Les artistes des résidences Art Explora – Cité internationale des arts

Ce programme, lancé en 2021, donne la possibilité à des artistes venus du monde entier de développer un travail de recherche et de création au cœur de Paris, en lien avec la scène artistique et professionnelle française. Il encourage la création sous toutes ses formes tout en facilitant sa diffusion auprès du plus grand nombre. Le travail des résidents porte sur les thèmes de l’exploration scientifique, technologique et aborde les grands enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Une vingtaine d'artistes sont sélectionnés chaque année par un comité de sélection international

Les résidents 2024

Première session - à partir du printemps 2024

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Korakrit Arunanondchai

Thaïlande

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© Kelvin Boyes

Korakrit Arunanondchai, Thaïlande

To Compete with The Chorus of Time

Biographie

Né en Thaïlande, Korakrit Arunanondchai vit et travaille à New York et Bangkok. Son travail explore le pouvoir de transformation du récit. À chaque projet, l’artiste étend son cosmos d’histoires interconnectées au travers de larges installations vidéo, tableaux, objets et performances. Dans ses vidéos, il travaille les expériences vécues dans son environnement personnel de même que les événements politiques, l’histoire et les questions de notre présent marqué par les crises. Korakrit Arunanondchai s’inspire souvent des contextes culturels de sa propre biographie et des espaces marqués par le traumatisme post-colonial. Faisant référence à la philosophie et à la mythologie, ses récits mêlent des questions sur la conscience, l’empathie et la communauté. Son travail a récemment été exposé à Lafayette Anticipations (France, 2023), au Moderna Museet (Suède, 2022), au Singapore Art Museum (Malaisie, 2022), au Palais de Tokyo (France, 2015) et au MoMA PS1 (USA, 2014).

Projet de résidence

À partir du journal intime de son grand-père, Korakrit Arunanondchai initiera un voyage qui associera des lectures, l’écriture de textes et des visites dans différents quartiers qui ont marqué sa famille et les souvenirs que celle-ci garde de Paris, notamment de l’ambassade de Thaïlande. L’artiste a débuté ces recherches par des conversations avec sa mère afin de recueillir ses histoires et souvenirs de Paris qui résonnent avec le projet. À partir de ces archives historiques, Korakrit Arunanondchai entamera une nouvelle série d’oeuvres en transformant les maisons de poupées de sa mère en sculptures de maisons habitées par des esprits, et en construisant une petite animation de marionnettes dans l’espace de son studio. Ce projet se prolongera sous la forme d’une nouvelle installation vidéo intitulée To Compete with The Chorus of Time.

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Castiel Vitorino Brasileiro

Brésil

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© Rodrio Jesus

Castiel Vitorino Brasileiro, Brésil

Kalunga, the Origen of species

Biographie

Née au Brésil, Castiel Vitorino Brasileiro vit et travaille sur la planète Terre. Au travers de la photographie, de la vidéo, de la danse, de la peinture et des installations, sa pratique explore la guérison dans les champs existentiel et corporel, et la reterritorialisation du corps et des espaces où il circule et habite. Dans sa pratique pluridisciplinaire, Castiel Vitorino Brasileiro étudie le mystère entre la vie et la mort et les manières de naviguer entre ces zones existentielles. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la 35e Biennale de São Paulo (Brésil, 2023), à Serpentine (Royaume-Uni, 2023), au Visual Arts Center at the University of Texas (USA, 2022), à la Kunsthalle Wien (Autriche, 2021) et à la 11e Biennale d’art contemporain de Berlin (Allemagne, 2020).

Projet de résidence

Son projet de résidence vise à étudier le concept bantou de « Kalunga », qui est un principe de transmutation et d’écologie, ainsi que le pouvoir de métamorphose (spirituel et philosophique) vénéré dans plusieurs religions bantoues-brésiliennes. Pour le deuxième chapitre du projet Kalunga, Castiel Vitorino Brasileiro établira un lien entre le Brésil et la France à partir des techniques de méditation, de danse et de mouvements corporels d’origine bantoue présentes dans ces deux pays, en explorant la relation entre le dessin et la danse. Le mouvement du corps est le mouvement de l’histoire, selon l’historienne brésilienne Beatriz do Nascimento. Partant de cette réflexion, elle souhaite créer un atelier de peinture, de dessin et de danse afin d’expérimenter la philosophie du geste bantou à travers des techniques associant plénitude, amour et liberté.

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Alejandro García Contreras

Mexique

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© Alejandro García Contreras

Alejandro García Contreras, Mexique

House of Isis

Biographie

Né au Mexique, Alejandro García Contreras vit et travaille à Guadalajara. Son travail est fondé sur une imagerie complexe mêlant la production artisanale du Chiapas, l’art colonial, les bandes dessinées et les comics pop, le folklore, la mythologie et son histoire personnelle. Si les ressources créatives sont variées, ses projets ont aussi une matérialité protéiforme, fusionnant la céramique, le graphisme, la peinture et d’autres ressources artistiques. Cette combinaison d’éléments produit des formes suggestives dans lesquelles le spectateur peut explorer le divin et le Mal, le magique, l’érotique, le féminin et divers tabous de son propre inconscient, découvrant ainsi un nouveau sentiment de divinité au travers d’idoles contemporaines. Le travail d’Alejandro García Contreras a récemment été présenté à : Swievel Gallery (USA, 2023), Judd Foundation (USA, 2023), House of Gaga (Mexico, 2023), Travesia Cuatro Gallery (Mexico, 2023), et Friedman Benda (USA, 2022).

Projet de résidence

Ce projet s’intitule « House of Isis », en référence à l’écrivain François Maspero, qui affirme que le culte d’Isis était répandu en France, notamment dans le bassin parisien. Le processus de recherche qui sera mené lors de la résidence à Paris vise à accéder à la richesse culturelle et historique, aux informations diverses, aux documents et aux objets trouvés dans les musées de Paris, notamment au Musée Gustave Moreau. Avec une approche multidisciplinaire ouverte à la diversité des influences culturelles, le but est d’enrichir la production de son oeuvre, notamment en relation à des thèmes liés à l’archéologie et à l’anthropologie, à l’art symboliste du XIXe siècle, à l’ésotérisme et aux thèmes mythologiques récurrents dans l’art classique et les civilisations humaines passées. Il souhaite continuer à explorer les concepts et les symboles, en mélangeant divers éléments liésà l’histoire, la mythologie et la culture et en recourant à des techniques telles que la céramique et la peinture selon une perspective contemporaine.

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Beatrice Gibson

Royaume-Uni

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© Fondazione Prada

Beatrice Gibson, Royaume-Uni

La Nuit

Biographie

Née au Royaume-Uni, Beatrice Gibson vit et travaille entre Londres et Palerme. Ses films sont connus pour leur nature expérimentale et émotionnelle. Résolument féministes par leur forme et leur contenu, ils explorent le personnel et le politique et s’inspirent de figures cultes du monde de la littérature expérimentale et de la poésie, telles Kathy Acker et Gertrude Stein. Ni tout à fait fictions, ni tout à fait documentaires, ses films vont de l’autobiographie expérimentale au thriller nocturne, et mettent en scènedes amis de l’artiste et ses références en tant que personnages et cocréateurs. Le travail de Beatrice Gibsona récemment été exposé à Ordet (Italie, 2023), à la Fondazione Prada (Italie, 2023), au Camden Arts Centre (Royaume-Uni, 2019), au Mercer Union (Canada, 2019) et au KW Institute for Contemporary Art (Allemagne, 2018). Son dernier film, Deux soeurs (qui ne sont pas des soeurs), a été présenté en première au Festival de Cannes, en 2019.

Projet de résidence

Pendant sa résidence, Beatrice Gibson travaillera sur La nuit, un long métrage situé à Paris. La nuit raconte l’histoire d’une femme qui, après un avortement, erre dans les rues de Paris et fait une série de rencontres silencieuses. Marquée par la naissance de sa fille et son expérience du racisme dans le système de protection sociale français, elle envisage de retourner à Bamako, la ville natale de ses parents. Nous la suivons dans divers lieux et la voyons rencontrer une série de personnages, d’autres êtres qui traversent la ville la nuit.À mi-chemin entre le documentaire et la fiction (effaçant ainsi la délimitation entre les deux genres), les personnages de La nuit ne parlent pas vraiment ; plutôt, ils « émotionnent ». Ils se racontent les uns aux autres des histoires, des choses qu’ils ont vues ou entendues, des expériences qu’ils ont eues. Alors que La nuit avance, le rêve et la réalité se mêlent et nous glissons vers quelque chose de plus hallucinatoire, d’erratique et de transgressif.

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Rajyashri Goody

Inde

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© Sheena Maria Piedade

Rajyashri Goody, Inde

In your voice sings the bird of equality

Biographie

Née en Inde, Rajyashri Goody vit et travaille entre les Pays-Bas et l’Inde. Sa recherche explore la culture culinaire, les conversions religieuses, l’alphabétisme, la littérature, la mobilité et la création d’espace d’expression dans le contexte de violence du système de castes en Inde. Utilisant différents médiums, dont l’écriture, la céramique, la photographie, la vidéo et la sculpture réalisée à partir d’objets trouvés et d’ingrédients de cuisine, elle cherche à décoder et rendre visibles des relations de pouvoir et de résistance à l’oeuvre dans le quotidien des communautés Dalits en Inde. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et expositions internationales dont : Jogja Fotografis Festival (Indonésie, 2023), Breda Photo (Pays-Bas, 2022), Savvy Contemporary (Allemagne, 2022), Goethe Institut (Inde, 2022) et Les Rencontres de Bamako (Mali, 2022).

Projet de résidence

La recherche de Rajyashri Goody s’articule autour de l’imagerie populaire du dirigeant politique B.R. Ambedkar, dont les statues ornent de nombreuses places et institutions publiques, et dont l’image est souvent affichée dans les foyers dalits aux côtés d’une image du Bouddha. À Paris, l’artiste cherchera à établir des parallèles entre cette imagerie et la phrase « Liberté, Égalité, Fraternité » et son rôle dans l’espace public en France et ainsi que ses liens avec le bouddhisme. La philosophie sociale d’Ambedkar était en effet fondée sur l’idée de liberté, d’égalité et de fraternité, à partir non pas de la Révolution française mais du bouddhisme.Ce dernier joua un rôle central dans la conversion de masse de centaines de milliers de Dalit qui, en 1956, se détournèrent de l’hindouisme pour adopter le bouddhisme. Pendant sa résidence, Rajyashri Goody travaillera principalementavec l’écriture, la gravure et la porcelaine, notamment en explorant la porcelaine française et l’histoire de la faïence patriotique à l’époque de la Révolution.

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Mira Mann

Allemagne

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© Elvo Axt

Mira Mann, Allemagne

Plur-imag-e-in-air-e-s (exploring the utopias,visions and exoticisms of socialist modernism)

Biographie

Né·e en Allemagne, Mira Mann vit et travaille à Düsseldorf, Allemagne. Alliant les performances, les images vidéo, la scénographie et les objets, le travail de Mira Mann explore les thèmes de l’hybridité, de la représentation et de la mémoire, des schémas narratifs de l’histoire sous-jacente canonisée et instrumentalisée. Iel invite à explorer la construction et la déconstruction du soi, manipulant les tensions intermédiales entre objet et sujet. Leur pratique cherche à créer des expériences et des rencontres qui irritent et subvertissent le statu quo des conventions établies et des relations de pouvoir entre races, classes et genres, vers une résistance anti-impérialiste et intersectionnelle, qui tend vers l’imagination et le jeu. L’artiste a récemment exposé ses oeuvres au Frac Île-de-France, Réserves & Fondation Fiminco (France, 2023), au N/A (Corée du Sud, 2023), à Serpentine (Royaume-Uni, 2023), à Drei (Allemagne, 2022), au Brücke Museum (Allemagne, 2022) et à la Kunstverein Bielefeld (Allemagne 2022).

Projet de résidence

Le point de départ de cette recherche est un livre de photographies de Chris Marker intitulé Coréennes, qui retrace son voyage en Corée du Nord organisé en 1958 par le Parti communiste français. L’une des femmes photographiées est l’actrice et danseuse Choi Seung Hee, star de la danse moderne et socialiste engagée qui se rendit à Paris en 1938 pour danser dans un spectacle au Théâtre national de Chaillot, où elle fit forte impression sur Cocteau, Bataille et Picasso, parmi d’autres. Au travers de visites, de conversations, d’écrits, de vidéos et de photographies, Mira Mann souhaite explorer les visions esthétiques, performatives et théâtrales des échanges de l’internationale socialiste, les processus d’(auto-)exotisation, ainsi que l’appropriation et la performance du genre à l’intersection de la race, qui étaient largement amplifiés sur les scènes des théâtres, des cabarets, dans les expositions universelles à Paris et les collections muséales. A l’instar de Chris Marker et Choi Seung Hee, iel veut construire une archive d’idéogrammes, de gestes, de danses, de pauses, d’images et de sons sur les identités fragmentées et les nouvelles traductions des visions socialistes, qui réveillent l’invisible, les écarts et les absences persistant dans le désir d’un imaginaire associé à l’Asie.

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Gisela McDaniel

États-Unis

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© Rachel Stern

Gisela McDaniel, États-Unis

The Tasks of CHamoru Reclamation & ReMatriation: Drilling Down to the Marrow of Parisian Primitivism

Biographie

Née aux États-Unis, Gisela McDaniel vit et travaille à New York. Gisela McDaniel est une artiste diasporique indigène CHamoru qui explore les effets des déplacements et de la colonisation à travers le portrait et l’histoire oral. Elle mêle des enregistrements audios, assemblages et peintures à l’huile pour subvertir les relations de pouvoir traditionnelles entre l’artiste et le modèle. En incorporant les voix des modèles qui posent pour elle et en leur donnant le contrôle sur la façon dont elles sont représentées, Gisela McDaniel critique la façon dont certaines traditions de l’histoire de l’art privilégient le point de vue de l’artiste. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Frye Art Museum (États-Unis, 2023), à la Kunsthalle Düsseldorf (Allemagne, 2023), au Museum of Fine Arts Boston (USA, 2023), à la FLAG Art Foundation (États-Unis, 2023) et à l’ICA Boston (États-Unis, 2022).

Projet de résidence

Ce projet de résidence consiste en une exploration méticuleuse de l’histoire universitaire, des archives institutionnelles et de l’impact contemporain du Primitivisme à Paris. Elle comprendra des entretiens approfondis avec des curateurs et des universitaires et se focalisera notamment sur les artistes et créateurs dont les artefacts et histoires ancestrales sont actuellement en cours de restitution. Gisela McDaniel cherchera en effet à établir des liens respectueux avec les curateurs, chercheurs et praticiens Pasifika qui sont impliqués dans la recherche et la supervision de la restitution ou du “reMatriement” d’artefacts CHamoru détenus par des musées européens. De plus, elle établira des liens avec des communautés diasporiques CHamoru pour rencontrer des individus qui souhaitent partager leur expérience contemporaine et leur rejet du Primitivisme et étudiera son impact sur les peuples indigènes des îles du Pacifique.

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Brilant Milazimi

Kosovo

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© Ermir Zhinipotoku

Brilant Milazimi Kosovo

Houseless dogs

Biographie

Né au Kosovo, Brilant Milazimi vit et travaille à Prishtina. Son travail explore la fonction de la mémoire, à la fois personnelle et collective, et son expression dans des dessins, des tableaux et des sculptures qui semblent à la fois étranges et familiers. Ses oeuvres évoquent de façon implicite et poétique des idées autour du traumatisme, de l’espoir, de l’endurance et de la liberté, manifestant l’intérêt de l’artiste pour le monde psychologique souterrain du Kosovo et des Balkans. Le travail de Brilant Milazimi a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à Santa Lucia del Gonfalone (Italie, 2023), à la Manifesta Biennale (Kosovo, 2022), à la Galerie nationale du Kosovo (2021 et 2019), au Ludwig Museum Budapest (Hongrie, 2020), et au Station Contemporary Art (Kosovo, 2019).

Projet de résidence

Le thème central de ce projet de résidence s’articule autour de l’image de chiens errants migrant du Kosovo vers la France, incarnés sous forme d’installations sculpturales dans l’espace public. Les matériaux non conventionnels utilisés pour ces sculptures symboliseront une fusion de diverses cultures. Le projet comprendra également une série de tableaux et de dessins inspirés par l’art paléolithique en France, explorant les survivances d’oeuvres anciennes dans la société contemporaine. Brilant Milazimi cherche à mieux comprendre l’histoire collective et le rôle de l’art pour exprimer des expériences humaines partagées. En explorant l’unification et les origines de l’humanité, le projet transcende les frontières temporelles et spatiales et suscite un dialogue au-delà des différences culturelles. Cette résidence témoignera de la nature hors du temps et universelle des modes de relations et d’expressions humaines.

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Precious Okoyomon

États-Unis / Nigéria

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© Sam Penn

Precious Okoyomon, États-Unis / Nigéria

Sun Of Consciousness

Biographie

Né·e en 1993, Precious Okoyomon, vit et travaille à New York. Leur travail considère le monde naturel, les histoires de migration et de racialisation, ainsi que les purs plaisirs de la vie quotidienne. Dans leur pratique, les matériaux organiques remplissent un double objectif : ils nous rappellent nos histoires violentes mais célèbrent également la capacité de la nature à s’adapter et à s’épanouir face aux crises provoquées par l’homme. Si leur travail nous demande continuellement d’écouter le monde naturel, il contient également des avertissements sur ce qui pourrait arriver si nous n’agissons pas. Ses expositions récentes incluent : Okayama Art Summit (Japon, 2022), Palais de Tokyo (France, 2021), Luma Arles (France, 2021), Serpentine Galleries (Royaume-Uni, 2019), Institute of Contemporary Art London (Royaume-Uni, 2019).

Projet de résidence

Suite à la publication de leur premier recueil de poèmes But Did You Die ? en 2023, Precious Okoyomon envisage d’écrire son deuxième livre, un carnet de voyage engagé dans l’héritage des philosophes français Simone Weil et Edouard Glissant. Les travaux de Weil et Glissant sur la nature de l’être ont servi de toile de fond conceptuelle à leur pratique artistique. Pendant son séjour à Paris, Precious Okoyomon poursuivra ses recherches, voyageant dans le temps à travers les écrits que Glissant et Weil ont laissés derrière eux et, ce faisant, tentant de donner un sens à l’Histoire de France et à ses projets coloniaux.

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Grâce Dorothée Tong

Cameroun

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© Boris Njifack

Grâce Dorothée Tong, Cameroun

Minkañ Liaison des Lointains

Biographie

Née au Cameroun, Grâce Dorothée Tong vit et travaille dans plusieurs régions du Cameroun. A la suite d’explorations introspectives, ses travaux portent sur divers aspects et réflexions autour des liens entre personnes et mouvements par le biais du tissage et métissage entre différentes techniques de création. Grâce Dorothée Tong s’intéresse à la création artisanale au Cameroun et ailleurs, produisant des oeuvres inspirées de savoir-faire manuels qui contribuent au développement d’une approche durable. Ses oeuvres ont été présentées dans de nombreuses institutions dont la Fondation H (Madagascar, 2023), l’Institut Français du Cameroun (2022), la Biennale Off de Dakar (Sénégal, 2022), au Bandjoun Station (Cameroun, 2021) et au Musée Nationale du Cameroun (2019).

Projet de résidence

Dans l’urgence de revisiter nos technologies ancestrales, la liaison des lointains devient une évidente continuité. Ce projet de résidence s’inscrit dans le prolongement de recherches accumulées au cours de plusieurs voyages consacrés à l’étude de différentes techniques de création et d’archives. Débutées dans certaines régions du Cameroun il y a plus de 6 ans, ces recherches et collaborations entre ailleurs représentent des récits alternatifs de lieux et d’échanges qui réitèrent leurs liens au lendemain des fractures culturelles. Par ricochet, ces mois de recherches et créations au coeur de zones rurales françaises sera l’occasion d’étudier les technologies de l’artisanat traditionnel en allant à la rencontre de ses écosystèmes afin d’établir des dialogues fertiles favorisant l’engagement. Le but de ce projet est de connecter et donner naissance à des productions issues de partage de racines qui se croisent et se tissent par des intermédiaires et des activations entre savoirs.

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Gaëlle Choisne

France

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Gaëlle Choisne at Reiffers Opening 2023 © Valentin le Cron

Gaëlle Choisne, France

Permanent State of Living

Biographie

Née en 1985 en France, Gaëlle Choisne vit et travaille à Paris. Issue d’une mère haïtienne et d’un père breton, Gaëlle Choisne mêle traditions orales, mythologie créole et culture populaire dans des œuvres qui renvoient à la fois à l’histoire d’Haïti et à son propre récit. Sa pratique combine une approche documentaire (photographie et vidéo) avec l’utilisation de matériaux bruts, abordant des questions socio-politiques liées à la surexploitation des ressources naturelles et à l’histoire coloniale. De nombreuses expositions personnelles et collectives lui ont été consacrées, notamment à l’Acacia Art Center (France, 2023), au MAC VAL (France, 2022), au MAMVP (France, 2022), à la galerie Air de Paris (France, 2021), à GIBCA Göteborg International Biennial of Contemporary Art (Suède, 2021), à la 5th New Museum Triennial (Etats-Unis, 2021), à The Mistake Room (Etats-Unis, 2019) et à Bétonsalon (France, 2018). Gaëlle Choisne a récemment été nommée pour le Prix Marcel Duchamp 2024.

Projet de résidence

S’appuyant sur les écrits de l’auteur japonais Masaru Emoto et du chercheur français Jacques Benveniste autour de la pensée et la mémoire de l’eau, Gaëlle Choisne les associe à des réflexions poétiques, philosophiques et politiques autour de l'héritage de l'esclavage, la mer, la santé et l'écologie. Elle se réfère notamment aux écrits du poète et essayiste Edouard Glissant évoquant les liens profonds entre la mer et la mémoire collective des populations noires et descendants d’esclaves. En parallèle de recherches iconographiques liées à la mer et à la déportation esclavagiste à la Bibliothèque du Musée du Quai Branly et dans différents fonds d’archives, Gaëlle Choisne souhaite collaborer avec l’architecte Nicolas Vernoux et son frère biologiste Teva Vernoux afin de créer une œuvre sculpturale innovante à partir de sargasse, une algue située sur les plages antillaises et normandes. Ce projet prendra la forme d’une installation immersive composée de matériaux écologiques et recyclés mais fera également l’objet d’une vidéo expérimentale abordant les maladies qui touchent spécifiquement les personnes afro-descendantes.

Deuxième session - à venir

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Le comité de sélection 2024

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Magalí Arriola (Mexique)

Critique d’art et directrice du Museo Tamayo of Contemporary Art

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Magali Arriola est directrice du Musée Tamayo à Mexico City. Entre 2016 et 2019, elle est commissaire en chef pour KADIST en Amérique latine, et commissaire du Pavilion Mexicain pour la 58ème Biennale de Venise (Pablo Vargas Lugo, Acts of God, 2019). Entre 2011 et 2014 elle est commissaire en chef du Musée Jumex, et commissaire en chef du Musée Tamayo entre 2009 et 2011. Arriola a contribué à de nombreux ouvrages et catalogues, mais aussi des publications telles que Art Forum, Curare, Frieze, Mousse, Manifesta Journal, et The Exhibitionist.

Crédit photo : Pedro Luján. Courtesy Revista Capitel.

photo du membre du comité de selection
Diana Campbell Betancourt (États-Unis & Bangladesh)

Directrice artistique de la Samdani Art Foundation et conservatrice en chef du Dhaka Art Summit

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Diana Campbell Betancourt est une conservatrice américaine qui exerce ses activités en Asie du Sud et du Sud-Est depuis 2010, principalement en Inde, au Bangladesh et aux Philippines. Elle œuvre à la mondialisation du milieu artistique et adopte une approche plurielle et à long terme qui tient compte des préoccupations des territoires et des artistes sous-représentés, ainsi que de celles des artistes plus réputés, dans le cadre de nombreux forums.

Elle est depuis 2013 la directrice artistique et fondatrice de la Samdani Art Foundation, située à Dhaka, au Bangladesh, et la conservatrice en chef du Dhaka Art Summit, dont elle a dirigé les éditions 2014, 2016, 2018 et 2020, saluées par la critique. Elle a fait du Dhaka Art Summit l'une des principales structures de recherche et d'exposition consacrées à l'art en Asie du Sud, réunissant des artistes, des architectes, des conservateurs et des écrivains de toute l'Asie du Sud à travers un modèle reposant essentiellement sur des commandes. Parallèlement à ses activités au Bangladesh de 2016 à 2018, Diana Campbell Betancourt a également été la directrice artistique et fondatrice de Bellas Artes Projects aux Philippines, un programme international de résidence et d'exposition à but non lucratif implanté à Manille et à Bataan.


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Emanuele Coccia (France & Italie)

Philosophe et enseignant à l’EHESS

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Emanuele Coccia est enseignant à l’EHESS à Paris. Il est l’auteur de La Vie sensible (2010), La Vie des Plantes (2018), Métamorphoses (2021) et Philosophie de la maison. L'espace domestique et le bonheur (2023). Il a réalisé des vidéos d’animation telles que Quercus (2019, avec Formafantasma), Heaven in Matter (2021, avec Faye Formisano) et Portal of Mysteries (2022, avec Dotdotdot). Il participe à plusieurs expositions en tant que conseiller. Il co-écrit actuellement un ouvrage sur les relations entre la mode et la philosophie avec Alessandro Michele, directeur de la création de la maison Gucci. 

Crédit photo : Frank Perrin.

photo du membre du comité de selection
Isabelle Gaudefroy (France)

Directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l’art contemporain

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Directrice artistique, commissaire et productrice, Isabelle Gaudrefroy est aujourd’hui directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Elle commence sa carrière au théâtre des Amandiers en 1995. De 1999 à 2010, elle dirige les Soirées Nomades de la Fondation Cartier. Elle rejoint en 2011 l’équipe de direction de la Fondation et assure le commissariat d’expositions qui ont fait date comme Junya Ishigami, Freeing Architecture en 2018 et Nous les Arbres en 2019.

Crédit photo : Valentin Le Cron

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Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (Allemagne & Cameroun)

Directeur de la the Haus der Kulturen der Welt (HKW) à Berlin

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Depuis janvier 2023, Bonaventure Soh Bejeng Ndikun dirige la Haus der Kulturen der Welt (Maison des cultures du monde) à Berlin. Précédemment, Il a été directeur artistique des 13e Rencontres de Bamako en 2022, commissaire du pavillon de la Finlande à la 58ème Biennale de Venise en 2019, commissaire invité à la Biennale de Dakar en 2018, et membre de l’équipe curatoriale de la Documenta 14, à Athènes et à Kassel en 2017. Il fonde en 2009 le centre d’art SAVVY Contemporary, espace de création artistique indépendant basé à Berlin.

Crédit photo : Alexander Steffens


photo du membre du comité de selection
Hans Ulrich Obrist (Royaume-Uni & Suisse)

Directeur artistique des Serpentine Galleries

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions.Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C, et il contribue régulièrement à Mousse et Kaleidoscope. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

Crédit photo : Tyler Mitchell.

Les résidents 2023

Deuxième session - à partir de septembre 2023

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Isadora Neves Marques

Portugal

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Ana Brigida

Isadora Neves Marques, France

DNA at the Speed of Light

Biographie

Née au Portugal, Isadora Neves Marques vit et travaille entre Lisbonne et New York. Réalisatrice de cinéma, artiste et écrivaine, elle mêle poésie et théorie dans sa pratique. Dans sa pratique, le storytelling, la science-fiction et le rôle politique de l’intimité et des émotions sont autant de clés pour imaginer d’autres futurs et analyser les oppositions traditionnelles entre écologie, technologie, genre et sexualité. Son travail a récemment été exposé au Pavillon du Portugal à la Biennale de Venise (Italie, 2022), au Palais de Tokyo (Paris, France, 2022), à la Kunsthall Trondheim (Norvège, 2021-2022), et à la Hamburg Kunstverein (Allemagne, 2020).

Projet de résidence

Au cours de sa résidence, Isadora Neves Marques travaillera à l’élaboration d’un long-métrage qu'elle prévoit de tourner à Paris. Intitulé DNA at the Speed of Light, ce film retrace une « tranche de vie » en explorant la relation tourmentée entre deux jeunes femmes à l'heure d’un bouleversement mondial : le premier message d’une civilisation extraterrestre. Subvertissant les genres artistiques et les codes culturels pour interroger les histoires préconçues et les attentes en matière de science, d’écologie et de genre, ce nouveau film combinera le genre du drame romantique et le thème du premier contact propre à la science-fiction. Outre l’écriture du scénario et la préproduction du film, Isadora Neves Marques travaillera sur un nouveau recueil de poésie intitulé I am My Own Sentiment of Weather.

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Regardez le trailer de son travail Becoming Male in the Middle Ages, 2022.

Pour en apprendre plus sur le travail d'Isadora Pedro Neves Marques

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Jill Muleady

Suisse / Uruguay

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Arnaud Uyttenhove

Jill Mulleady, Suisse/Uruguay

Fictions and Frictions

Biographie

Née en Uruguay, Jill Mulleady vit et travaille entre Los Angeles et Paris. L’artiste emploie la peinture, la sculpture et l’installation comme moyens d’explorer les thèmes de la mémoire, de la transformation et du pouvoir de l’Histoire. Son travail fait dialoguer références à la peinture historique et images tirées de la culture populaire et extraites de sa vie personnelle, générant un sentiment étrange de temporalités mêlées. La pratique de Jill Mulleady oscille entre une observation minutieuse de la réalité de tous les jours et la création de mondes imaginaires élaborés. Son travail a récemment été exposé au Consortium (France, 2021), au Hammer Museum & Huntington Garden (États-Unis, 2020), au Whitney Museum (États-Unis, 2020), à la Biennale de Venise, Arsenal & Giardini (Italie, 2019) et au Swiss Institute New York (États-Unis, 2019).

Projet de résidence

Au cours de sa résidence, Jill Mulleady travaillera à l’élaboration d’un scénario pensé comme une expérience visuelle qui constituera une étape cruciale dans la création de son premier film. Elle prendra le temps d’approfondir les aspects géographiques et sociaux de l’intrigue, afin de saisir le plus justement possible les conditions de vie dépeintes dans les différentes scènes. Projet collaboratif et expérimental, le film reposera sur la production d’images et de courtes vidéos basées sur des tests, des essais, des improvisations, des investigations, des conversations et des échanges. Jill Mulleady poursuivra sa pratique de la peinture, qui constitue une source constante de matière tout au long du processus créatif.

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Binta Diaw

Italie / Sénégal

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Szylester Mako

Binta Diaw, Italie / Sénégal

Dém, Dikk

Biographie

Née en Italie, Binta Diaw vit et travaille à Milan. Souvent déployées sous la forme d’installations aux dimensions variées, les recherches plastiques de Binta Diaw s’inscrivent dans une réflexion philosophique sur les phénomènes sociaux qui définissent notre monde contemporain tels que la migration, la notion d’appartenance ou encore la question du genre. Terre, craie, cordes mais aussi cheveux synthétiques ou encore drapeaux roulés sont quelques-unes des matières qui forment le langage plastique de l’artiste. Binta Diaw accorde dans ses œuvres une grande place à l’expérience physique et sensorielle. Ses expositions récentes incluent La Biennale de Liverpool (UK, 2023), 12th Berlin Biennale for Contemporary Art (Allemagne, 2022), Centrale Fies (Italie, 2022), 13e Rencontre de Bamako (Mali, 2021-2022), Young Artists Biennale (San Marino, 2021).

Projet de résidence

Au cours de sa résidence, Binta Diaw poursuivra son travail sur les grands mouvements migratoires clandestins, depuis l’Afrique vers l’Europe. Son projet, développé sous forme de vidéo, proposera un renversement sensible du regard : il s’agira de s’intéresser au point de départ des migrations, plutôt qu’à leur point d’arrivée. S’appuyant sur ces recherches, Binta Diaw réalisera une installation associant cette vidéo à des tapis, terres et fibres végétales originaires du Sénégal. Ce projet sera nourri par des rencontres avec des personnes dites “issues de l’immigration” et des échanges autour de leur rapport à l’identité, aux racines, aux origines et au voyage.

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Retrouvez l'interview de Binta Diaw par Margaux Brugvin

Pour en savoir plus sur le travail de Binta Diaw :

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D Harding

Australie

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Joesph Ruckli and Milani Gallery Brisbane

D Harding, Australie

Research into furthering Indigenous cultural practices connected with Central Queensland, Australia

Biographie

Né·e en Australie, D Harding vit et travaille à Brisbane/Meanjin, Australie. À travers une grande variété de médiums, l’artiste explore les langages visuels et sociaux propres à ses communautés. Sa pratique s’inscrit en cela dans un continuum culturel. Descendant·e des peuples Bidjara, Ghungalu et Garingbal, D Harding exploite les sensibilités spirituelles et philosophiques ancestrales et les fait vivre grâce à l’art contemporain. Son travail a récemment été présenté à la Lisson Gallery (Royaume-Uni, 2023), à la Bergen Kunsthall (Norvège, 2022), au Palais de Tokyo (France, 2022), à la Tate Modern (Royaume-Uni, 2021) et au Monash University Museum of Art (Australie, 2021).

Projet de résidence

À travers sa pratique artistique et ses travaux de recherche, D Harding cherche à mettre en avant et à soutenir les pratiques culturelles des Aborigènes du Queensland Central, en Australie. Au cours de sa résidence, D Harding souhaite nouer des collaborations de travail et de recherche, approfondir sa connaissance des études portant sur Yves Klein, l'art rupestre, et leur héritage culturel. D Harding considère que le partage d’expériences et d’expressions culturelles similaires s’avèrent bénéfiques à l’art local et international, et peut être enrichi à travers des recherches pluridisciplinaires et des points de vue variés.

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Retrouvez l'interview de D Harding à la 23ème Biennale de Sydney

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Emre Huner

Turquie

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Scott Williams

Emre Hüner, Turquie

The Archive of Capillary Ruins: A Speculative Index

Biographie

Né en Turquie, Emre Hüner vit et travaille entre Istanbul et Amsterdam. Il utilise le dessin, la vidéo, la sculpture, l’installation et l’écriture pour fabriquer des récits et créer des structures ou assemblages éclectiques. Il explore les thèmes de l’archéologie, des utopies déçues et de la technologie, ainsi que les notions de progrès et de futur(s) à travers une réinvention de l’architecture, des spéculations sur le langage et la matérialité de formes organiques et artificielles. Son travail a récemment été exposé au Arter (Turquie, 2021,), au Maxxi (Italie, 2016), à la 14e Biennale d’Istanbul (Turquie, 2015), Manifesta 9 (Belgique, 2012) et au New Museum (États-Unis, 2009).

Projet de résidence

The Archive of Capillary Ruins: A Speculative Index est un processus d’écriture de diverses œuvres textuelles, à la fois accumulatif, fragmentaire et basé sur la recherche. Le projet, en tant que dispositif, fera émerger les parties interconnectées d’un récit, diverses formes sculpturales – rendus 3D de prototypes, pièces de céramique, répliques moulées –, ainsi que plusieurs séquences semi-fictionnelles. Adoptant une méthode ouverte de production expérimentale, le projet tend à se définir comme un processus évolutif et non comme un produit fini. L’œuvre évoluera et s’épanouira sous la forme de récits entrelacés et capillaires, de worldbuildings architecturaux et d’épisodes volontairement incomplets. Elle inclura des spéculations sur du matériel d’archives, la manipulation d’informations encyclopédiques, et des excursions dans des lieux réels tels que le jardin d’agronomie tropicale, l’Observatoire de l’Espace du CNES, l’ITER, et les serres expérimentales Abiophen du Cirad.

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Pour en savoir plus sur le travail d'Emre Hüner

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Colette Lumiere

USA

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Heather Stern

Colette Lumiere, USA


Unto The New Unknown

Biographie

Née en Tunisie, Colette Lumiere vit et travaille à New York. Depuis les années 1970, son œuvre aussi vaste que pérenne n’a cessé de renouveler et de défier les domaines du street art, de l’installation, de la performance, du mixed media, de la mise en scène photographique et de la peinture. Repoussant continuellement les limites des attentes sociétales, Colette Lumiere s'est faite connaître pour ses « living personas ». Elle a notamment été exposée à la Company Gallery (New York, États-Unis, 2021), à la Central Gallery (Bydgoszcz, Pologne, 2019), au MoMA PS1 (New York, États-Unis, 2016), à la Rempire Gallery (New York, États-Unis, 1992) et au Westfälischer Kunstverein (Münster, Allemagne, 1981).

Projet de résidence

Le travail de Colette Lumière s’exprime sous forme d’installations qu’elle crée dans les lieux où elle travaille. Ces lieux sont une source d’inspiration cruciale dans son processus de création artistique. Bien que Colette Lumiere ne puisse prédire quelle forme spécifique son projet de résidence prendra, elle sait qu’au cours de sa résidence, ses œuvres évolueront de manière organique et seront influencées par le temps passé à créer dans un nouvel environnement.`

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Pour en savoir plus sur le travail de Colette Lumière

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Benoît Piéron

France

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Nanténé Traoré

Benoit Piéron, France

Waiting Boiler Room

Biographie

Né en France, Benoît Piéron vit et travaille à Paris. Benoît Piéron s'intéresse à la sensualité des plantes, les limites du corps et la temporalité des salles d'attente. Sa pratique s'articule autour de patchworks, d'installations, de jardinage existentiel et de créations de papiers peints. Ayant toujours vécu la maladie comme un partenaire de vie, le milieu hospitalier est son écosystème. Il cherche à produire des expressions alternatives de la maladie, la considérant comme un potentiel. Loin de l'héroïsme romantique des métaphores habituelles de la maladie, Benoît Piéron se place dans une zone grise et joyeuse. Sa pratique s'inspire de l'expérience de l'attente et explore les frontières ambiguës entre la santé et la maladie, la présence et l'absence, l'intérieur et l'extérieur, le corps et les structures architecturales, temporelles et médicales qui le façonnent. Il a récemment exposé à la Biennale de Liverpool (Royaume-Uni, 2023), au Palais de Tokyo (France, 2023), à la Bourse de Commerce - Collection Pinault (France, 2023) et à la Fondation Pernod Ricard (France, 2022).

Projet de résidence

Durant sa résidence, Benoît Piéron développera un projet alliant art et santé. Dans le prolongement de sa recherche sur la sexualité à l'hôpital, initiée à l'Antre Peaux lors de l'exposition "Bandage", et avec le soutien du Prix Carta Bianca, Benoît Piéron échangera avec des personnes im·patients pour les interroger sur leur expérience du plaisir à l'hôpital. Nourrie de théories et de pratiques féministes à travers une pédagogie inversée, sa méthodologie de travail vise à créer des safe spaces pour l'accueil, l'échange et le partage de la parole des personnes invalidées.

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Retrouvez l'interview de Benoit Piéron à Pinault Collection

Pour plus d'informations sur les travaux de Benoit :

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Mikolaj Sobczak

Pologne

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Joeri Bosma

Mikolaj Sobczak, Pologne

One Letter. Many Rumours. Queer Lives of the Interwar Artistic Emigration in Paris.

Biographie

Né en Pologne, Mikołaj Sobczak vit et travaille à Amsterdam. À travers la peinture et la vidéo, souvent dans le cadre de performances collaboratives, il explore des questions politiques actuelles et historiques. Mettant en lumière la vie et le point de vue de personnages marginaux, Mikołaj Sobczak construit des récits et tente de déterminer les causes de problèmes sociaux de notre temps. Son travail a récemment été exposé au Ludwig Forum Aachen (Allemagne, 2023), à la Kunsthalle Muenster (Allemagne, 2022-2023), à la Haus der Kulturen der Welt (Allemagne, 2021), au Mudam (Luxembourg, 2021), au Museum of Modern Art de Varsovie (Pologne, 2020) et au musée Ludwig (Allemagne, 2019).

Projet de résidence

Durant l’entre-deux-guerres, deux hommes décident de s’installer ensemble à Paris. Józef Czapski, peintre polonais en quête des dernières tendances artistiques, bientôt sacré héros national et survivant du meurtre de masse de l’intelligentsia polonaise perpétré par l’URSS à Katyn, s’éprend d’un certain Sergey Nabokov. Dans une lettre à sa mère, le poète russe, à l’origine orthodoxe, confesse s’être fait catholique sous l’influence de cet amour. Une conversion qui fait écho à ces 10 000 paysans ukrainiens que le gouvernement polonais a convertis de force au catholicisme, s’inspirant de la politique coloniale occidentale. Au cours de sa résidence, Mikołaj Sobczak souhaite explorer les rumeurs et commérages liés à cette romance et en faire le point de départ d’un récit et d’une série de peintures.

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Retrouvez l'interview de Mikolaj Sobczak

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Leyla Yenirce

Allemagne

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Leyla Yenirce, Allemagne

Holy Water

Biographie

Née au Kurdistan, Leyla Yenirce vit et travaille à Hambourg. S’appuyant sur une pluralité de médiums, elle s’intéresse à la représentation de la résistance et aux structures de domination culturelles, médiatiques et militaires. Elle met en évidence la frontière ténue qui sépare une idéologie glorifiée d’une émancipation résistante, en reliant des thèmes souvent considérés comme opposés : le féminisme et la guerre, la pop culture et le génocide, le désir sincère et l’ironie détachée. Son travail a récemment été exposé à la Kunsthaus Hamburg (Allemagne, 2022), au Goethe-Institut (France, 2022), au Museum of Contemporary Art Leipzig (Allemagne, 2023), à la Halle für Kunst Lueneburg (Allemagne, 2022) et à la Haus der Kunst (Allemagne, 2023).

Projet de résidence

Au cours de sa résidence, Leyla Yenirce explorera l’eau en tant qu’élément naturel dans le cadre d’une recherche sur le barrage d’Ilisu, fruit de stratégies géopolitiques pour le contrôle des ressources à la frontière kurde entre la Turquie et la Syrie et la division du bassin de l’Euphrate et du Tigre. Elle en étudiera les répercussions politiques et culturelles, notamment en se penchant sur les traces et empreintes laissées par la Seine à Paris. Les recherches menées par Leyla Yenirce prendront des formes variées à travers l’utilisation de différents médiums, tels que la peinture, le son et la vidéo.

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Retrouvez le projet musical Rosaceae de Leyla Yenirce avec lequel elle se produira à l'Elbphilharmonie de Hambourg en mars 2024.

Première session - à partir du printemps 2023

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Bora Baboçi

Albanie

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Bora Baboçi, Albanie

Five Disappeared Kilometers

Biographie:

Bora Baboçi est née en 1988 à Tirana (Albanie), où elle vit et travaille. Fort de sa formation en architecture et en recherche spatiale, elle développe une pratique artistique à la croisée entre le dessin, l’installation et la performance. Elle utilise des décors réels ou fictifs, dont l’échelle peut être domestique ou environnementale, afin de démêler nos perceptions de l’espace physique et la façon dont il altère nos émotions, nos comportements et notre expérience existentielle. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et expositions, notamment Manifesta Biennale (Kosovo, 2022), Mediterranea Biennale (Saint-Marin, 2021), The National Gallery of Albania (2021), Eva International Biennale (Irlande, 2020) et Zentrum fur Kunst und Urbanistik (Allemagne, 2017).

Projet de résidence:

Le projet de Bora Bobaçi se concentre sur les cinq kilomètres de la Bièvre qui ont disparu, enterrés sous Paris depuis le début des années 1900. La littérature de l’époque décrit la rivière selon l’esthétique d’une artificialité cloîtrée, enfermée et désincarnée qui a été comparée par les savants à la réalité virtuelle et aux espaces de l’artifice hypermédiatisés d’aujourd’hui. De nos jours, plusieurs rivières dans le monde ont été ramenées à la surface.  À la résidence, au sein d’un décor mis en scène de manière quasi domestique, les cinq kilomètres disparus de la Bièvre deviendront un espace de contemplation, de critique et d’expression artistique. À partir d’archives, d’une composition spatiale et de dessins, Bora Bobaçi souhaite explorer les changements de discours et la manière dont nous réanimons ces entités naturelles alors qu’elles inspirent une nouvelle compréhension de l’écologie et de la nature.

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Alex Baczyński-Jenkins

Pologne et Royaume-Uni

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Leszek_Zych

Alex Baczyński-Jenkins, Pologne et Royaume-Uni

Absurd Passage

Biographie:

Alex Baczyński-Jenkins est né en 1987 à Londres. Il vit et travaille à Berlin. Alex Baczyński-Jenkins est un artiste et chorégraphe qui s'intéresse aux affects, à l'incarnation et aux relations des personnes queers. À travers le geste, la collectivité, le toucher et la sensualité, sa pratique explore les structures et des politiques du désir. Ses œuvres ont été présentées au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (Espagne, 2022), au Museum of Contemporary Art Kiasma (Finlande, 2022), à Meetings on Art à la 58e Biennale de Venise (Italie, 2019), à la Kunsthalle Basel (Suisse, 2019) et à la Chisenhale Gallery (Royaume-Uni, 2017).

Projet de résidence:

Alex Baczyński-Jenkins poursuivra sa recherche sur les relations enchevêtrées et répétitives du désir et de la perte, tout en se concentrant sur la désorientation, les seuils de reconnaissance, l'étrange et l'absurde. Il profitera de ce temps pour réfléchir à ses méthodologies et à la chorégraphie en tant que moyen de produire des expériences d'émergence et des perceptions changeantes du temps. Au cours de cette résidence, il imaginera des partitions et des écrits de performance, conduira une recherche sur le mouvement et organisera des répétitions avec des interprètes, contribuant ainsi au développement de nouvelles œuvres.

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Iman Issa

Égypte

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Iman Issa, Égypte

I, the Protagonist

Biographie:

Iman Issa est une artiste née en 1979, qui vit et travaille à Berlin. Sa pratique explore la façon dont les systèmes qui gouvernent les règles de la perception et favorisent la création de sens. Son travail a été notamment été présenté au KW Institute of Contemporary Art (Berlin 2021), au Hamburger Bahnhof (Berlin, 2017) au MoMA (New York, 2017) au Solomon R. Guggenheim Museum (New York, 2016) et au MACBA (Barcelone, 2015). Elle a également participé, entre autres, à la Whitney Biennial (New York, 2019), la 12e Biennale de Sharjah (2011), la 8e Biennale de Berlin (2014), et la 7e Biennale de Gwangju (2018). Elle est également lauréate du Prize for Creative Promise (2017), du Louis Comfort Tiffany Foundation Award (2015), du HNF-MACBA Award (2012), et du Abraaj Group Art Prize (2013). Depuis 2020, Iman Issa est professeure à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne.

Projet de résidence:

Le projet I, the Protagonist explore comment une notion définissable du soi et des autres croise l'histoire du portrait et de son interprétation comme une forme historiquement associée à la représentation d’une cohérence visuelle et conceptuelle d’une figure. Ces notions seront étudiées au regard d’une individualité mouvante sur laquelle se fonde le portrait et en examinant les représentations de personnages existants et inventés dans les collections de l’Institut du Monde Arabe à Paris.

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Lina Laraki

Maroc

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Lina Laraki, Maroc

Insolent Visions

Biographie:

Lina Laraki est née en 1991 à Casablanca (Maroc). Elle vit et travaille en France.  

Lina Laraki est une cinéaste et une artiste visuelle diplômée de Central Saint Martins (2014) et du Fresnoy (2022). Sa pratique explore des thèmes qui s’articulent autour de l'ambivalence de la nature et des expériences humaines. Elle cherche notamment à élargir l'expérience du cinéma en explorant différentes représentations sensorielles.  

Ses films ont été présentés à une échelle internationale, notamment Karama à 1:54 Art Fair (Royaume-Uni, 2017), The Last Observer à Sheffield DocFest (Royaume-Uni, 2021) et Halves Through Night à Fantasia IFF (Canada, 2022). Son dernier film, Shinigami, a reçu le prix Renato & Christine Casciani à l’Around Video Art Fair (France, 2022).

Projet de résidence:

Poursuivant une forme de recherche spéculative sur les différents états mentaux liés à la médecine anatomique face à la violence institutionnelle, Lina Laraki souhaite examiner la manière dont la folie a été identifiée et traitée au 19e siècle à l’hôpital de La Salpêtrière, en regard de notre approche contemporaine de l'identification des comportementaux marginaux et des troubles mentaux. Ce projet propose de détourner le système de classification et de définition de la folie à travers de la mise en scène de personnages complexes, de jeux de rôle et de situations inversées où la narration devient stratifiée. Ce nouveau travail sera le prolongement de sa pratique fondée sur une pensée en rhizome autour des déviances humaines (sociales, comportementales ou mentales) et leur marginalisation au sein de notre société.

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Flaka Haliti

Kosovo

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Alexandra Bertels/Europalia

Flaka Haliti, Kosovo

WHOSE BONES ?

Biographie:

Flaka Haliti est née en 1982 à Pristina (Kosovo). Elle vit à Munich et Pristina. Sa pratique artistique explore différents mediums et notamment les installations spatiales in situ. L’Appropriation et l’Abrogation sont des problématiques centrales dans son travail, où une nouvelle esthétique en tant qu’état hybride est développée afin de remettre en question les perspectives humanistes et leur autorité sur la représentation et l’abstraction. Flaka Haliti a représenté le Kosovo à la Biennale de Venise en 2015 et son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au mumok - Museum Moderne Kunst (Autriche, 2014), Museum Ludwig (Allemagne, 2019), Hamburger Bahnhof (Allemagne, 2019), Museum Lenbachhaus (Allemagne, 2021), à la 6e Biennale de Moscou (Russie, 2015), la Busan Biennale (Corée du Sud, 2018), la Baltic Triennial (Lituanie, 2021), et Manifesta 14 (Kosovo, 2022).

Projet de résidence:

Les représentations animales dans la série de sculptures Whose Bones? comprennent des squelettes grandeur nature composés d’os de deux animaux différents – un hybride imaginaire ou une métaphore politique. Ceci fait allusion à une forme d’entre-deux (in-betweenness) comme nouvelle forme de pouvoir, jugée cruciale à notre époque où les qualités qui distinguaient autrefois ce qui semblait opposé ne peuvent plus s’appliquer absolument à l’heure des politiques de la représentation. Flaka Haliti poursuivra cette recherche en collaborant avec le Musée de la Chasse et de la Nature à Paris et explorera les aspects sculpturaux de spécimens de cohabitation, de survie, de chasse, de taxonomie et d’esthétique à des collections d’art classique et contemporain.

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Gabriel Massan

Brésil

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Photo by Hick Duarte

Gabriel Massan, Brésil

Ball Of Terror: The Failure Of Continuity

Biographie:

Gabriel Massan est un artiste digital pluridisciplinaire, né en 1996 à Rio de Janeiro (Brésil) et basé à Berlin. À travers l’animation 3D, la sculpture digitale, les jeux vidéo, les NFT et la réalité virtuelle et augmentée, l’artiste explore les notions d’étrangeté et d’ignorance associés à l’imaginaire du « Tiers Monde ». Gabriel Massan crée des mondes qui simulent l’inégalité au sein de l’expérience noire-indigène en Amérique latine en combinant les techniques du storytelling et du worldbuilding. Il a participé à la Circa 'Class of 2021' (Royaume-Uni), a été artiste invité du Pavillon en ligne de la Biennale de Bangkok (2022), et sélectionné en tant que digital Commission artist à The Photographers' Gallery Open Space X Museum's X Virtual (2022). Il est actuellement digital Commission artist dans le cadre du programme Arts Technologies 2022-23 des Serpentine Galleries (Royaume-Uni).

Projet de résidence:

Ball Of Terror est une série d'œuvres pluridisciplinaires qui invite le public, par un storytelling interactif, à réfléchir sur des cas de brutalité policière et de racisme institutionnel à partir d'expériences de simulation, de worldbuilding et de jeu. Sur cette base, le projet étudiera et examinera les similarités dans les approches et le comportement de la police à Paris et à São Paulo. À partir du cas de Michael Zecler, qui avait été agressé en 2020, Gabriel Massan imaginera une expérience de jeu interactif décrivant les espaces de refuge et de défense créés par des personnes qui s'identifient comme cibles. Au cours de la résidence, il développera un troisième acte pour ce projet.

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Ad Minoliti

Argentine

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Ad Minoliti, Argentine

I ▲ R0C0C.0

Biographie:

Ad Minoliti est né.e en 1980 à Buenos Aires en Argentine où iel vit et travaille. Le travail de Ad Minoliti puise dans l’héritage de l’abstraction géométrique de son pays natal, l’Argentine, où la géométrie était utilisée comme outil pour imaginer des alternatives politiques et sociales utopiques. Iel combine une abstraction personnelle et une figuration ludique, librement inspirée des codes de l’iconographie enfantine. Le travail de Ad Minoliti a été présenté dans de nombreuses institutions dont la Tate, St Ives (Royaume-Unis, 2022), CCC OD Tours (France, 2022) et Baltic Center for Contemporary Art (Royaume-Unis, 2021), Museo de arte moderna de Buenos Aires (Argentine, 2018), et prochainement à Kunstpalais, Erlangen (Allemagne, 2023).

Projet de résidence:

Ad Minoliti cherche à explorer le rôle de l’Art moderne latino-américain en tant que force capable de renouveler la production et la réception de l’art contemporain. Autrefois capitale de l’avant-garde intellectuelle et artistique européenne, dominée par les hommes et leurs fantasmes sexuels, Paris est, pour Ad Minoliti, un terrain idéal pour développer une analyse expérimentale de l’art féministe queer et de son identité latino-américaine à une échelle internationale. En combinant le design et l’imagerie du style Rococo et l’esthétique du mouvement moderniste argentin Arte Madí, Ad Minoliti développera une nouvelle série de pièces à partir de différents médiums et matériaux, composées entre autres de dioramas miniatures, de tableaux, de dessins, de photos, d’objets, d’animations Gif et de collages Photoshop …

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Kirill Savchenkov

Russie

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Masha Demianova

Kirill Savchenkov, Russie

The Solar Snow

Biographie

Kirill Savchenkov est né en 1987 à Moscou. Il vit actuellement en France. Explorant différents médiums (sculpture, installation, performance et son), sa pratique artistique interroge le fonctionnement des systèmes de contrôle, de régulation de l’identité et de l’autocratie dans les milieux de la Social Tech. Sélectionné pour représenter la Russie au pavillon national à la 59e Biennale de Venise en 2022, il s’est retiré du projet en signe de protestation contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment le Transart Festival (Italie, 2022), la 14e Baltic Triennial (Lituanie, 2021) le Garage Museum of Contemporary Art, Russie, 2021, V-A-C Zattere, Italie, 2019, et la 12e Biennale de Gwangju, Corée du Sud, 2018.

Projet de résidence

Le projet The Solar Snow propose une analyse de la dictature manipulatrice et de l’oppression fondée sur la manipulation de l’information et la production de l’incertitude sous de multiples formes. Après le début de la guerre totale russo-ukrainienne qui a fait resurgir et s’entremêler le colonialisme, la rancœur et l’autocratie informationnelle, la mécanique du contrôle s’est retrouvée associée avec la récursivité et la violence d’un État nécro-politique. Kirill Savchenkov s’intéressera aux notions de contrôle et de l’échec de la résistance politique dans ce contexte politique. Le projet de résidence prendra la forme d’un travail trans-média fondé sur l’archéologie des médias sociaux et soniques, les observations personnelles et la collaboration avec des universitaires spécialisés en sciences sociales.

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Karan Shrestha

Inde

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Karan Shrestha, Inde

a flow disrupted

Biographie

Karan Shrestha est né en 1985 à Katmandou. Il vit et travaille à Katmandou (Népal) et Mumbai (Inde). Sa pratique, incluant le dessin, la sculpture, la photographie, l’écriture, et la vidéo, explore les relations complexes et enchevêtrées de l’histoire récente du Népal. Ses projets proposent une synthèse des archives du terrain, des histoires politiques, des mémoires transitoires et d’un monde spéculatif qui suspend la réalité, tout en examinant la rhétorique dangereuse du progrès, constamment présentée comme étant la seule voie d’avenir possible. Le travail de Karan Shrestha a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment le Jameel Arts Centre (Émirats Arabes Unis, 2022), la Kathmandu Triennale 2017 et 2022 (Népal), le Museo Madre (Italie, 2021), la 10e Asia Pacific Triennial, QAGOMA (Australie 2022), et le Dhaka Art Summit (Bangladesh, 2020).

Projet de résidence

Le projet a flow disrupted examine en mots et en images l’état de l’eau au Népal au 21e siècle. Ce travail trouve son origine dans le vocabulaire utilisé dans un manuscrit en langue newari du 17e siècle illustrant des scènes où des enseignements séculaires sont prodigués sur le climat de l’Asie du Sud. Des textes variés – poèmes, articles, extraits, témoignages – ainsi que des tableaux évoquent, entre autres, l’extraction de sable, la diminution des zones marécageuses, le déplacement des groupes marginalisés, la hiérarchie des castes, et le changement des conditions climatiques et des pratiques agricoles. Dans le cadre de projet, Karan Shrestha développera un film d’animation qui présentera de façon plus approfondie les visions et les idées qui décrivent les interconnexions et interrelations entre les différentes formes de vie, en mettant en avant les systèmes de savoir autochtones qui font la part belle aux associations symbiotiques et dynamiques.

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Diamond Stingily

États-Unis

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Farah Al Qasimi

Diamond Stingily, États-Unis

Work

Biographie

Diamond Stingily est née en 1990 à Chicago. Elle vit et travaille à New York. Son travail explore les thèmes de la classe, de la race et du genre et est imprégné de références personnelles à sa famille et à sa propre enfance. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Museum of Modern Art de New York (Etats-Unis, 2022), Kunstmuseum Liechtenstein (Liechtenstein, 2022), Kunstverein Munich, Allemagne, 2019), CCA Wattis Institute for Contemporary Arts (Etats-Unis, 2019 et l’Institute of Contemporary Art Miami (Etats-Unis, 2018).

Projet de résidence

Au cours de sa résidence, Diamond Stingily travaillera autour du manuscrit d’un roman inspiré par la muse d’Antonin Artaud, l’autrice et actrice Colette Thomas, qui a écrit Le testament de la fille morte (1954) sous le pseudonyme de René. Diamond Stingily explorera également le travail d’auteurs américains qui ont vécu et sont morts en France, tels que James Baldwin et Richard Wright, et produira de nouvelles sculptures et vidéos inspirées de ses recherches et de ses poèmes.

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Pakui Hardware

Lituanie

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Arūnas Baltėnas

Pakui Hardware, Lituanie

Technologies of Vulnerability

Biographies

Pakui Hardware a été fondé en 2014 par les artistes lituaniens Ugnius Gelguda et Neringa Černiauskaitė. Le duo vit et travaille entre Vilnius et Berlin. Dans ses installations et ses recherches, Pakui Hardware explore la relation entre la matérialité, la technologie et l’économie et interroge la manière dont la technologie influe sur l’économie actuelle et sur la réalité physique elle-même, y compris le corps humain. Le travail de ce duo a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment le BALTIC Centre for Contemporary Art, Royaume-Uni (2021), le Museum der bildenden Künste Leipzig (Allemagne, 2019), la 16e Biennale d’Istanbul (Turquie, 2019), le musée MAXXI (Itali, 2018), et Kunsthalle Basel (Suisse, 2017). Pakui Hardware représentera la Lituanie à la 60e Biennale de Venise (2024) aux côtés de la peintre moderniste Marija Teresė Rožanskaitė.

Projet de résidence

Technologies of Vulnerability cherche à explorer comment nous pouvons incorporer de la vulnérabilité au sein des structures internes des technologies actuelles et futures, en cours de développement. Dans le but de prévenir des rapports de force asymétriques dans les technologies à venir, la vulnérabilité pourrait-elle être un outil pour construire des liens plus interdépendants avec les êtres technologiques ? Le projet prendra la forme d’une recherche axé autour de cette question à partir de lectures, de rencontres et de discussions avec des philosophes, des anthropologues, des sociologues et des développeurs en nouvelles technologies. Ces recherches seront prolongées par de nouvelles réflexions, des textes et des expérimentations matérielles au travers de sculptures et d’installations.

Le comité de sélection 2023

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Magalí Arriola (Mexique)

Critique d’art et directrice du Museo Tamayo of Contemporary Art

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Magali Arriola est directrice du Musée Tamayo à Mexico City. Entre 2016 et 2019, elle est commissaire en chef pour KADIST en Amérique latine, et commissaire du Pavilion Mexicain pour la 58ème Biennale de Venise (Pablo Vargas Lugo, Acts of God, 2019). Entre 2011 et 2014 elle est commissaire en chef du Musée Jumex, et commissaire en chef du Musée Tamayo entre 2009 et 2011. Arriola a contribué à de nombreux ouvrages et catalogues, mais aussi des publications telles que Art Forum, Curare, Frieze, Mousse, Manifesta Journal, et The Exhibitionist.

Crédit photo : Pedro Luján. Courtesy Revista Capitel.

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Diana Campbell Betancourt (États-Unis & Bangladesh)

Directrice artistique de la Samdani Art Foundation et conservatrice en chef du Dhaka Art Summit

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Diana Campbell Betancourt est une conservatrice américaine qui exerce ses activités en Asie du Sud et du Sud-Est depuis 2010, principalement en Inde, au Bangladesh et aux Philippines. Elle œuvre à la mondialisation du milieu artistique et adopte une approche plurielle et à long terme qui tient compte des préoccupations des territoires et des artistes sous-représentés, ainsi que de celles des artistes plus réputés, dans le cadre de nombreux forums.

Elle est depuis 2013 la directrice artistique et fondatrice de la Samdani Art Foundation, située à Dhaka, au Bangladesh, et la conservatrice en chef du Dhaka Art Summit, dont elle a dirigé les éditions 2014, 2016, 2018 et 2020, saluées par la critique. Elle a fait du Dhaka Art Summit l'une des principales structures de recherche et d'exposition consacrées à l'art en Asie du Sud, réunissant des artistes, des architectes, des conservateurs et des écrivains de toute l'Asie du Sud à travers un modèle reposant essentiellement sur des commandes. Parallèlement à ses activités au Bangladesh de 2016 à 2018, Diana Campbell Betancourt a également été la directrice artistique et fondatrice de Bellas Artes Projects aux Philippines, un programme international de résidence et d'exposition à but non lucratif implanté à Manille et à Bataan.


photo du membre du comité de selection
Emanuele Coccia (Italie)

Philosophe et enseignant à l’EHESS

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Emanuele Coccia est enseignant à l’EHESS à Paris. Il est l’auteur de La Vie sensible (2010), La Vie des Plantes (2018), Métamorphoses (2021) et Philosophie de la maison. L'espace domestique et le bonheur (2023). Il a réalisé des vidéos d’animation telles que Quercus (2019, avec Formafantasma), Heaven in Matter (2021, avec Faye Formisano) et Portal of Mysteries (2022, avec Dotdotdot). Il participe à plusieurs expositions en tant que conseiller. Il co-écrit actuellement un ouvrage sur les relations entre la mode et la philosophie avec Alessandro Michele, directeur de la création de la maison Gucci. 

Crédit photo : Frank Perrin.

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Isabelle Gaudefroy (France)

Directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l’art contemporain

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Directrice artistique, commissaire et productrice, Isabelle Gaudrefroy est aujourd’hui directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Elle commence sa carrière au théâtre des Amandiers en 1995. De 1999 à 2010, elle dirige les Soirées Nomades de la Fondation Cartier. Elle rejoint en 2011 l’équipe de direction de la Fondation et assure le commissariat d’expositions qui ont fait date comme Junya Ishigami, Freeing Architecture en 2018 et Nous les Arbres en 2019.

Crédit photo : Valentin Le Cron

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Simon Njami (Cameroun & Suisse)

Écrivain, commissaire d'exposition, essayiste et critique d'art

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Simon Njami est un commissaire d’exposition, conférencier, critique d’art et romancier indépendant basé à Paris. Il a cofondé la Revue Noire – dont il est le rédacteur en chef –, une revue consacrée à l’art africain contemporain et extra-occidental. Il a été le directeur artistique de la première foire d’art de Johannesburg (2008), de la Biennale de photographie de Bamako (pendant dix ans) et de la Biennale de Dakar, Dak’Art (2016-2018). Il a été le co-commissaire du premier Pavillon africain à la 52e Biennale de Venise (2007). Il a également été commissaire, entre autres, des expositions Afriques Capitales (Paris et Lille, 2017), African Metropolis (Musée MAXXI, Rome, 2018), The Studio (Biennale de Kampala, 2019), Le temps de l’Afrique (Las Palmas, 2020), La Matière vivante (San Giminiano, 2021). 

Njami a été commissaire de nombreuses expositions d’art contemporain et de photographie, dont Africa Remix (2004-2007) et la première foire africaine d’art contemporain (Johannesburg, 2008). En 1998, il a conçu le projet des master class panafricains de photographie avec l’Institut Goethe. Il les a dirigées pendant 12 ans et a constitué la collection d’art contemporain du Mémorial ACTe (Guadeloupe). Il a publié et édité de nombreux ouvrages, dont le dernier est Histoire histoires, l’histoire de la Revue noire (2020).

Crédit photo : Cyrille Choupas.

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Hans Ulrich Obrist (Suisse & Royaume-Uni)

Directeur artistique des Serpentine Galleries

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions.Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C, et il contribue régulièrement à Mousse et Kaleidoscope. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

Crédit photo : Tyler Mitchell.

Les résidents 2022

Première session - à partir du printemps 2022

Programme SOLO

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Brook Andrew

Australie

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Brook Andrew, Australie

Projet : Guulany

L’artiste


Brook Andrew est né en en 1970 à Sydney. Il vit et travaille à Melbourne, Australie, sur la terre des Nations Kulin. Artiste, commissaire d’exposition et chercheur, il s’intéresse à la collision des récits entrelacés qui souvent émergent du chaos du « Wuba (trou) colonial » à partir d’une double perspective en tant que Wiradjuri et Celte : sa filiation matrilinéaire trouve son origine dans le midi kalar (terre des trois rivières), en Australie. Ses œuvres, sa recherche, son travail de leadership et ses projets en tant que commissaire d’exposition questionnent les limitations imposées par les structures de pouvoir, l’amnésie et la complicité historiques pour se concentrer sur et soutenir les manières d’être indigènes au travers du changement systémique et du yindyamarra (le respect, l’honneur, prendre le temps, la responsabilité). Il tire son inspiration d’objets quotidiens, d’archives et des voyages qu’il effectue pour travailler avec des artistes, des communautés locales et divers musées et galeries privés et publics.


Le projet


Pendant sa résidence, Brook Andrew réalisera un travail inspiré des collections du Musée du quai Branly-Jacques Chirac et des sculptures sur tronc d’arbre (dendroglyphes) réalisées de longue date par les aborigènes Wiradjuri d’Australie sur les guulany (les arbres). Il travaillera aussi sur la question de rapatriement et de la restitution d’objets culturels détenus par les musées et sur un texte expérimental pour une pièce de théâtre intitulé GABAN (qui signifie « étrange » en Wiradjuri).

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Evan Ifekoya

Nigéria

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Evan Ifekoya, Nigéria
Projet : A Ripple Reflected, Devotion Divined


L’artiste


Evan Ifekoya est né.e à Iperu, Nigeria, en 1988 et vit et travaille à Londres. Son travail autour du son, du texte, de la vidéo et des performances s’inscrit dans une vocation de praticien.nne spirituel.le. Iel voit l’art comme un lieu où les ressources peuvent être à la fois redistribuées et renégociées, tout en questionnant les règles et les hiérarchies implicites de l’espace public et social.  


Le projet


Evan Ifekoya mène une recherche pour un livre d’artiste qui explore le mysticisme contemporain et le potentiel transformateur du son, du cellulaire au cosmique. Ce livre fait partie d’un travail de recherche plus large qui comprend également des conférences, des performances et des ateliers où l’artiste explore le potentiel sacré et apaisant du son dans une perspective d’élévation de la conscience noire.  
Evan Ifekoya créera un espace pour être avec et faire avec les autres de façon multidimensionnelle, en exploitant dans son studio les éléments de l’eau et du feu pour créer des instruments rituels.

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Agnieszka Kurant

Pologne

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Agnieszka Kurant, Pologne
Projet : Singular Plural


L’artiste


Agnieszka Kurant est née en 1978 à Lodz, en Pologne. Elle vit et travaille à New York. Agnieszka Kurant est une artiste conceptuelle qui explore l’intelligence collective, l’avenir du travail et de la créativité, et l’exploitation dans le capitalisme de la surveillance. Elle est actuellement Artist Fellow (boursière) du programme Transformations of the Human du Berggruen Institute et a été artiste en résidence au MIT CAST de 2017 à 2019.  


Le projet

Agnieszka Kurant produira un court-métrage sur les évolutions culturelles de nos sociétés, les diverses formes de subjectivité et l’avenir du travail et de la créativité. Le film questionnera le rôle des foules en tant que biens dans l’économie du capitalisme tardif, le soi en tant que polyphonie d’agences, ainsi que les intelligences humaine et non humaine, des microbes aux virus en passant par les animaux, les mouvements sociaux et l’intelligence artificielle.
Sa recherche se concentre sur les transformations de l’être humain et l’auto-organisation des communautés pour reconstruire les biens communs. A travers ce projet, Agnieszka Kurant s'intéresse aussi à l’avenir du cinéma et de la production culturelle en général, à partir de formes complexes et collectives.

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Adam Linder

Australie

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Adam Linder, Australie
Projet : Nureyev in Paris


L’artiste
Adam Linder est né à Sydney, Australie, en 1983. Il vit et travaille entre Los Angeles et Berlin. Adam Linder est un danseur et un chorégraphe. Son travail est souvent présenté au théâtre et dans des expositions où son rôle de chorégraphe fait dialoguer autant le texte, les costumes, le son que le film.


Le projet
La résidence d’Adam Linder à Paris sera consacrée à la période au cours de laquelle Rudolf Nureyev a été Directeur du Ballet de l’Opéra national de Paris. Adam Linder fera des recherches dans les archives historiques et conduira des entretiens avec d’anciens responsables de l’Opéra. Avec ce travail de terrain, il cherchera à capter l’esprit qui a caractérisé la période des années 1980 dans la danse, tandis que des chorégraphes plus jeunes cherchaient des formes ludiques et (post-)modernes. Il reviendra sur une époque lumineuse avec en toile de fond la maladie de Nureyev, atteint du SIDA.  
À partir de cette recherche, Adam Linder travaillera sur un nouveau ballet qui reflètera notre époque actuelle tout en s’inspirant des ruptures formelles du passé.

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Salman Nawati

Palestine

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Salman Nawati, Palestine
Projet : Musée imaginaire de Gaza


L’artiste


Salman Nawati est né en 1987 en Palestine. Il vit et travaille dans la Bande de Gaza. Salman Nawati est aussi coordinateur du programme artistique de la Fondation Qattan/Gaza center. Il est également professeur aux Beaux-Arts et à l’Université Al-Aqsa, et directeur artistique de plusieurs festivals d’art à Gaza. Sa pratique artistique comprend le dessin, la sculpture, l’installation, le design, la photographie, la réalisation de films, le théâtre, la musique et la thérapie par l’art. Au sein de son projet artistique, Salman Nawati cherche à s’exprimer en tant qu’être humain.  


Le projet


Alors qu’il n’existe pas d’institution responsable des antiquités etdu patrimoine artistique dans la Bande de Gaza, Salman Nawati collaborera avec l’artiste Mohamed Abusall et l’architecte Sondos El Nakhala à la création d’un musée imaginaire dédié au patrimoine historique et artistique de la Bande de Gaza accessible à tous. Ce musée ne sera pas une structure physique mais un incubateur digital réunissant des objets anciens, des reliques culturelles et des œuvres d’art, dont certains entièrement sous la forme de répliques digitales. Ce projet est développé conjointement avec Mohamed Bourouissa qui produira également une vidéo montrant toutes les étapes de la création

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Christelle Oyiri

France

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Christelle Oyiri, France
Projet : Gentle Battle


L’artiste


Christelle Oyiri est née en 1992 en région parisienne, où elle vit et travaille actuellement. Elle est productrice, DJ (sous le pseudo Crystallmess), écrivaine et artiste française d’origine ivoirienne et guadeloupéenne. Son travail aborde les thèmes de l’aliénation coloniale et des temporalités alternatives. Sa pratique radicalement interdisciplinaire mêle film, musique, performance et sculpture. Confrontée à l’effacement délibéré des récits provenant de positions extérieures au canon dominant, Christelle Oyiri recherche les renseignements qui se trouvent entre les lignes. Les tonalités, les textures et le vernaculaire visuel de la musique, des cultures populaires et jeunes et des arts visuels employés dans et hors de la diaspora africaine deviennent son champ d’étude.


Le projet

Avec son projet Gentle Battle, Christelle Oyiri envisage sa recherche autour de la belligerence, des mécanismes de défense et des réponses traumatiques (trauma responses) à travers sa relation avec l’un de ses pays d’origine : La Côte d’Ivoire.  
C’est par le biais de la danse logobi, une danse des rues d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, dont les mouvements proviennent de l’art du bluff et du mimétisme. Le logobi n’a pas vraiment existé en tant que danse réelle sur le dancefloor, et a surtout trouvé sa pertinence et sa force à travers les battles, les compétitions, les confrontations. A la fin des années 2000, elle devient un phénomène de la jeunesse noire française des banlieues populaires de Paris. Le projet de Christelle Oyiri est un hommage à l’élan de cette danse dans la culture urbaine parisienne. Son projet prendra la forme d’une vidéo mettant en scène des danseurs, comprenant des entretiens avec des membres des communautés franciliennes africaines, des thérapeutes et psychiatres.

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Fátima Rodrigo Gonzales

Pérou

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Fátima Rodrigo Gonzales, Pérou
Projet : Vital infrastructures: rethinking the modern through subaltern technologies


L’artiste

Fátima Rodrigo Gonzales est née en 1987 à Lima, Pérou, où elle vit et travaille. Utilisant différents médiums, elle explore la définition de la modernité par opposition aux histoires réprimées de l’Amérique latine. Son travail explore les régimes de pouvoir naturalisés par la modernité artistique dans un contexte post-colonial qui continuent d’organiser le monde de façon binaire et hiérarchique.

Le projet


Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale qui continue à exacerber les inégalités sociales et environnementales, Fátima Rodrigo consacrera sa résidence aux avancées technologiques indigènes dans le domaine de la construction. Son projet cherchera à déconstruire l’idée selon laquelle les pratiques indigènes sont primitives et étrangères au développement des nouvelles technologies, en créant une pièce en trois dimensions et un jeu de plateforme vidéo. Vital infrastructures questionne la notion universelle de technologies et les conséquences environnementales de l’exclusion des pratiques indigènes dans les processus de développement.

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Emilija Škarnulytė

Lituanie

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Emilija Škarnulytė, Lituanie

Projet : Fluvial Extents


L’artiste


Emilija Škarnulytė est née en 1987 à Vilnius, Lituanie. Artiste visuelle et cinéaste travaillant entre le documentaire et l’imaginaire, Emilija Škarnulytė crée des films et des installations immersives qui explorent le temps profond (deep time) et les structures invisibles, du cosmique et du géologique à l’écologique et au politique. Elle a fondé et codirige Polar Film Lab, un collectif dédié à la pratique du film analogue basé à Tromsø, en Norvège, et est membre du duo d’artistes New Mineral Collective, qui a récemment reçu une commande pour la Première Biennale de Toronto.


Le projet


Emilija Škarnulytė veut traquer le flux de l’eau, le monde sous les vagues, en explorant les zones benthiques riveraines et lacustres à la recherche des derniers effets de l’intervention humaine. Grâce à la photogrammétrie et à la détection LIDAR sous-marine, Fluvial Extents montrera ce qui a déjà été perdu sous les flux de l’eau du fleuve du Rhône, les cicatrices et les tâches qu’y déposent les êtres humains, et imaginera ce qui apparaîtra et disparaîtra dans les flux et reflux des millénaires. Traçant le flux des rivières et des lacs en Europe, Emilija Škarnulytė veut explorer leur hydrologie et leur mythologie et imaginer à travers les profondeurs du temps ce qui est déjà passé et ce qui peut arriver.

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Charwei Tsai

Taiwan

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Charwei Tsai, Taïwan
Projet : Touching the Earth


L’artiste


Charwei Tsai est née à Taïwan en 1980. Elle vit et travaille à Taipei.

Charwei Tsai utilise divers médiums tels que la vidéo et la calligraphie dans une pratique
qui est à la fois performative et politiquement engagée. Son intérêt pour la spiritualité se manifeste par la calligraphie sur divers médiums, souvent vivants, comme les arbres, le tofu, les champignons, les feuilles de lotus… Sa pratique multi-médiums s’inspire de préoccupations à la fois très personnelles et universelles. Des motifs géographiques, sociaux et spirituels informent son travail, qui encourage la participation des spectateurs au-delà des limites d’une contemplation paresseuse. Préoccupée par la relation être humain/nature, Charwei Tsai médite sur les complexités des croyances culturelles, de la spiritualité et de l’éphémère. Elle publie depuis 2005 une revue curatoriale indépendante, Lovely Daze, qui est référencée dans les bibliothèques du Tate Modern, du Centre Pompidou, du MoMA, et du Musée d’Art contemporain de Barcelone.


Le projet


Pour sa résidence, Charwei Tsai développera son projet Touching the Earth en produisant une performance sonore avec le musicien Stephen O’Malley qui recréera un rituel en utilisant des sons et des vibrations de la nature. Cette performance sera accompagnée par la publication d’un nouveau numéro de son magazine Lovely Daze sur les thèmes de l’art, de l’écologie, de la technologie et de la science. Son projet explorera des questions fondamentales à la croisée de la science, de la technologie et de la spiritualité telles que : Comment la science et la technologie nous aident-elles à ralentir ? Comment la science et la technologie nous aident-elles à toucher terre ? Comment la science et la technologie nous aident-elles à déconstruire notre propension à nous identifier comme des entités permanentes et indépendantes ?

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Martha Wilson

USA

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Martha Wilson, États-Unis
Projet : Generations of Feminism in France


L’artiste

Martha Wilson est née en 1947 à Philadelphie, aux États-Unis. Elle vit et travaille à New York. Féministe et pionnière à la fois en tant qu’artiste et directrice d’un espace pour l’art, elle crée depuis quarante ans une œuvre photographique et vidéo innovatrice qui explore la subjectivité féminine. Le critique d’art du New York Times Holland Cotter l’a décrite comme faisant partie de « la demi-douzaine de personnes qui ont le plus compté pour l’art à Manhattan dans les années 70 ». En 1976, elle fonde Franklin Furnace, un espace géré par des artistes qui recherche, promeut et préserve des livres d’artistes, des installations temporaires, des performances et des œuvres en ligne. Martha Wilson est représentée par la galerie P.P.O.W à New York.


Le projet


Pendant sa résidence, Martha Wilson poursuivra sa pratique et la création d’œuvres liées à un contexte féministe, social et politique. Dans le cadre de son projet, elle enregistrera les histoires orales de personnalités féministes françaises de toutes les générations. Ce projet est une continuation d’un travail initié en 1981 sur différentes communautés féministes, en collaboration avec Suzanne Lacy et Susan Hiller. Ce projet expérimental a pour but d’examiner six générations de féministes en France et de comparer leur travail et leurs positionnements féministe, social et politique.

Programme DUO

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Raphaël Grisey et Bouba Touré

France et Mali

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Raphaël Grisey & Bouba Touré, France et Mali
Projet : Digitalisation des archives photographiques de Bouba Touré

Les artistes

Raphaël Grisey est né en 1979 en France. Il vit et travaille entre Berlin et Trondheim en Norvège. Bouba Touré est né au Mali en 1948 et décédé en France en janvier 2022. Les œuvres vidéo, éditoriales et photographiques de Raphaël Grisey rassemblent ou produisent des récits sur la politique du souvenir, la migration ou l’architecture. Bouba Touré était un chercheur photographique. Il a fait ses études à l’Université de Vincennes et a été projectionniste aux cinémas 14 Juillet et L’Entrepôt à Paris. Photographe depuis les années 70, il a documenté la vie et les combats des travailleurs migrants et des paysans en France et Mali. Touré était l’un des co-fondateurs de la coopérative Somandiki Coura, en 1977. Il a publié en 2015 le livre Notre case est à Saint Denis. Depuis les années 1980, Touré a exposé ses œuvres et animé des rencontres dans divers associations, foyers et, plus récemment, au sein d’institutions artistiques. Depuis 2006, Touré et Grisey travaillaient ensemble à des projets collaboratifs actuellement intitulés Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (« semer Somankidi Coura, une archive génératrice »). Cette collaboration a donné lieu à des ateliers, des films et des productions théâtrales, notamment avec la compagnie Kaddu Yaraax en 2017 et 2019, ainsi qu’à des publications et des écrits, notamment Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (2017, Archives Book).

Le projet


Ce projet de résidence revient sur la collaboration de longue date du duo d’artistes et chercheurs Raphaël Grisey et Bouba Touré et consiste à numériser et activer les archives photographiques de Bouba Touré. Raphaël Grisey va ainsi indexer ces archives, qui seront ensuite complétées par des partenaires invités à interpréter et affiner cette indexation et à proposer des angles de recherche et de nouvelles contributions. La production finale consistera à produire une œuvre sonore à partir d’interviews, sous des formats inattendus, qui accompagnera les photographies de Bouba Touré.

Deuxième session - à partir de septembre 2022

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Nikhil Chopra

Inde

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Projet : Recomposing the Panorama

Biographie :  

Nikhil Chopra est né à Calcutta, Inde, en 1974. Il est basé à Goa, Inde, où il co-dirige HH Art Spaces. Sa pratique artistique entremêle la performance, le dessin, la photographie, la sculpture et les installations. Ses performances, en grande partie improvisées, explorent l’identité et sa construction, l’autobiographie et le travail d’auteur, la pose et l’auto-portrait. Son travail est une réflexion sur le processus de transformation et le rôle que joue la durée de la performance. Le travail de Nikhil a été présenté à la 53 Biennale de Venise (Italie, 2009), à Performa (États-Unis, 2009), à la Biennale de Sharjah (Émirats Arabes Unis, 2015), à documenta 14 (Allemagne, 2017), et au Metropolitan Museum of Art (États-Unis, 2019). Nikhil Chopra est représenté par Galleria Continua (San Gimignano, Beijing, Les Moulins, La Havane, Rome, Sao Paulo, Paris).  

Projet de résidence :  

Recomposing the Panorama est une aventure artistique immersive de six mois au cœur de Paris, à quelques pas du Sacré Cœur, qui se déroulera en deux temps.

Partie 1 : To gather (septembre-janvier)  

Flâneries, observations prolongées, conversations, performances, dessins, séances de cuisine et de dégustation, dialogues et rencontres deviendront une façon de découvrir, de recueillir, de garder trace et de se souvenir. L’atelier d’Art Explora deviendra un chez-soi, un atelier, une cuisine, un salon, une table à manger, une bibliothèque, une galerie, un théâtre et un lieu de silence. Il servira de réceptacle pour abriter des expériences et des souvenirs.

Partie 2 : Together (février)  

La maturation et la préservation des idées et des corps se concrétiseront sous la forme d’un événement, d’un rassemblement, d’un happening, d’une fête, d’une exposition, d’une célébration et d’une performance. Nikhil Chopra tentera de tisser un nouveau récit autour du temps passé avec la ville et ses habitants sous la forme d’un panorama réimaginé.  

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Ayesha Hameed

Royaume-Uni

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Projet: Radio Brown Atlantis

Biographie

Ayesha Hameed (Londres, Royaume-Uni) explore l’héritage de la servitude et de l’esclavage par le biais des figures des océans Atlantique et Indien. Son approche afro-futuriste combine la performance, les textes sonores, les vidéos et les conférences. Hameed examine le pouvoir mnémonique de ces médiums, leur capacité à transformer le corps en un corps qui se souvient. Les motifs de l’eau, des frontières et des déplacements, récurrents dans son travail, offrent une réflexion sur les histoires et les matérialités des migrations et, de façon plus générale, sur les relations entre les êtres humains et ce qu’ils imaginent être la nature.  

Parmi ses expositions récentes figurent celles, individuelles, au Kunstinstituut Melly, Pays-Bas (2022), et Bonniers Konsthall, Suède (2022), et des expositions de groupe à Zeitz MOCCA, Afrique du Sud (2022), Liverpool Biennale, Royaume-Uni (2021), Momenta Biennale, Canada (2021), et Gothenburg Biennale, Suède (2019, 2021). Hameed est co-rédactrice en chef de Futures and Fictions (Repeater 2017) et co-autrice de Visual Cultures as Time Travel (Sternberg/MIT 2021). Elle est actuellement maître de conférences en Cultures visuelles à la Goldsmiths University de Londres et chercheuse associée à la Kone Foundation.

Projet de résidence

Pendant sa résidence, Ayesha Hameed développera un nouvel épisode de son émission de radio Brown Atlantis (diffusée sur Movement Radio à Athènes et Radio Alhara à Bethléem) où elle examinera la présence française dans le monde de l’océan Indien et les traces de ce monde en France. Elle suivra ce que l’on pourrait appeler les après-vies de la servitude et de l’esclavage qui se manifestent dans la métropole coloniale, à la fois dans son histoire et dans son présent. Elle développera également un livre expérimental fondé sur Radio Brown Atlantis, commandé par Bonniers Konstall en collaboration avec les invités d’épisodes antérieurs. Le livre explorera des questions telles que : comment les vents, les courants, la flore, la faune, le temps et les étoiles laissent-ils leur empreinte ? Comment son langage reflète-t-il les intonations, les créoles et les ratés de communication en mer ? Et comment pourrions-nous concevoir une Brown Atlantis (une « Atlantis Brune ») au fond de l’océan Indien sans les œillères de la navigation et des instruments de mesure humains ?

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Mizanur Rahman Chowdhury

Bangladesh

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Projet : Poetry of Universal Materials

Biographie :  

Mizanur Rahman Chowdhury est né en 1981 à Noakhali, Bangladesh. Il est basé entre Dhaka, Bangladesh, et les États-Unis. Sa pratique est pluridisciplinaire et joue sur différents langages tels que l’installation, l’assemblage, le mouvement, la vidéo, le collage, la sculpture, des extraits de film trouvés et le cinéma expérimental pour créer des univers artistiques multiformes. Son travail a été présenté par de nombreuses institutions dont le Dhaka Art Summit (Bangladesh, 2018 et 2020), Serendipity Arts Festival (Inde, 2019 et 2020), Rote Fabrik (Suisse, 2021), et Taoyuan Arts Center (Taiwan, 2021). En 2018, il a été lauréat du Samdani Art Award au Dhaka Art Summit.  

Projet de résidence :  

La pratique de Mizanur Rahman Chowdhury s'articule autour de matériaux recyclés, usagés et de tous les jours pour explorer l’énergie, la durabilité et l’environnement. Alors que la France adopte une législation visant à réduire les déchets et réutiliser l’énergie afin de passer d’une économie linéaire à une économie circulaire, elle persiste à jeter d’énormes quantités de produits superflus en raison du phénomène de surproduction. En étudiant ces politiques et ces perspectives contradictoires, son projet examinera comment la création artistique peut être une intervention qui favorise la durabilité afin de protéger l’environnement. La recherche de Mizanur Rahman Chowdhury examinera aussi certaines procédures de recyclage tels que les systèmes qui combinent incinération et récupération d’énergie. Le projet sera développé au travers de collaborations avec différents groupes, communautés et industries de gestion des déchets.

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Alia Farid

Koweït et Porto Rico

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Projet : Migrations of Form

Biographie :  

Alia Farid est née au Koweït en 1985. Elle vit et travaille entre Porto Rico et le Koweït. À travers une pratique mêlant principalement le film et la sculpture, son travail rend visible des récits souvent délibérément occultés. Son travail a été présenté lors d’expositions collectives notamment au MoMA PS1 (2019) et à la Whitney Biennial (2022), et lors d’expositions individuelles à la Kunsthalle Basel (Suisse, 2022), au Contemporary Art Museum de Saint-Louis (États-Unis, 2022) et au Kunstinstituut Melly (Pays-Bas, 2022). En 2023 ,The Power Plant Contemporary Art Gallery (Canada) et la Chisenhale Gallery (Royaume-Uni) présenteront des expositions individuelles de l’artiste. Alia Farid est représentée par la Galerie Imane Farès (Paris).  

Projet de résidence :  

Pendant sa résidence, Alia Farid continuera son travail Migrations of Form. Ce projet de recherche est une étude sur une série de migrations qui examine des types d’immeubles transplantés, dont des entreprises, des centres communautaires, des restaurants et des quartiers résidentiels. Ce projet retrace l’expulsion de groupes de population arabe, africaine et sud-asiatique vers l’Amérique Latine et les Caraïbes. Le travail d’Alia Farid met en relation les sites, créant ainsi un trans-régionalisme qui va au-delà des frontières terrestres nationales.  

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Clara Jo

États-Unis et Allemagne

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Projet : Epidemiological routes and ruptures  

Biographie :  

Clara Jo est née aux Etats-Unis en 1986. Elle vit et travaille à Berlin. L'artiste crée des images animées et des installations sculpturales qui retracent des discours historiques et ontologiques sensibles en mêlant les sens, les perceptions et les relations socio-politiques construites qui font partie de l’expérience humaine. Son travail a été présenté lors d’expositions au Hamburger Bahnhof - Museum für Gegenwart Berlin (Allemagne, 2017) et au Edith-Russ-Haus für Medienkunst (Allemagne, 2022). Elle a participé en tant qu’artiste intervenante à Oceanic Imaginaries au Stedelijk Museum Amsterdam (Pays-Bas, 2022) et elle est boursière du programme Smithsonian Artist Research Fellowship (États-Unis, 2019). Elle sera notamment prochainement exposée à l’ARKO Art Center (Corée, 2022).  

Projet de résidence :  

Pendant sa résidence, Clara Jo explorera les intersections, les enchevêtrements et les ruptures politiques le long des routes épidémiologiques de l’Océan Afro-Asiatique, qui traditionnellement ont été racontées en termes biaisés dans le but de renforcer l’imaginaire nautique impérial. Elle tracera les flux maritimes non seulement humains mais aussi les rencontres avec l’au-delà de l’humain au sein des courants pré-impériaux. Son projet examinera aussi comment ces discours ont été représentés au travers des époques le long de lignes historiques de contagion, ce qui alimente les imaginaires collectifs et les fictions nés de la peur de la contamination par le monde « non-humain ».

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Manuel Mathieu

Haïti

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Projet : Recueil2

Biographie :  

Manuel Mathieu est né en 1986 à Port-au-Prince, Haïti, et vit et travaille à Montréal, Canada. Artiste pluridisciplinaire qui pratique aussi bien la peinture, la céramique que les installations, il explore les thèmes de la violence historique, de l’effacement et des approches culturelles de la corporalité, de la nature et de l’héritage spirituel, empruntant de nombreuses influences et traditions historiques. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment ICA London, Royaume-Uni (2015), Longlati Foundation, Chine (à venir en 2022), The Montreal Museum of Fine Arts, Canada (2020), Perez Art Museum, États-Unis (2019), et The Power Plant, Canada (2020). Manuel Mathieu est représenté par la galerie Pilar Corrias (Londres) et HdM Gallery (Chine).

Projet résidence :  

Le projet de résidence de Manuel Mathieu consistera à élaborer Recueil2, son deuxième recueil de dessins, à paraître en 2023. Le dessin est une part importante de sa pratique qui, même s’il ne constitue pas le fondement de son travail de peinture, « lui a appris à regarder ses tableaux ». C’est pour cela que Manuel Mathieu s’est engagé à produire un recueil de dessins tous les cinq ans tout au long de sa vie, qui résumera ses explorations artistiques par le medium du dessin dans chacune de ces périodes. Recueil2 aura le même format que le premier. Il s’ouvrira sur un poème, suivi d’une sélection de dessins et d’un entretien avec un.e penseur.se. Les individus invités à collaborer seront choisis dans différents continents dans l’idée que cet échange de vues créera un dialogue unique qui sera une prolongation de l’ensemble des dessins.

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Ser Serpas

États-Unis

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Projet : Creative License in Nonfiction

Biographie :  

Ser Serpas est née en 1995 à Los Angeles, États-Unis. Elle est basée entre Tbilissi, Géorgie, et Paris, France. Sa pratique artistique associe la sculpture, la poésie, la peinture et le son pour créer des compositions transversales qui résistent à la simple catégorisation face à la fossilisation. Le travail de Ser Serpas a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment LUMA Westbau (Suisse, 2018); Swiss Institute (États-Unis, 2018); les résidences curatoriales du Goethe-Institut Ludlow 38 (États-Unis, 2019); Pinault Collection, Punta Della Dogana (Italie, 2020); biennale Made in LA au Hammer Museum and the Huntington (États-Unis, 2020); et Pinault Collection, Bourse de Commerce (France, 2021). Ser Serpas est représentée par la galerie Balice Hertling (Paris).

Projet résidence :  

Ser Serpas terminera le scénario d’un film d’horreur qui se déroule à l’Université de Columbia en 2013, où un groupe d’amis est la cible d’une force maléfique sur le campus et dans leur entourage. Cette histoire librement inspirée de Rosemary's Baby a influé sur les conditions matérielles de la vie politique du campus en 2013, notamment la naissance du mouvement Black Lives Matter et les manifestations Ruban Rouge contre les agressions sexuelles.

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Luki von der Gracht

Allemagne

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Projet : Les Étoiles de l’Hystérie

Biographie :  

Luki von der Gracht est née à Aix-la-Chapelle, Allemagne. Elle vit et travaille à Berlin et à Düsseldorf, Allemagne. Sa pratique pluridisciplinaire est consacrée à l’exploration de l’émotion, de l’appartenance sociale, de l’identité et du genre dans le but de rendre les groupes marginalisés plus visibles. Son travail a été présenté au Museum Abteiberg (Allemagne, 2016), à l’Institute of Contemporary Arts (Royaume-Uni, 2019), au Schinkel Pavilion (Allemagne, 2019), au Grüner Salon, Volksbühne (Allemagne, 2021), et à Kunsthalle Düsseldorf (Allemagne, 2021).  

Projet de résidence :  

Luki von der Gracht mènera une recherche sur la politique et la poétique du corps et examinera la relation des sociétés avec la misogynie et la médecine, la théâtralité et la religion. Son projet d’opéra punk-rock utopique Les Étoiles de l’Hystérie se déroulera à l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris entre 1875 et 2023. Il est raconté du point de vue d’une patiente qui cherche à prendre le pouvoir au sein d’un hôpital. La science, de même que l’art et le théâtre, cherche à comprendre le sens de la vie humaine. Comment sont-ils connectés ?

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Güneş Terkol

Turquie

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Projet : Sewing Stories

Biographie :  

Güneş Terkol est née en 1981 à Ankara, Turquie. Elle vit et travaille à Istanbul, Turquie. L’artiste s’inspire de son environnement immédiat et collecte des matériaux et des histoires qu’elle incorpore à ses pièces cousues, ses vidéos, ses sketches et ses compositions musicales. Elle est aussi membre du collectif d’artistes HaZaVuZu et du groupe (musical) GuGuOu. Son travail a été présenté à la 10Gwangju Biennale (Corée, 2013), à la 32 Sao Paulo Bienal (Brésil, 2016), à ArtNight London (Royaume-Uni, 2017), à la 16 Istanbul Biennial (Turquie, 2019), et au Centre for Contemporary Art Luigi Pecci (Italie, 2020).  

Projet de résidence :  

Güneş Terkol a organisé des ateliers en Turquie, en Chine, en Allemagne, en Italie, en Autriche et au Royaume-Uni, dans lesquels des femmes d’origines diverses se réunissent pour créer collectivement des œuvres d’art. L'idée de ces ateliers lui est apparue alors qu'elle était membre d'un collectif artistique féministe. L’aspect collaboratif de la création artistique est essentiel à la pratique de l’artiste, car il rassemble des femmes, leur donne un espace où elles peuvent parler de leur expérience de femme, et permet de faire entendre leur voix. Güneş Terkol a l’intention de mettre en place un nouvel atelier de ce type à Paris pendant sa résidence.

Le comité de sélection 2022

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
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Vinciane Despret

Philosophe des sciences, professeure à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

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Philosophe et psychologue, Vinciane Despret enseigne au département de philosophie de l’université de Liège. Passionnée par l’éthologie, elle en a fait son objet de recherches. Elle relatera son premier terrain avec les oiseaux en 1996 dans Naissance d’une théorie éthologique : la danse du cratérope écaillé. Suivront d’autres publications, et notamment Bêtes et Hommes (suite à l’exposition éponyme dont elle a assuré le commissariat scientifique à la Grande Halle de la Villette en 2007-2008) ;  Etre bête, co-écrit avec Jocelyne Porcher, Les faiseuses d’histoires avec Isabelle Stengers;  Penser comme un rat;  Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? Son dernier livre, Habiter en oiseau, étudie la question des territoires. Le fil rouge qui conduit ses enquêtes est la question des bons dispositifs de recherches : comment arrive-t-on (ou non) à rendre les êtres intéressants ?

Crédit photo : Sylvère Petit


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Diana Campbell Betancourt (États-Unis & Bangladesh)

Directrice artistique de la Samdani Art Foundation et conservatrice en chef du Dhaka Art Summit

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Diana Campbell Betancourt est une conservatrice américaine qui exerce ses activités en Asie du Sud et du Sud-Est depuis 2010, principalement en Inde, au Bangladesh et aux Philippines. Elle œuvre à la mondialisation du milieu artistique et adopte une approche plurielle et à long terme qui tient compte des préoccupations des territoires et des artistes sous-représentés, ainsi que de celles des artistes plus réputés, dans le cadre de nombreux forums.

Elle est depuis 2013 la directrice artistique et fondatrice de la Samdani Art Foundation, située à Dhaka, au Bangladesh, et la conservatrice en chef du Dhaka Art Summit, dont elle a dirigé les éditions 2014, 2016, 2018 et 2020, saluées par la critique. Elle a fait du Dhaka Art Summit l'une des principales structures de recherche et d'exposition consacrées à l'art en Asie du Sud, réunissant des artistes, des architectes, des conservateurs et des écrivains de toute l'Asie du Sud à travers un modèle reposant essentiellement sur des commandes. Parallèlement à ses activités au Bangladesh de 2016 à 2018, Diana Campbell Betancourt a également été la directrice artistique et fondatrice de Bellas Artes Projects aux Philippines, un programme international de résidence et d'exposition à but non lucratif implanté à Manille et à Bataan.


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Christine Macel

Conservatrice générale du patrimoine, Cheffe du Service Création contemporaine et prospective au Mnam Centre Pompidou, France

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Historienne de l'art et commissaire d'exposition, Christine Macel est conservatrice cheffe du service Création contemporaine et prospective au Centre Pompidou depuis 2000, où elle a réalisé de nombreuses expositions. Elle a été directrice de la Biennale d'art de Venise 2017 'Viva Arte Viva'. Son essai "Le Temps Pris" a été publié en 2020 aux Editions Champs d'art Flammarion. Co-commissaire de "Global(e) Resistance" au Centre Pompidou en 2020 elle prépare l'exposition "Elles font l'abstraction/Women in abstraction" au centre Pompidou (mai 2021) et au Guggenheim de Bilbao (Octobre 2020).


Crédit photo : Photo by courtesy of Jean-Claude Planchet


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Simon Njami (Cameroun & Suisse)

Écrivain, commissaire d'exposition, essayiste et critique d'art

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Simon Njami est un commissaire d’exposition, conférencier, critique d’art et romancier indépendant basé à Paris. Il a cofondé la Revue Noire – dont il est le rédacteur en chef –, une revue consacrée à l’art africain contemporain et extra-occidental. Il a été le directeur artistique de la première foire d’art de Johannesburg (2008), de la Biennale de photographie de Bamako (pendant dix ans) et de la Biennale de Dakar, Dak’Art (2016-2018). Il a été le co-commissaire du premier Pavillon africain à la 52e Biennale de Venise (2007). Il a également été commissaire, entre autres, des expositions Afriques Capitales (Paris et Lille, 2017), African Metropolis (Musée MAXXI, Rome, 2018), The Studio (Biennale de Kampala, 2019), Le temps de l’Afrique (Las Palmas, 2020), La Matière vivante (San Giminiano, 2021). 

Njami a été commissaire de nombreuses expositions d’art contemporain et de photographie, dont Africa Remix (2004-2007) et la première foire africaine d’art contemporain (Johannesburg, 2008). En 1998, il a conçu le projet des master class panafricains de photographie avec l’Institut Goethe. Il les a dirigées pendant 12 ans et a constitué la collection d’art contemporain du Mémorial ACTe (Guadeloupe). Il a publié et édité de nombreux ouvrages, dont le dernier est Histoire histoires, l’histoire de la Revue noire (2020).

Crédit photo : Cyrille Choupas.


photo du membre du comité de selection
Philippe Vergne

Directeur du musée d’art contemporain de Serralves (Portugal)

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Philippe Vergne dirige le musée d’art contemporain de Serralves, à Porto, depuis avril 2019. De 2014 à 2018, il a été directeur du musée d’art contemporain (MOCA) de Los Angeles. Auparavant, il a supervisé pendant cinq ans la fondation DIA à New York, après avoir été directeur adjoint et conservateur en chef du Walker Art Center de Minneapolis. De 1994 à 1997, Philippe Vergne a assuré la direction du musée d’art contemporain de Marseille (MAC).


photo du membre du comité de selection
Hans Ulrich Obrist (Suisse & Royaume-Uni)

Directeur artistique des Serpentine Galleries

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions.Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C, et il contribue régulièrement à Mousse et Kaleidoscope. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

Crédit photo : Tyler Mitchell.

Les résidents 2021

Première session - à partir du printemps 2021

Programme SOLO

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud, 1981

Dineo Seshee Bopape est née un dimanche de 1981. Le Boeing 767 effectue son premier vol et Umkonto We Sizwe mène de nombreuses attaques de sabotage contre le régime de l’apartheid. Un tremblement de terre fait une cinquantaine de morts en Chine ; des ONG internationales se réunissent à Genève pour une conférence sur les populations indigènes et leurs terres. Le terme « Internet » fait son apparition pour la première fois ; Hosni Moubarak est élu président de l’Égypte ; un coup d’État a lieu au Ghana ; Diana épouse le prince Charles en Grande-Bretagne ; Bob Marley disparaît ; l’Angola sombre dans l’apartheid ; le SIDA est identifié/créé/nommé ; Salman Rushdie publie son livre « Les Enfants de minuit » ; l’épave du Titanic est retrouvée ; Mohamed Ali prend sa retraite ; les ordres de bannissement de Winnie Mandela sont renouvelés pour 5 ans ; le premier bébé-éprouvette naît ; Thomas Sanakara se rend à vélo à la première réunion de son cabinet ; le Machu Picchu est classé au patrimoine mondial ; sa grand-mère paternelle meurt de démence ; cette année-là, des millions de personnes ont versé des larmes (pour diverses causes), ont prononcé des mots dans de nombreuses langues et des milliards de personnes ont rêvé… Certaines choses ont continué, certaines ont évolué et d’autres ont pris fin (?). La population mondiale s’élevait alors à environ 4,529 milliards d’êtres humains… aujourd’hui, Bopape fait partie de 7 milliards d’êtres humains et mérite de nombreux qualificatifs ». Elle est lauréate du Future Generation Art Prize 2017 ainsi que du Sharjah Biennial Prize 2017. Elle est représentée par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth) et Bendana Pinel (Paris).

Le projet : Vibe: Sa lerole ke kosha

Je veux faire des recherches liées à la terre, un de mes éléments préférés. Depuis plusieurs années, j’explore cet élément (la terre) sous différents angles et à travers différentes perspectives qui sont intimement liées au socio-politique : les histoires de la possession et de la dépossession des terres, les histoires socio-économico-politiques de l’exploitation minière de divers types (minéraux, métaux, nutriments…) et ses implications sur notre corps collectif et sur le corps de la terre. Je vais étudier les éléments de base, les minéraux, les composés et rechercher leurs énergies, leurs résonances, et les traduire en chansons. La recherche prendra la forme d’une chanson : faire une chanson de la terre, faire des chansons pour la terre et l’enregistrer dans différents endroits.

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban, 1966

Né en 1966, Akram Zaatari a produit plus de 50 films et vidéos. Tous ont en commun le souci de raconter des histoires et explorent une série de thèmes, de sujets et de techniques touchant à la recherche historique, à la résistance politique, à la vie des anciens militants, à l’héritage d’une gauche épuisée, à la diffusion d’images en temps de guerre et au jeu de tensions inhérent aux lettres qui ont été perdues, trouvées, enterrées, découvertes, ou qui sont arrivées en retard. Zaatari a contribué de manière déterminante au développement formel, intellectuel et institutionnel de la scène artistique contemporaine beyrouthine. En tant que co-fondateur de l’Arab Image Foundation (1997), il a contribué très largement et sans compromis à élargir la réflexion sur la préservation et les pratiques d’archivage. Artiste parmi les plus importants de la scène libanaise, ayant représenté le Liban à la Biennale de Venise en 2013, Akram Zaatari est représenté par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth), Thomas Dane (Londres) et Kurimanzutto (Mexico).

Le projet : FATHER AND SON

Le projet FATHER AND SON se penche sur deux missions archéologiques qui ont eu lieu à Sidon au milieu du XIXe siècle et qui ont conduit à la découverte de deux sarcophages appartenant à un père et son fils, les rois Eshmouazar II (aujourd’hui à Paris) et Tabnit (aujourd’hui à Istanbul). Le projet consiste à réunir, possiblement dans un même espace, mais peut-être symboliquement ou même virtuellement, les deux sarcophages à travers une œuvre d’art. Le projet cherche des alternatives à la restitution. Cela passera d’abord par une numérisation des sarcophages en 3D, puis leur impression et, espérons-le, leur exposition ensemble pour raconter l’histoire de leur séparation.

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc, 1981

Mohssin Harraki, né à Assilah (Maroc) en 1981, est un artiste pluridisciplinaire dont le dessin, la vidéo, l’installation et la photographie sont autant de moyens d’interroger les enjeux sociaux et politiques. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Dans ses installations, il explore également les thèmes de l’histoire, de l’écriture et de l’image, notamment dans son exposition «illusions: la présence de l’image contribue à sa disparition» à la Galerie Imane Farès. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, Paris-France en 2020; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France en 2020; Beyrouth Art Center, Beyrouth-Liban en 2019; Exposition collective à la Castelli Gallery de New York en 2019, à la biennale de Dakar, Sénégal en 2018, au Hessel Museum of Art, au Gwangju Museum of Art, Corée du Sud en 2014 et en 2013 il présente son projet « Absence-présence, deux fois » en duo avec Joseph Kosuth à la galerie Imane Fares (Paris). Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Le projet : Image interdite/image manquante

Mon projet de résidence est une recherche sur la naissance de la photo, la passage à l’image et sa circulation. Dans le projet Image interdite / image manquante, j’essaye de remettre en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et ses rapports avec l’Histoire dans son contexte marocain et dans celui des pays arabes en général. Je m’intéresse au rapport à l’histoire de l’interdiction de l’image dans les pays arabes, une histoire à imaginer à partir des mots, de l’absence, de l’invisible, du manque d’image. Y a-t-il une rencontre possible avec le vide a partir des mots? Image manquante n’est pas simplement l’absence de quelque chose qui en relève peut-être la nature réelle, mais cette image absente en tant qu’elle. Parler d’une image à travers une autre image sans prendre d’image, par exemple prendre une photo d’un photographe qui photographie le photographe qui prend la photo (image), c’est comme de parler du troisième témoin d’une photo.

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Maya Minder

Artiste, Suisse

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Maya Minder

Artiste, Suisse, 1983

Maya Minder, née en 1983, vit à Zurich, est une artiste performeuse et féministe, qui mène des recherches sur l’importance des microbes dans la vie quotidienne et la cuisine. Elle œuvre à l’épanouissement des communautés et à la découverte des plaisirs culinaires. Tout comme la notion de culture, celle de la gastronomie trouve ses racines dans un contexte agricole et elle intègre désormais des concepts liés à la connaissance dans ses recherches. Elle a reçu plusieurs prix et nominations : Kadist Award, Pro Helvetia, Pax Award. Elle a aussi été exposée dans plusieurs expositions et festivals nternationaux : Ars Electronica, AEGardens2020, Autriche, Piksel Spill Fest, Norvège, Kunsthalle Zurich, Klöntal-Triennale, Food Culture Days, Suisse. Son œuvre se focalise sur la question de l’alimentation et de notre relation à la terre. Le sujet de l’alimentation est devenu central, car il est lié à la politique sociale et à l’économie, et est enfin reconnu comme un patrimoine culturel humain et un élément d’alchimie. Le fait de se nourrir pour assimiler des nutriments n’est pas seulement une activité physique, mais nous contraint également à adopter des habitudes quotidiennes et à procéder à des échanges inter-espèces et microbiens, et à actualiser sans cesse le processus.

Le projet : Green Open Food Evolution

Avec Green Open Food Evolution, une initiative dans le domaine de la nutrition pour une co-évolution endosymbiotique afin de devenir Homo photosynthétique, je souhaite proposer un projet de recherche artistique pour la résidence. La recherche est ouverte et ce projet de recherche devrait aboutir à un livre de cuisine présentant un possible programme diététique, accompagné de conférences, d’ateliers et de dîners-performances sur le thème de l’Homo-photosynthèse. Le projet sera développé en collaboration avec le projet de recherche artistique interdisciplinaire  » Roscosmoe – The worm that wanted to go into space  » initié par Ewen Chardronnet et les biologistes marins Xavier Bailly et Gaëlle Correc (chercheurs à la Station biologique de Roscoff, Finistère – CNRS Sorbonne Université).

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Sara Ouhaddou

Artiste, France

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Sara Ouhaddou

Artiste, France, 1986

Née en France, en 1986, d’une famille marocaine, la double culture de Sara Ouhaddou façonne sa pratique artistique comme un langage continu. Débutant sa carrière comme créatrice de mode, elle développe ensuite une pratique plus artistique et sociale, abordant les défis rencontrés par les artisan.e.s marocain.e.s. Elle questionne le rôle de l’art comme outil de développement économique, social et culturel, tout particulièrement dans le monde arabe. En nous faisant partager ses interrogations sur les transformations de son héritage, elle met en tension les arts traditionnels marocains et les codes de l’art contemporain afin de mettre en perspective des réalités culturelles oubliées. Elle a participé aux expositions suivantes : Islamic Art festival, Sharjah (2017-2018), Crafts Becomes Mordern, Bauhaus Dessau Fondation (2017) ; la Biennale de Marrakech (2016). Ses expositions monographiques ont été présentées au Moulin d’Art Contemporain de Toulon (2015) ; à la Gaité Lyrique, Paris (2014) ; et à l’Institut Français de Marrakech (2014). Parmi les prix qu’elle a reçus : Arab Fund for Art and Culture (2014) ; et Un Pourcent Art Contemporain NYC, Projet Little Syria (2017). Elle est représentée par la galerie Polaris (Paris).

Le projet : Des Autres

Des Autres est une recherche qui concerne à la fois l’ensemble des figures divines, humaines ou monstrueuses brassées par les systèmes des peuples antiques Amazighs* d’Afrique du nord. Et parallèlement, l’histoire de la typologie des lieux de savoirs: les bibliothèques, les médiathèques et les Musées. Cette étude géographique croisée, à travers le temps, entre l’Europe et l’Afrique du Nord a pour vocation de me permettre de construire une œuvre comme un nouvel espace matériel, immatériel ou performatif qui viendrait se superposer à tous les autres connus. En mettant la lumière sur la mythologie Amazigh, j’aimerais interroger de manière plus large, nos espaces de savoirs et de transmissions.

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Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie

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Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie, 1983

Hamedine Kane, artiste et réalisateur sénégalais et mauritanien, vit et travaille entre Bruxelles et Dakar. A travers sa pratique, Kane fréquente les frontières, non pas comme des signes et des facteurs d’impossibilité, mais comme des lieux de passage et de transformation, comme un élément central dans la conception de l’identité itinérante. Il utilise des mots et des images pour mettre en évidence les notions d’exil, d’errance et de mouvement mais aussi pour remplacer le temps politique par le temps de la vie. Il a développé un intérêt marqué pour la mémoire et le patrimoine qui se reflète dans L’Ecole des Mutants avec Stéphane Verlet-Bottero, un projet de recherche qui mêle passé et futur, transgressant et irriguant les limites de l’espace et du temps. Les dernières œuvres de Kane ont été exposées lors de la dernière Biennale Dak’art sous la direction de Simon Njiami, à la Documenta 14 : « Every Time A Ear Di Sound » organisée par Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Elena Agudio et Marcus Gammel. En 2018, son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle à Mumbai à la Clark House Initiative, curatée par Sumesh Sharma avec qui il a poursuivi une collaboration au Showroom de Londres. En 2018, Kane a également exposé à la FIAC et à La Colonie à Paris. Kane a participé à la Taipei Biennale 2020, il fera partie de la Biennale de Casablanca 2021. Son film The Blue House a reçu une mention spéciale du jury à l’IDFA à Amsterdam en 2020.

Le projet : Trois Américains à Paris

Mon intérêt pour la littérature et l’objet livre, comme vecteur de création dans ma pratique artistique, vient avant tout de mon ancien métier de bibliothécaire au Sénégal et en Mauritanie. Par la suite, cette expérience est devenue un marqueur important dans ma pratique artistique. Dans ce même mouvement, j’ai commencé à m’intéresser également à l’influence que la littérature africaine, afro-américaine et afro-diasporique et ses auteurs peuvent avoir, comme source d’inspiration pour les générations actuelles dans leurs engagements d’aujourd’hui :politiques sociaux, et environnementaux. la résidence me permettra de poursuivre cette recherche et de créer une nouvelles série autour de cette littérature. Il se trouve que les trois écrivains américains qui m’intéressent pour entamer cette nouvelle recherche-création (Richard Wright, Chester Himes et James Baldwin), à la suite de la Série « Salesman Of Revolt » (2018), ont vécu et créé une grande partie de leur œuvre à Paris. Les œuvres des trois américains ont étaient pour moi une source d’inspiration, un grand réconfort pendant toute la période de mon exil européen. Je crois savoir qu’ils l’ont été pour beaucoup d’autres avant moi.

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Achraf Touloub

Artiste, France

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Achraf Touloub

Artiste, France

Achraf Touloub explore les liens unissant tradition et modernité dans un monde globalisé. Ses travaux picturaux l’ont mené à s’intéresser à des formes de dessin diverses, avec un traitement alternatif des lignes : naît alors un motif constitué à partir d’une multitude de lignes juxtaposées. Il est représenté par la galerie Baronian Xippas (Belgique).

Le projet : Une fenêtre pour UN monde

Pour son projet de résidence Art Explora, Achraf Touloub développera une nouvelle série de dessins et peintures ayant comme point de départ la question de notre perception du réel dans un monde toujours plus connecté et régit par l’omniprésence des technologies de communication. Depuis le début de sa pratique, l’artiste n’a cessé de réfléchir aux dimensions initiatique et immersive propres aux outils technologiques qui vont jusqu’à s’amalgamer avec les stratégies de représentations traditionnelles. Cette dimension immersive bouscule aujourd’hui notre manière de déchiffrer et de saisir notre époque. Chaque évènement qui ponctue celle-ci donne en effet l’impression d’être mis en scène, de faire partie d’un scenario déjàÌ écrit ouÌ, tous ensemble, nous nous trouvons aspirés. Ce sentiment vertigineux de se retrouver aÌ la fois acteur et spectateur de l’image qui nous fait face, est l’une des grandes conséquences des technologies de communication sur nos esprits. Ce vertige auquel nous faisons face amène l’artiste à penser et expérimenter de nouveaux registres de perception pour tenter de naviguer au sein de ces multiples dimensions superposées qui font notre monde contemporain. Achraf Touloub articule son projet autour de recherches picturales et de formats immersifs, concevant la représentation d’abord comme une expérience charnelle et intuitive. Il s’agira de donner à l’image une fonctionnalité, celle de générer un espace susceptible de nous faire renouer avec notre dimension primordiale.

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Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

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Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

Stéphane Verlet-Bottéro est artiste, ingénieur en environnement et curateur. Il vit et travaille entre Paris et Londres. Transdisciplinaire, sa pratique développe des formes collectives d’action et d’éducation, en lien avec les mutations socio-écologiques des territoires. Ses travaux ont été présentés au ZKM de Karlsruhe, à la Biennale de Taipei, à la Triennale d’Oslo et dans diverses institutions internationales. En 2018, à Dakar, il a initié en collaboration avec Hamedine Kane L’Ecole des Mutants, une plateforme collaborative d’art et de recherche portant sur l’éducation et l’utopie politique en contexte postcolonial.

Le projet : Small grains cosmology

Stéphane Verlet-Bottéro est fasciné par le millet et autres “menus grains » : pour lui, ces céréales oubliées, mises au rebut de la modernité technoscientifique, incarnent une résistance continue à l’homogénéisation, l’impérialisme et l’oppression patriarcale. Il s’agit également d’une plante résiliente qui, dans un climat de plus en plus sec et instable, pourrait jouer un rôle clé dans l’avenir de l’agriculture et améliorer la souveraineté alimentaire. Partageant la nécessité d’autres conceptions du monde, son projet tente de développer une agrocosmologie du millet, en lien avec des communautés paysannes soucieuses de leur survie. S’appuyant sur une enquête approfondie à partir d’entretiens et d’archives d’institutions spécialisées, son projet comprendra une création plastique, un travail de recherche somatique et l’organisation d’un dîner-performance.

Programme DUO

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, France

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

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Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

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Sophie Houdart

Anthropologue, France

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

Deuxième session - à partir de septembre 2021

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

Par sa pratique artistique, Adriana Lara analyse les relations entre les structures, les styles, le contenu et la forme dans le but de redonner de la valeur et du sens à la production culturelle. Ses installations transposent des systèmes ordonnés en systèmes de signes à la fois formels et abstraits, mettant ainsi en lumière les mécanismes de représentation dominants du monde contemporain. Elle est représentée par la galerie Air de Paris (Paris).

Le projet : Red Social

La diversité des genres, des groupes et des médias qui font connaître la musique contemporaine est assez considérable, et cet aspect politique de la musique est le point de départ de Red Social. Red Social est un projet orienté sur la recherche : il donnera lieu à une série d’événements musicaux en direct servant à comprendre le caractère multidimensionnel de la musique. Ce projet entend constituer un réseau d’individus au niveau local et international qui collaboreront pour créer un spectacle d’art vivant à dimension sociale à Paris.

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Anri Sala

Artiste, Albanie

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Anri Sala

Artiste, Albanie & France

Les œuvres d’Anri Sala, qui compte parmi les plus célèbres artistes contemporains, ont pour thème le temps et sont construites autour du lien entre l’image, l’architecture et le son : elles en tirent parti pour déstabiliser et remettre en question la réalité. Elles explorent les ruptures linguistiques, syntaxiques et musicales et invitent à des dislocations créatives et à de nouvelles interprétations de l’Histoire. Anri Sala est représentée par la Galerie Chantal Crousel (Paris), la Galerie Kurimanzutto (Mexique), Hauser & Wirth (Londres), la Galerie Marian Goodman (New York) et Esther Schipper (Berlin).

Le projet : If Wishes Were Horses Beggars would Ride

En 490 avant J.-C., Phidippidès, un soldat grec, a couru sur plus de 42 kilomètres pour s’exclamer, dans un dernier souffle : « Nous sommes victorieux ! » Le projet d’Anri Sala s’inspire du marathon et de son histoire originelle : il remplacera les mots de Philippidès par diverses phrases tirées des Instructions données aux soldats britanniques mobilisés en France et en Allemagne en 1944. Prononcées par des athlètes contemporains franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Paris, pour la plupart issus d’origines diverses et parfois lointaines, ces phrases, autrefois employées par les soldats afin d’asseoir la puissance militaire et exprimer une certaine uniformité, exprimeront cette fois une attitude de vulnérabilité et une volonté de diversité.

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Chino Amobi

Artiste, USA

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Chino Amobi

Artiste, USA

Chino Amobi est un compositeur de musique électronique expérimentale, artiste contemporain et producteur vivant en Virginie. Il est le cofondateur du label indépendant NON Worldwide. Il a déjà travaillé dans les domaines de la peinture et de l’art sonore et a publié plusieurs albums, parmi lesquels Airport Music for Black Folk (2016) et Paradiso (2017), qui abordent les thèmes de la sécurité intercontinentale, du post-apocalyptique et des nouveaux pays pauvres. Il est représenté par la galerie Fitzpatrick Gallery (Paris, Los Angeles).

Le projet : EROICA VOL.II

En 2019, il a signé le premier volet de la trilogie romanesque Eroica, conçue comme un « thriller mondialiste épique », entre mythe et récit historique. Le livre fut lancé dans le cadre d’une exposition à la Anderson Gallery de Richmond, en Virginie, consacrée au premier volet de la trilogie. EROICA VOL.II est le deuxième volet de sa trilogie, qui mêle récit épique, réalisme spéculatif, sciences sociales et économie mondiale. Il projette de créer des œuvres d’art à partir de divers médias, qui serviront d’index de référence au roman. Le volume 2 sera élaboré avec l’aide d’une multitude de collaborateurs appartenant à la scène locale et internationale. Paris constituera le musée vivant où se déroulera l’histoire. Les éléments immatériels feront partie du mythe d’Eroica.

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

Liz Johnson Arthur est photographe depuis plus de trente ans et a reçu une bourse Turner en 2020 . Son travail consiste à relater la vie des populations noires appartenant à la diaspora africaine. Elle suit les communautés de la diaspora internationale, et observe leur façon de communiquer et de se représenter.

Le projet : Collecting Evidence

Collecting Evidence permettra de recueillir les témoignages des membres de la communauté noire vivant à Paris et en Île-de-France, en les intégrant à ceux des populations appartenant à la diaspora afro-européenne. Liz Johnson Arthur fera le lien entre cette expérience et les notions sous-jacentes de climat, de toxicité, de pouvoir et de capitalisme. Elle se plongera dans l’atmosphère parisienne et observera son tissu social en partant à la rencontre de communautés et de groupes religieux, en participant à des rencontres sportives, à des concerts et à d’autres événements urbains pour recueillir des témoignages, prendre des photos et créer une installation.

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Monica Narula

Artistes, Inde

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Monica Narula / Raqs media collective

Artiste, Inde

Le collectif Raqs Media est constitué de Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta. Le mot « raqs » fait référence à l’état de conscience accrue et à la plus grande présence que procure le fait de tourbillonner, de tourner sur soi-même, d’être en état de révolution. Raqs maîtrise différents moyens d’expression : installations, sculpture, vidéo, spectacles, écriture, lexicographie et organisation d’expositions. Raqs a cofondé Sarai, où ils ont également édité la série Sarai Reader en 9 volumes. Ils vivent et travaillent à Delhi, en Inde. Ils ont beaucoup exposé dans le monde entier et ont organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles la Biennale de Shanghai 2016, « Why Not Ask Again », et la Triennale de Yokohama 2020, « Afterglow ».

Le projet : Who’s more human, then? Artistic Research into Automata & Histories of Artificial Intelligence

Monica Narula représentera le collectif Raqs Media dans le cadre de la résidence. Le collectif s’intéresse de près au point de convergence entre l’être et le devenir : humain, animal, machine… (et tout ce qui existe entre ces catégories !). Le terme « automate » vient d’un verbe grec qui signifie « agir selon sa propre volonté ». Raqs considère les automates de toutes sortes comme des supports pour la manifestation et la programmation de la volonté et de l’intelligence. Monica évoquera la curiosité philosophique du collectif Raqs à propos de la relation entre l’autonomie et la prédétermination dans les automates de toutes sortes. L’objectif est d’étendre la palette artistique du Raqs et de réfléchir à la fabrication de jouets mécaniques, à la programmation de l’intelligence artificielle et à la conception de machines qui imitent et reflètent les facultés humaines et animales. Monica compte sur une collaboration et des échanges avec des chercheurs, des scientifiques et des musées tels que le Musée des Arts et Métiers et le Musée de la Magie.

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

La pratique de Natsuko Uchino est définie par des expériences dans l’agriculture et l’artisanat, et lie art, écologie, alimentation et convivialité à travers l’utilisation de la céramique. Son travail prend la forme d’installations, de films et de performances en combinant les multiples matérialités de la sculpture, des objets fonctionnels et du vivant. Considérée comme ‘matière monde’, la terre est vue et traitée comme site, ressource et substrat de toutes formes de vie. Natsuko Uchino est représentée par la Galerie Allen (Paris).

Le projet : Hospitalité et ré-ensauvagement : projection d’un paysage éco-social

Ses recherches mobilisent les notions d’éco-conception, de cycle et d’usage des matériaux, dans des formes vivantes, temporelles et biodégradables. La culture des produits fermentés est créatrice, parfois spontanée, souvent perpétuelle. Ces activités culturelles seront la source et le point de départ d’expérimentations variées vers la constitution de formes éco-sociales. Par l’association et la symbiose entre formes vivantes, écriture et monstration coopérative, le souhait sera de faire de la résidence un lieu de pratique et de réflexion autour de la culture vivrière en milieu urbain. Elle prévoit une présentation inclusive avec différents acteurs pour réaliser des expositions, des ateliers, un laboratoire et une publication.

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Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

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Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

Nicholas Grafia est à la fois peintre, performeur et créateur d’installations multimédias basées sur des paramètres temporels qui abordent la question de la formation de la mémoire politique, culturelle et sociale. Au travers d’un cadre théorique centré sur les questions postcoloniales, le monstrueux et le post-humanisme, ainsi que de références au surréalisme, il développe un langage visuel destiné à analyser le familier et l’étrange et les particularismes et l’universel.

Le projet : Channel X-one

L’objectif de son projet de résidence est de recenser divers témoignages et histoires, ainsi que toute forme de récit personnel, provenant de communautés et d’individus largement ignorés, négligés et généralement rejetés par la société occidentale, afin de faire connaître leurs réflexions concernant diverses problématiques sociales, notamment les dynamiques sociales de leur environnement immédiat, soit la métropole parisienne, et le pays dans son ensemble. Les résultats de ses recherches seront ensuite présentés sur une plateforme de transmission, qui placera les invités et leurs témoignages au premier plan. Il créera une installation permanente et multifonctionnelle où il mènera différents types d’entretiens. Entre autres modèles, la configuration spatiale servira de station de radio, de plateau de tournage et de lieu de prises de vue, dans lequel, par exemple, les séances d’enregistrement et de photo seront dirigées par les personnes interrogées elles-mêmes.

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Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

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Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

Le travail de Ramaya Tegegne porte sur les processus par lesquels le champ de l’art se constitue. Il se concentre sur les pratiques artistiques collectives et collaboratives qui, historiquement et actuellement, ont rendu visible le déterminisme social, économique et culturel de l’art, problématisant ainsi ses mécanismes, comme la méritocratie ou la gentrification. L’artiste aborde ces questions en dévoilant les relations vécues, les récits, les conditions de sélection et de production dans le contexte actuel. Elle est à l’initiative de la campagne Wages For Wages Against pour une rémunération équitable du travail artistique et de meilleures conditions de travail.

Le projet : 36 chambres par jour

Ramaya Tegegne prévoit une performance qui portera sur les grèves des femmes de chambre de plusieurs hôtels à Paris (Ibis Clichy Batignolles, Park Hyatt Vendôme, Hyatt Madeleine, W Opéra, L’Hôtel du Collectionneur, Holiday Inn de Clichy,…). Le projet commencera par une recherche de terrain à Paris avec les travailleuses en lutte, et par des rencontres avec des associations. Puis il prendra corps avec la création d’une pièce en 2022 au Théâtre de l’Usine à Genève. Le sujet des revendications pour de meilleures conditions de travail est au cœur de sa pratique. Cette recherche a aussi pour but de s’inspirer de ces luttes pour nourrir nos combats dans le domaine des arts visuels.

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Rina Banerjee

Artiste, Inde

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Rina Banerjee

Artiste, Inde

Les sculptures, les dessins, les peintures et les vidéos de Rina Banerjee portent sur la question de l’immigration au travers d’une réflexion sur la mémoire, l’expérience et la mobilité des communautés. Son œuvre est une réflexion sur la notion d’identité, ainsi que sur celles de la féminité et de la solidarité entre femmes. Elle est représentée par la Galerie Nathalie Obadia (France).

Le projet : In the most foreign of gardens grows Democracy

Rina Banerjee souhaite réaliser une série de portraits inspirés d’histoires de la ville de Paris, un projet qui exige qu’elle étudie le cadre urbain en tant que lieu d’hospitalité. Elle concevra des sculptures à l’aide de nouvelles méthodes et de nouveaux procédés qui nécessiteront des connaissances en matière d’artefacts colonialistes historiques, de procédés de confection, de concepts culturels hybrides et de créations en céramique ou en verre apparues avec les évolutions de la mode en France. Rina Banerjee souhaite collaborer avec des institutions telles que la Manufacture nationale de Sèvres ou l’école des Gobelins pour réaliser une partie de la sculpture représentant la tête de Méduse qu’elle a imaginée pour son projet. Son projet de résidence s’articulera également autour d’une recherche documentaire au Musée Guimet. Rina Banerjee envisage également de se plonger dans les collections de photographies de la Bibliothèque nationale de France et de rencontrer des chercheurs et des scientifiques pour envisager le thème de l’identité sous un angle différent. Le contemporain et l’urbain, notre nouvelle demeure mondiale, une adresse unique, la Terre, nous offre une créatrice bienveillante et ambitieuse, Méduse. Elle est un être polymorphe d’une nature merveilleuse. La couronne de têtes de serpent entremêlées de Méduse est un symbole de notre communauté humaine intimement liée. Nous sommes un groupe interracial et interconfessionnel résolu à affronter les démons des démocraties pour aimer et assumer notre humanité.

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Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

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Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

Tomo Savic-Gecan est un artiste qui cherche à mettre en scène « rien ». Reprenant le principe de la tabula rasa, ses projets se présentent comme des espaces vides remplis de charges diverses, de tensions cachées, de références et d’interconnexions. En intervenant dans l’espace, qui constitue son « matériau » de base, l’artiste provoque des interactions improbables et inhabituelles entre l’espace, le spectateur et l’objet inexistant de l’exposition.

Le projet : Untitled 2021

Tomo Savic-Gecan a reçu le prix Accelerate dans le cadre du programme Arts at CERN, qui lui a permis de travailler en collaboration avec des scientifiques. Il s’intéresse aujourd’hui à la manière dont les nanomatériaux peuvent servir de « pont » pour transmettre des informations entre les limites physiques de l’espace de la galerie ou du musée et les visiteurs. Le niveau de transfert des informations, qui est en soi un dialogue, est ouvert et fera l’objet de recherches pendant la résidence.

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

Par sa pratique artistique, Adriana Lara analyse les relations entre les structures, les styles, le contenu et la forme dans le but de redonner de la valeur et du sens à la production culturelle. Ses installations transposent des systèmes ordonnés en systèmes de signes à la fois formels et abstraits, mettant ainsi en lumière les mécanismes de représentation dominants du monde contemporain. Elle est représentée par la galerie Air de Paris (Paris).

Le projet : Red Social

La diversité des genres, des groupes et des médias qui font connaître la musique contemporaine est assez considérable, et cet aspect politique de la musique est le point de départ de Red Social. Red Social est un projet orienté sur la recherche : il donnera lieu à une série d’événements musicaux en direct servant à comprendre le caractère multidimensionnel de la musique. Ce projet entend constituer un réseau d’individus au niveau local et international qui collaboreront pour créer un spectacle d’art vivant à dimension sociale à Paris.

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Anri Sala

Artiste, Albanie

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Anri Sala

Artiste, Albanie & France

Les œuvres d’Anri Sala, qui compte parmi les plus célèbres artistes contemporains, ont pour thème le temps et sont construites autour du lien entre l’image, l’architecture et le son : elles en tirent parti pour déstabiliser et remettre en question la réalité. Elles explorent les ruptures linguistiques, syntaxiques et musicales et invitent à des dislocations créatives et à de nouvelles interprétations de l’Histoire. Anri Sala est représentée par la Galerie Chantal Crousel (Paris), la Galerie Kurimanzutto (Mexique), Hauser & Wirth (Londres), la Galerie Marian Goodman (New York) et Esther Schipper (Berlin).

Le projet : If Wishes Were Horses Beggars would Ride

En 490 avant J.-C., Phidippidès, un soldat grec, a couru sur plus de 42 kilomètres pour s’exclamer, dans un dernier souffle : « Nous sommes victorieux ! » Le projet d’Anri Sala s’inspire du marathon et de son histoire originelle : il remplacera les mots de Philippidès par diverses phrases tirées des Instructions données aux soldats britanniques mobilisés en France et en Allemagne en 1944. Prononcées par des athlètes contemporains franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Paris, pour la plupart issus d’origines diverses et parfois lointaines, ces phrases, autrefois employées par les soldats afin d’asseoir la puissance militaire et exprimer une certaine uniformité, exprimeront cette fois une attitude de vulnérabilité et une volonté de diversité.

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Chino Amobi

Artiste, USA

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Chino Amobi

Artiste, USA

Chino Amobi est un compositeur de musique électronique expérimentale, artiste contemporain et producteur vivant en Virginie. Il est le cofondateur du label indépendant NON Worldwide. Il a déjà travaillé dans les domaines de la peinture et de l’art sonore et a publié plusieurs albums, parmi lesquels Airport Music for Black Folk (2016) et Paradiso (2017), qui abordent les thèmes de la sécurité intercontinentale, du post-apocalyptique et des nouveaux pays pauvres. Il est représenté par la galerie Fitzpatrick Gallery (Paris, Los Angeles).

Le projet : EROICA VOL.II

En 2019, il a signé le premier volet de la trilogie romanesque Eroica, conçue comme un « thriller mondialiste épique », entre mythe et récit historique. Le livre fut lancé dans le cadre d’une exposition à la Anderson Gallery de Richmond, en Virginie, consacrée au premier volet de la trilogie. EROICA VOL.II est le deuxième volet de sa trilogie, qui mêle récit épique, réalisme spéculatif, sciences sociales et économie mondiale. Il projette de créer des œuvres d’art à partir de divers médias, qui serviront d’index de référence au roman. Le volume 2 sera élaboré avec l’aide d’une multitude de collaborateurs appartenant à la scène locale et internationale. Paris constituera le musée vivant où se déroulera l’histoire. Les éléments immatériels feront partie du mythe d’Eroica.

Le comité de sélection 2021

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Vinciane Despret

Philosophe des sciences, professeure à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

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Philosophe et psychologue, Vinciane Despret enseigne au département de philosophie de l’université de Liège. Passionnée par l’éthologie, elle en a fait son objet de recherches. Elle relatera son premier terrain avec les oiseaux en 1996 dans Naissance d’une théorie éthologique : la danse du cratérope écaillé. Suivront d’autres publications, et notamment Bêtes et Hommes (suite à l’exposition éponyme dont elle a assuré le commissariat scientifique à la Grande Halle de la Villette en 2007-2008) ; Etre bête, co-écrit avec Jocelyne Porcher, Les faiseuses d’histoires avec Isabelle Stengers; Penser comme un rat; Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ?. Son dernier livre, Habiter en oiseau, étudie la question des territoires. Le fil rouge qui conduit ses enquêtes est la question des bons dispositifs de recherches : comment arrive-t-on (ou non) à rendre les êtres intéressants ?

© Sylvère Petit

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Christine Macel

Conservatrice générale du patrimoine. Cheffe du Service Création contemporaine et prospective au Mnam Centre Pompidou (France)

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Historienne de l’art et commissaire d’exposition, Christine Macel est conservatrice cheffe du service Création contemporaine et prospective au Centre Pompidou depuis 2000, où elle a réalisé de nombreuses expositions. Elle a été directrice de la Biennale d’art de Venise 2017 ‘Viva Arte Viva’. Son essai « Le Temps Pris » a été publié en 2020 aux Editions Champs d’art Flammarion. Co-commissaire de « Global(e) Resistance » au Centre Pompidou en 2020 elle prépare l’exposition « Elles font l’abstraction/Women in abstraction » au Centre Pompidou (mai 2021) et au Guggenheim de Bilbao (Octobre 2020).

© Jean-Claude Planchet

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Hans-Ulrich Obrist

Directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres (UK)

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions. Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

© Tyler Mitchell

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Nataša Petrešin-Bachelez

Commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art

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Nataša Petrešin-Bachelez est commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art. Parmi les expositions dont elle a assuré le commissariat, on compte Contour Biennale 9: Coltan as Cotton (2019, à Malines), Defiant Muses: Delphine Seyrig and the Feminist Video Collectives in France (1970s-1980s) aux musées LaM de Lille et Reina Sofía de Madrid (2019, avec Giovanna Zapperi), Show me your archive and I will tell you who is in power à la galerie d’art Kiosk de Gant (2017, avec Wim Waelput), Let’s Talk about the Weather au musée Sursock de Beyrouth et au Times Museum de Guangzhou (2016 et 2018, avec Nora Razian), Resilience. U3 – Triennial of Contemporary Art en Slovénie au musée d’art contemporain (MSUM) de Ljubljana (2013). Nataša Petrešin-Bachelez a par ailleurs été codirectrice des Laboratoires d’Aubervilliers de 2010 à 2012. Elle est rédactrice en chef du magazine Versopolis Review, et a été rédactrice en chef du Manifesta Journal de 2012 à 2014 et de L’Internationale Online de 2014 à 2017. Nataša Petrešin-Bachelez a été commissaire d’exposition du projet Not Fully Human, Not Human At All, organisé par KADIST à Paris de 2017 à 2020, dont l’exposition finale se tiendra à l’Association d’arts de Hambourg, en collaboration avec Bettina Steinbrügge. Elle a par ailleurs fondé avec Elena Sorokina une Initiative for Practices and Visions of Radical Care. Enfin, avec Patricia Falguières et Elisabeth Lebovici, elle dirige le séminaire Something You Should Know à l’EHESS, à Paris.

© Hervé Bachelez

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Philippe Vergne

Directeur du musée d’art contemporain de Serralves (Portugal)

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Philippe Vergne dirige le musée d’art contemporain de Serralves, à Porto, depuis avril 2019. De 2014 à 2018, il a été directeur du musée d’art contemporain (MOCA) de Los Angeles. Auparavant, il a supervisé pendant cinq ans la fondation DIA à New York, après avoir été directeur adjoint et conservateur en chef du Walker Art Center de Minneapolis. De 1994 à 1997, Philippe Vergne a assuré la direction du musée d’art contemporain de Marseille (MAC).