hauser & Wirth (Londres), la Galerie Marian Goodman (New York) et Esther Schipper (Berlin).

Le projet : If Wishes Were Horses Beggars would Ride

En 490 avant J.-C., Phidippidès, un soldat grec, a couru sur plus de 42 kilomètres pour s’exclamer, dans un dernier souffle : « Nous sommes victorieux ! » Le projet d’Anri Sala s’inspire du marathon et de son histoire originelle : il remplacera les mots de Philippidès par diverses phrases tirées des Instructions données aux soldats britanniques mobilisés en France et en Allemagne en 1944. Prononcées par des athlètes contemporains franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Paris, pour la plupart issus d’origines diverses et parfois lointaines, ces phrases, autrefois employées par les soldats afin d’asseoir la puissance militaire et exprimer une certaine uniformité, exprimeront cette fois une attitude de vulnérabilité et une volonté de diversité.

photo de l'artiste résident
Chino Amobi

Artiste, USA

En savoir plus
fermer / close
Chino Amobi

Artiste, USA

Chino Amobi est un compositeur de musique électronique expérimentale, artiste contemporain et producteur vivant en Virginie. Il est le cofondateur du label indépendant NON Worldwide. Il a déjà travaillé dans les domaines de la peinture et de l’art sonore et a publié plusieurs albums, parmi lesquels Airport Music for Black Folk (2016) et Paradiso (2017), qui abordent les thèmes de la sécurité intercontinentale, du post-apocalyptique et des nouveaux pays pauvres. Il est représenté par la galerie Fitzpatrick Gallery (Paris, Los Angeles).

Le projet : EROICA VOL.II

En 2019, il a signé le premier volet de la trilogie romanesque Eroica, conçue comme un « thriller mondialiste épique », entre mythe et récit historique. Le livre fut lancé dans le cadre d’une exposition à la Anderson Gallery de Richmond, en Virginie, consacrée au premier volet de la trilogie. EROICA VOL.II est le deuxième volet de sa trilogie, qui mêle récit épique, réalisme spéculatif, sciences sociales et économie mondiale. Il projette de créer des œuvres d’art à partir de divers médias, qui serviront d’index de référence au roman. Le volume 2 sera élaboré avec l’aide d’une multitude de collaborateurs appartenant à la scène locale et internationale. Paris constituera le musée vivant où se déroulera l’histoire. Les éléments immatériels feront partie du mythe d’Eroica.

photo de l'artiste résident
Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

En savoir plus
fermer / close
Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

Liz Johnson Arthur est photographe depuis plus de trente ans et a reçu une bourse Turner en 2020 . Son travail consiste à relater la vie des populations noires appartenant à la diaspora africaine. Elle suit les communautés de la diaspora internationale, et observe leur façon de communiquer et de se représenter.

Le projet : Collecting Evidence

Collecting Evidence permettra de recueillir les témoignages des membres de la communauté noire vivant à Paris et en Île-de-France, en les intégrant à ceux des populations appartenant à la diaspora afro-européenne. Liz Johnson Arthur fera le lien entre cette expérience et les notions sous-jacentes de climat, de toxicité, de pouvoir et de capitalisme. Elle se plongera dans l’atmosphère parisienne et observera son tissu social en partant à la rencontre de communautés et de groupes religieux, en participant à des rencontres sportives, à des concerts et à d’autres événements urbains pour recueillir des témoignages, prendre des photos et créer une installation.

photo de l'artiste résident
Monica Narula

Artistes, Inde

En savoir plus
fermer / close
Monica Narula / Raqs media collective

Artiste, Inde

Le collectif Raqs Media est constitué de Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta. Le mot « raqs » fait référence à l’état de conscience accrue et à la plus grande présence que procure le fait de tourbillonner, de tourner sur soi-même, d’être en état de révolution. Raqs maîtrise différents moyens d’expression : installations, sculpture, vidéo, spectacles, écriture, lexicographie et organisation d’expositions. Raqs a cofondé Sarai, où ils ont également édité la série Sarai Reader en 9 volumes. Ils vivent et travaillent à Delhi, en Inde. Ils ont beaucoup exposé dans le monde entier et ont organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles la Biennale de Shanghai 2016, « Why Not Ask Again », et la Triennale de Yokohama 2020, « Afterglow ».

Le projet : Who’s more human, then? Artistic Research into Automata & Histories of Artificial Intelligence

Monica Narula représentera le collectif Raqs Media dans le cadre de la résidence. Le collectif s’intéresse de près au point de convergence entre l’être et le devenir : humain, animal, machine… (et tout ce qui existe entre ces catégories !). Le terme « automate » vient d’un verbe grec qui signifie « agir selon sa propre volonté ». Raqs considère les automates de toutes sortes comme des supports pour la manifestation et la programmation de la volonté et de l’intelligence. Monica évoquera la curiosité philosophique du collectif Raqs à propos de la relation entre l’autonomie et la prédétermination dans les automates de toutes sortes. L’objectif est d’étendre la palette artistique du Raqs et de réfléchir à la fabrication de jouets mécaniques, à la programmation de l’intelligence artificielle et à la conception de machines qui imitent et reflètent les facultés humaines et animales. Monica compte sur une collaboration et des échanges avec des chercheurs, des scientifiques et des musées tels que le Musée des Arts et Métiers et le Musée de la Magie.

photo de l'artiste résident
Natsuko Uchino

Artiste, Japon

En savoir plus
fermer / close
Natsuko Uchino

Artiste, Japon

La pratique de Natsuko Uchino est définie par des expériences dans l’agriculture et l’artisanat, et lie art, écologie, alimentation et convivialité à travers l’utilisation de la céramique. Son travail prend la forme d’installations, de films et de performances en combinant les multiples matérialités de la sculpture, des objets fonctionnels et du vivant. Considérée comme ‘matière monde’, la terre est vue et traitée comme site, ressource et substrat de toutes formes de vie. Natsuko Uchino est représentée par la Galerie Allen (Paris).

Le projet : Hospitalité et ré-ensauvagement : projection d’un paysage éco-social

Ses recherches mobilisent les notions d’éco-conception, de cycle et d’usage des matériaux, dans des formes vivantes, temporelles et biodégradables. La culture des produits fermentés est créatrice, parfois spontanée, souvent perpétuelle. Ces activités culturelles seront la source et le point de départ d’expérimentations variées vers la constitution de formes éco-sociales. Par l’association et la symbiose entre formes vivantes, écriture et monstration coopérative, le souhait sera de faire de la résidence un lieu de pratique et de réflexion autour de la culture vivrière en milieu urbain. Elle prévoit une présentation inclusive avec différents acteurs pour réaliser des expositions, des ateliers, un laboratoire et une publication.

photo de l'artiste résident
Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

En savoir plus
fermer / close
Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

Nicholas Grafia est à la fois peintre, performeur et créateur d’installations multimédias basées sur des paramètres temporels qui abordent la question de la formation de la mémoire politique, culturelle et sociale. Au travers d’un cadre théorique centré sur les questions postcoloniales, le monstrueux et le post-humanisme, ainsi que de références au surréalisme, il développe un langage visuel destiné à analyser le familier et l’étrange et les particularismes et l’universel.

Le projet : Channel X-one

L’objectif de son projet de résidence est de recenser divers témoignages et histoires, ainsi que toute forme de récit personnel, provenant de communautés et d’individus largement ignorés, négligés et généralement rejetés par la société occidentale, afin de faire connaître leurs réflexions concernant diverses problématiques sociales, notamment les dynamiques sociales de leur environnement immédiat, soit la métropole parisienne, et le pays dans son ensemble. Les résultats de ses recherches seront ensuite présentés sur une plateforme de transmission, qui placera les invités et leurs témoignages au premier plan. Il créera une installation permanente et multifonctionnelle où il mènera différents types d’entretiens. Entre autres modèles, la configuration spatiale servira de station de radio, de plateau de tournage et de lieu de prises de vue, dans lequel, par exemple, les séances d’enregistrement et de photo seront dirigées par les personnes interrogées elles-mêmes.

photo de l'artiste résident
Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

En savoir plus
fermer / close
Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

Le travail de Ramaya Tegegne porte sur les processus par lesquels le champ de l’art se constitue. Il se concentre sur les pratiques artistiques collectives et collaboratives qui, historiquement et actuellement, ont rendu visible le déterminisme social, économique et culturel de l’art, problématisant ainsi ses mécanismes, comme la méritocratie ou la gentrification. L’artiste aborde ces questions en dévoilant les relations vécues, les récits, les conditions de sélection et de production dans le contexte actuel. Elle est à l’initiative de la campagne Wages For Wages Against pour une rémunération équitable du travail artistique et de meilleures conditions de travail.

Le projet : 36 chambres par jour

Ramaya Tegegne prévoit une performance qui portera sur les grèves des femmes de chambre de plusieurs hôtels à Paris (Ibis Clichy Batignolles, Park Hyatt Vendôme, Hyatt Madeleine, W Opéra, L’Hôtel du Collectionneur, Holiday Inn de Clichy,…). Le projet commencera par une recherche de terrain à Paris avec les travailleuses en lutte, et par des rencontres avec des associations. Puis il prendra corps avec la création d’une pièce en 2022 au Théâtre de l’Usine à Genève. Le sujet des revendications pour de meilleures conditions de travail est au cœur de sa pratique. Cette recherche a aussi pour but de s’inspirer de ces luttes pour nourrir nos combats dans le domaine des arts visuels.

photo de l'artiste résident
Rina Banerjee

Artiste, Inde

En savoir plus
fermer / close
Rina Banerjee

Artiste, Inde

Les sculptures, les dessins, les peintures et les vidéos de Rina Banerjee portent sur la question de l’immigration au travers d’une réflexion sur la mémoire, l’expérience et la mobilité des communautés. Son œuvre est une réflexion sur la notion d’identité, ainsi que sur celles de la féminité et de la solidarité entre femmes. Elle est représentée par la Galerie Nathalie Obadia (France).

Le projet : In the most foreign of gardens grows Democracy

Rina Banerjee souhaite réaliser une série de portraits inspirés d’histoires de la ville de Paris, un projet qui exige qu’elle étudie le cadre urbain en tant que lieu d’hospitalité. Elle concevra des sculptures à l’aide de nouvelles méthodes et de nouveaux procédés qui nécessiteront des connaissances en matière d’artefacts colonialistes historiques, de procédés de confection, de concepts culturels hybrides et de créations en céramique ou en verre apparues avec les évolutions de la mode en France. Rina Banerjee souhaite collaborer avec des institutions telles que la Manufacture nationale de Sèvres ou l’école des Gobelins pour réaliser une partie de la sculpture représentant la tête de Méduse qu’elle a imaginée pour son projet. Son projet de résidence s’articulera également autour d’une recherche documentaire au Musée Guimet. Rina Banerjee envisage également de se plonger dans les collections de photographies de la Bibliothèque nationale de France et de rencontrer des chercheurs et des scientifiques pour envisager le thème de l’identité sous un angle différent. Le contemporain et l’urbain, notre nouvelle demeure mondiale, une adresse unique, la Terre, nous offre une créatrice bienveillante et ambitieuse, Méduse. Elle est un être polymorphe d’une nature merveilleuse. La couronne de têtes de serpent entremêlées de Méduse est un symbole de notre communauté humaine intimement liée. Nous sommes un groupe interracial et interconfessionnel résolu à affronter les démons des démocraties pour aimer et assumer notre humanité.

photo de l'artiste résident
Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

En savoir plus
fermer / close
Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

Tomo Savic-Gecan est un artiste qui cherche à mettre en scène « rien ». Reprenant le principe de la tabula rasa, ses projets se présentent comme des espaces vides remplis de charges diverses, de tensions cachées, de références et d’interconnexions. En intervenant dans l’espace, qui constitue son « matériau » de base, l’artiste provoque des interactions improbables et inhabituelles entre l’espace, le spectateur et l’objet inexistant de l’exposition.

Le projet : Untitled 2021

Tomo Savic-Gecan a reçu le prix Accelerate dans le cadre du programme Arts at CERN, qui lui a permis de travailler en collaboration avec des scientifiques. Il s’intéresse aujourd’hui à la manière dont les nanomatériaux peuvent servir de « pont » pour transmettre des informations entre les limites physiques de l’espace de la galerie ou du musée et les visiteurs. Le niveau de transfert des informations, qui est en soi un dialogue, est ouvert et fera l’objet de recherches pendant la résidence.

photo de l'artiste résident
Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

En savoir plus
fermer / close
Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

Liz Johnson Arthur est photographe depuis plus de trente ans et a reçu une bourse Turner en 2020 . Son travail consiste à relater la vie des populations noires appartenant à la diaspora africaine. Elle suit les communautés de la diaspora internationale, et observe leur façon de communiquer et de se représenter.

Le projet : Collecting Evidence

Collecting Evidence permettra de recueillir les témoignages des membres de la communauté noire vivant à Paris et en Île-de-France, en les intégrant à ceux des populations appartenant à la diaspora afro-européenne. Liz Johnson Arthur fera le lien entre cette expérience et les notions sous-jacentes de climat, de toxicité, de pouvoir et de capitalisme. Elle se plongera dans l’atmosphère parisienne et observera son tissu social en partant à la rencontre de communautés et de groupes religieux, en participant à des rencontres sportives, à des concerts et à d’autres événements urbains pour recueillir des témoignages, prendre des photos et créer une installation.

photo de l'artiste résident
Monica Narula

Artistes, Inde

En savoir plus
fermer / close
Monica Narula / Raqs media collective

Artiste, Inde

Le collectif Raqs Media est constitué de Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta. Le mot « raqs » fait référence à l’état de conscience accrue et à la plus grande présence que procure le fait de tourbillonner, de tourner sur soi-même, d’être en état de révolution. Raqs maîtrise différents moyens d’expression : installations, sculpture, vidéo, spectacles, écriture, lexicographie et organisation d’expositions. Raqs a cofondé Sarai, où ils ont également édité la série Sarai Reader en 9 volumes. Ils vivent et travaillent à Delhi, en Inde. Ils ont beaucoup exposé dans le monde entier et ont organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles la Biennale de Shanghai 2016, « Why Not Ask Again », et la Triennale de Yokohama 2020, « Afterglow ».

Le projet : Who’s more human, then? Artistic Research into Automata & Histories of Artificial Intelligence

Monica Narula représentera le collectif Raqs Media dans le cadre de la résidence. Le collectif s’intéresse de près au point de convergence entre l’être et le devenir : humain, animal, machine… (et tout ce qui existe entre ces catégories !). Le terme « automate » vient d’un verbe grec qui signifie « agir selon sa propre volonté ». Raqs considère les automates de toutes sortes comme des supports pour la manifestation et la programmation de la volonté et de l’intelligence. Monica évoquera la curiosité philosophique du collectif Raqs à propos de la relation entre l’autonomie et la prédétermination dans les automates de toutes sortes. L’objectif est d’étendre la palette artistique du Raqs et de réfléchir à la fabrication de jouets mécaniques, à la programmation de l’intelligence artificielle et à la conception de machines qui imitent et reflètent les facultés humaines et animales. Monica compte sur une collaboration et des échanges avec des chercheurs, des scientifiques et des musées tels que le Musée des Arts et Métiers et le Musée de la Magie.

photo de l'artiste résident
Natsuko Uchino

Artiste, Japon

En savoir plus
fermer / close
Natsuko Uchino

Artiste, Japon

La pratique de Natsuko Uchino est définie par des expériences dans l’agriculture et l’artisanat, et lie art, écologie, alimentation et convivialité à travers l’utilisation de la céramique. Son travail prend la forme d’installations, de films et de performances en combinant les multiples matérialités de la sculpture, des objets fonctionnels et du vivant. Considérée comme ‘matière monde’, la terre est vue et traitée comme site, ressource et substrat de toutes formes de vie. Natsuko Uchino est représentée par la Galerie Allen (Paris).

Le projet : Hospitalité et ré-ensauvagement : projection d’un paysage éco-social

Ses recherches mobilisent les notions d’éco-conception, de cycle et d’usage des matériaux, dans des formes vivantes, temporelles et biodégradables. La culture des produits fermentés est créatrice, parfois spontanée, souvent perpétuelle. Ces activités culturelles seront la source et le point de départ d’expérimentations variées vers la constitution de formes éco-sociales. Par l’association et la symbiose entre formes vivantes, écriture et monstration coopérative, le souhait sera de faire de la résidence un lieu de pratique et de réflexion autour de la culture vivrière en milieu urbain. Elle prévoit une présentation inclusive avec différents acteurs pour réaliser des expositions, des ateliers, un laboratoire et une publication.

Le comité de sélection 2021

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Vinciane Despret

Philosophe des sciences, professeure à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

En savoir plus
fermer / close

Philosophe et psychologue, Vinciane Despret enseigne au département de philosophie de l’université de Liège. Passionnée par l’éthologie, elle en a fait son objet de recherches. Elle relatera son premier terrain avec les oiseaux en 1996 dans Naissance d’une théorie éthologique : la danse du cratérope écaillé. Suivront d’autres publications, et notamment Bêtes et Hommes (suite à l’exposition éponyme dont elle a assuré le commissariat scientifique à la Grande Halle de la Villette en 2007-2008) ; Etre bête, co-écrit avec Jocelyne Porcher, Les faiseuses d’histoires avec Isabelle Stengers; Penser comme un rat; Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ?. Son dernier livre, Habiter en oiseau, étudie la question des territoires. Le fil rouge qui conduit ses enquêtes est la question des bons dispositifs de recherches : comment arrive-t-on (ou non) à rendre les êtres intéressants ?

© Sylvère Petit

photo du membre du comité de selection
Christine Macel

Conservatrice générale du patrimoine. Cheffe du Service Création contemporaine et prospective au Mnam Centre Pompidou (France)

En savoir plus
fermer / close

Historienne de l’art et commissaire d’exposition, Christine Macel est conservatrice cheffe du service Création contemporaine et prospective au Centre Pompidou depuis 2000, où elle a réalisé de nombreuses expositions. Elle a été directrice de la Biennale d’art de Venise 2017 ‘Viva Arte Viva’. Son essai « Le Temps Pris » a été publié en 2020 aux Editions Champs d’art Flammarion. Co-commissaire de « Global(e) Resistance » au Centre Pompidou en 2020 elle prépare l’exposition « Elles font l’abstraction/Women in abstraction » au Centre Pompidou (mai 2021) et au Guggenheim de Bilbao (Octobre 2020).

© Jean-Claude Planchet

photo du membre du comité de selection
Hans-Ulrich Obrist

Directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres (UK)

En savoir plus
fermer / close

Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions. Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

© Tyler Mitchell

photo du membre du comité de selection
Nataša Petrešin-Bachelez

Commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art

En savoir plus
fermer / close

Nataša Petrešin-Bachelez est commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art. Parmi les expositions dont elle a assuré le commissariat, on compte Contour Biennale 9: Coltan as Cotton (2019, à Malines), Defiant Muses: Delphine Seyrig and the Feminist Video Collectives in France (1970s-1980s) aux musées LaM de Lille et Reina Sofía de Madrid (2019, avec Giovanna Zapperi), Show me your archive and I will tell you who is in power à la galerie d’art Kiosk de Gant (2017, avec Wim Waelput), Let’s Talk about the Weather au musée Sursock de Beyrouth et au Times Museum de Guangzhou (2016 et 2018, avec Nora Razian), Resilience. U3 – Triennial of Contemporary Art en Slovénie au musée d’art contemporain (MSUM) de Ljubljana (2013). Nataša Petrešin-Bachelez a par ailleurs été codirectrice des Laboratoires d’Aubervilliers de 2010 à 2012. Elle est rédactrice en chef du magazine Versopolis Review, et a été rédactrice en chef du Manifesta Journal de 2012 à 2014 et de L’Internationale Online de 2014 à 2017. Nataša Petrešin-Bachelez a été commissaire d’exposition du projet Not Fully Human, Not Human At All, organisé par KADIST à Paris de 2017 à 2020, dont l’exposition finale se tiendra à l’Association d’arts de Hambourg, en collaboration avec Bettina Steinbrügge. Elle a par ailleurs fondé avec Elena Sorokina une Initiative for Practices and Visions of Radical Care. Enfin, avec Patricia Falguières et Elisabeth Lebovici, elle dirige le séminaire Something You Should Know à l’EHESS, à Paris.

© Hervé Bachelez

photo du membre du comité de selection
Philippe Vergne

Directeur du musée d’art contemporain de Serralves (Portugal)

En savoir plus
fermer / close

Philippe Vergne dirige le musée d’art contemporain de Serralves, à Porto, depuis avril 2019. De 2014 à 2018, il a été directeur du musée d’art contemporain (MOCA) de Los Angeles. Auparavant, il a supervisé pendant cinq ans la fondation DIA à New York, après avoir été directeur adjoint et conservateur en chef du Walker Art Center de Minneapolis. De 1994 à 1997, Philippe Vergne a assuré la direction du musée d’art contemporain de Marseille (MAC).