Les artistes des résidences Art Explora – Cité internationale des arts
Ce programme, lancé en 2021, donne la possibilité à des artistes venus du monde entier de développer un travail de recherche et de création au cœur de Paris, en lien avec la scène artistique et professionnelle française. Il encourage la création sous toutes ses formes tout en facilitant sa diffusion auprès du plus grand nombre. Le travail des résidents porte sur les thèmes de l’exploration scientifique, technologique et aborde les grands enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.
Une vingtaine d'artistes sont sélectionnés chaque année par un comité de sélection international

Les résidents 2026
Première session - à partir du printemps 2026

Slovénie
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Apolonija Šušteršič, Slovénie
Trans-Local Ecologies — Commons, Resilience, and Coexistence
Biographie
Apolonija Šušteršič est née en 1965 à Ljubljana. Vit et travaille entre Oslo et Ljubljana.
Elle est artiste visuelle, architecte, chercheuse et enseignante. Sa pratique, fondée sur la recherche, se situe à l’intersection de différents champs des pratiques spatiales et de la théorie critique.
Elle a participé à de nombreux projets et exposés à l’échelle internationale, au sein et en dehors des institutions de l’art contemporain, notamment la Biennale de Diriyah, Arabie saoudite (2024), la Biennale de Gwangju, Corée du Sud (2016), Artes Mundi 5, Cardiff, Royaume-Uni (2012), la Biennale de Berlin II, Allemagne (2001), ainsi que le Moderna Museet de Stockholm, Suède (2000).
Projet de résidence
Dans le cadre de la résidence Art Explora à la Cité internationale des arts à Paris, Apolonija Šušteršič propose d’approfondir sa collaboration en cours avec Atelier d’Architecture Autogérée (AAA), collectif parisien fondé par les architectes Doina Petrescu et Constantin Petcou, tout en poursuivant le développement de leur recherche commune sur les pratiques spatiales participatives, l’écologie sociale et les communs.
Paris constituera pour eux un lieu de rencontres et de recherche, ainsi que pour leurs invité·es de TERRRA Brezoi, en Roumanie (réseau translocal et laboratoire vivant situé dans une ville post-industrielle des Carpates), et de Palmarin, au Sénégal.
Ensemble, ces sites forment une constellation d’écologies translocales — des pratiques de soin, de coopération et de transformation reliant des communautés diverses, tout en restant profondément ancrées dans leurs réalités locales.

Allemagne
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Arlette Quỳnh-Anh Trần, Allemagne
Future Tense
Biographie
Arlette Quỳnh-Anh Trần est née en 1987 à Hennigsdorf, en ex-Allemagne de l’Est. Elle vit et travaille à Saigon, au Vietnam.
Ses œuvres associent discours politique et esthétiques de science-fiction, en mobilisant des médiums tels que l’animation, la performance, le design 3D, les archives historiques et l’architecture. Arlette s’intéresse tout particulièrement au concept d’une utopie futuriste du tiers-monde, dans laquelle les idéaux politiques sont réinventés afin de permettre la coexistence et l’intégration d’entités humaines et non humaines.
Elle est membre du collectif Art Labor, formé en trio. Son travail, tant collectif qu’individuel, a été présenté à la neue Gesellschaft für bildende Kunst, Allemagne (2025), à la National Gallery Singapore (2025), à Prospect New Orleans, États-Unis (2024), au Leeum Museum of Art à Séoul, Corée du Sud (2024), ainsi qu’au Centre Pompidou à Paris, France (2017).
Projet de résidence
Arlette Quỳnh-Anh Trần développe Future Tense, une œuvre qui s’inspire librement de sa fascination pour les pavillons futuristes du Tiers monde présentés lors de l’Exposition universelle de New York en 1964 et de l’Expo’70 d’Osaka en 1970, où, pour la première fois, ces nations récemment indépendantes ont affirmé leur identité à travers des dispositifs architecturaux, sensoriels et performatifs intentionnels.
Dans ce projet, elle imagine la création d’un pavillon spéculatif pour un futur Tiers monde. Les déclarations affirmées d’indépendance politique du XXᵉ siècle s’y transforment en une méditation sur les interdépendances environnementales et sensorielles à venir. La tropicalité du tiers-monde y prend vie à travers des variations de température, des paysages sonores immersifs et une lumière en constante évolution.
Dans le cadre de la résidence Art Explora, elle prévoit d’explorer l’histoire des symboliques territoriales et nationales des pays du Tiers monde durant la période pré-indépendance, telles qu’elles se manifestaient lors de l’Exposition coloniale internationale de Paris en 1931.

France
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Caroline Déodat, France
Flacq is where gestures come before names (Flacq, là où les gestes précèdent les mots)
Biographie
Caroline Déodat est né en 1987 à Paris. Elle vit et travaille entre Bagnolet et Clermont-Ferrand. Elle développe une pratique à la croisée de l’ethnographie et de la fiction, de la recherche archivistique et de la théorie critique, en explorant la dimension spectrale de l’image en mouvement, leur pouvoir de hantise, les processus d’aliénation, les mythes et les histoires de la violence. Le travail de Caroline Déodat a été présenté dans de nombreuses institutions dont Jeu de Paume, France (2025), Brooklyn Academy of Music, USA (2025), Rencontres photographiques de Bamako, Mali (2024), Museo Reina Sofía, Espagne (2022), et Fondation Sandretto Re Rebaudengo, Italie (2022).
Projet de résidence
Flacq is where gestures come before names est un projet de film-installation accompagné d’une série photographique, qui explore l’exil à partir des paysages et des économies du sucre, en reliant une histoire familiale à celle des empires coloniaux et du capitalisme agro-industriel post-abolitions. Depuis l’île Maurice, la Belgique flamande, l’Île-de-France et les Hauts-de-France, jusqu’à Marseille, le projet traverse la continuité de violences raciales, économiques et agricoles de la canne à sucre issue de l’esclavage colonial et de la betterave sucrière issue de l’exploitation ouvrière, ainsi que leurs blessures sur les corps et les sols. Le film constituera une archive de gestes, de mains, de sons et de machines, attentive aux rythmes du travail, à la chorégraphie de ce qui vit et de ce qui s’épuise. Tourné en 16 mm et développé avec des plantes glanées sur les lieux filmés, le film inscrira littéralement la texture des sols sur la pellicule. Une recherche plastique (écrans-optique, monotypes à base de sucre) composera avec l’effacement, la cristallisation et les lignes de survie dans l’image.

Croatie
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Dora Budor, Croatie
Streamed Film
Biographie
Dora Budor est née à Zagreb, en Croatie. Vit et travaille à New York.
Artiste et écrivaine ayant suivi une formation d’architecte, elle explore les zones où l’environnement bâti et la subjectivité s’influencent mutuellement, en s’attachant à la dissolution de la vie en tant que forme sociale partagée et stable. Travaillant avec une grande diversité de médiums, elle conçoit ses expositions en réponse à des conditions spatiales et psychosociales spécifiques.
Le travail de Dora Budor a été présenté dans des expositions majeures, notamment à la Whitney Biennial, États-Unis (2024), à la 15ᵉ Biennale de Gwangju, Corée du Sud (2024), et à la 59ᵉ Biennale de Venise (2022). Parmi ses expositions institutionnelles personnelles figurent le Bonner Kunstverein, Allemagne (2026), et Nottingham Contemporary, Royaume-Uni (2024).
Projet de résidence
La pratique de Dora Budor s’intéresse à la perception, à l’attention et au désir, ainsi qu’à la manière dont l’espace reproduit les rapports capitalistes et fragmente en permanence — ou simule — notre expérience de l’histoire. En examinant les relations réflexives entre subjectivité et formes sociales, l’installation vidéo Streamed Film explore la spéculation financière, l’effondrement économique et les effets psychosociaux qui en découlent.
L’œuvre s’inspire du cinéma et du travail de caméra de Marcel L’Herbier, figure majeure du cinéma muet français des années 1930, qui a développé des techniques novatrices pour représenter ce qui échappe à la mesure. Streamed Film puise plus particulièrement dans L’Argent de L’Herbier, adaptation du récit de Zola situé dans les années 1860, transposé au Paris de l’époque comme commentaire sur la fascination des années 1920 pour l’économie mondiale, l’avidité et la spéculation boursière à la veille de la Grande Dépression.
Développé dans ce cadre conceptuel et réalisé à l’aide de moyens contemporains, Streamed Film cherche à matérialiser ce qui résiste à la représentation : la fragmentation et la manipulation de l’attention et du désir, une perception façonnée par des flux continus d’images, ainsi que des formes de vie de plus en plus régies par la financiarisation.

Nicaragua
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Elyla, Nicaragua
El colibrí: On Ancestral Memory and Extractive Landscapes
Biographie
Elyla est né·e en 1989 à Santo Tomás, Chontales, au Nicaragua. Vit et travaille entre Bâle, la Suisse, et le Nicaragua.
Elyla est un·e artiste pluridisciplinaire dont la pratique traverse la performance, l’image en mouvement, l’installation, la céramique et la recherche. Son travail mobilise l’auto-ethnographie, les méthodologies décoloniales et la fabulation spéculative pour explorer l’identité chontale, les résistances anticoloniales, l’extractivisme, les corporéités queer et les imaginaires multispecies. À travers le rituel, la fiction archivistique et une recherche incarnée, Elyla réactive des histoires occultées et des systèmes de savoirs ancestraux.
Le travail d’Elyla a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Museo Universitario del Chopo, Mexico (exposition personnelle, 2025–2026), à la BienalArte Paiz, Guatemala (2025), à la Biennale de Venise (2024), à la Biennale de Toronto, Canada (2024), ainsi qu’à la Biennale de La Havane, Cuba (2015).
Projet de résidence
El colibrí: On Ancestral Memory and Extractive Landscapes est un projet artistique fondé sur la recherche qui étudie les intrications entre territoire, mémoire et économies extractives. En s’appuyant sur des méthodologies décoloniales, une recherche auto-ethnographique et un travail d’archives, le projet analyse comment des paysages marqués par l’exploitation minière, la science coloniale et la prédation environnementale agissent également comme des réservoirs de savoirs ancestraux et de continuités historiques.
Durant sa résidence, Elyla se concentrera sur des processus de traduction — entre récits oraux, matériaux d’archives, images en mouvement et recherche sculpturale. La recherche se développe en dialogue avec des archéologues et historien·nes nicaraguayen·nes, dont les savoirs situés nourrissent le cadre éthique et méthodologique du projet.
Paris constitue un site critique à partir duquel réfléchir à la circulation des savoirs coloniaux, aux archives muséales et aux récits scientifiques européens liés à l’extraction et au territoire. La période de résidence sera consacrée à l’écriture, à l’édition, à la recherche visuelle et à l’expérimentation matérielle, préparant le terrain pour une future installation et un film qu’Elyla présentera lors de sa première exposition personnelle dans un musée en Suisse, au début de l’année 2027.

Côte d'Ivoire
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Léonce Noah, Côte d'Ivoire
Broukabrou Relâche – Roman-performance
Biographie
Noah Konan Allui Léonce est né en 1987 à Béoumi, en Côte d’Ivoire. Il vit et travaille entre la Côte d’Ivoire, la France et l’Europe. Chorégraphe, performeur, artiste plasticien et auteur, il développe une pratique indisciplinée à la croisée de la danse, de la performance, de l’écriture et de la recherche.
Son travail s’intéresse aux gestes du quotidien, aux silences, aux mémoires urbaines et aux récits situés. Il explore des formes de mouvement et d’écriture issues des réalités sociales contemporaines, en lien avec ce qu’il nomme le Broukabrou relâché, une méthode de recherche et de création ancrée dans l’expérience du corps, des territoires et des langues.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment la Cité internationale des arts (2025), au Festival d’Automne, France (2025), Institut français de Pointe-Noire, Congo (2024), CocoonDance, Allemagne (2023), et la Briqueterie CDCN du Val-de-Marne, France (2022-2023).
Projet de résidence
Broukabrou Relâche – Roman-performance est un projet de recherche-création à la croisée de l’écriture, de la performance et de la chorégraphie. Il s’inscrit dans la continuité de la méthode Broukabrou Relâche, développée depuis la formation de Léonce Noah à EXERCE (ICI–CCN de Montpellier), puis approfondie depuis 2022 en Côte d’Ivoire, au Congo et en Europe. Cette méthode s’appuie sur les gestes ordinaires, les silences, les langues mêlées et les mémoires fragmentées des espaces urbains inachevés. La résidence sera un temps de relâche et de concentration consacré à l’écriture d’un roman-performance composé de journaux, d’archives, de récits autobiographiques et de témoignages collectés au fil d’expériences artistiques et humaines. Le texte est pensé comme une matière vivante, en circulation entre le corps, la voix, l’image et l’espace.
L’ambition est de faire émerger une écriture scénique et littéraire qui dépasse le livre pour devenir un espace performatif, activable par la lecture, la performance et les archives numériques, ouvert à la transmission et au partage.

Égypte
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Mahmoud Khaled, Égypte
Painter on a Study Trip, Chapter #3
Biographie
Mahmoud Khaled est né en 1982 à Alexandrie, en Égypte. Vit et travaille entre Le Caire et Berlin.
Sa pratique traverse la photographie, l’installation, le texte et la vidéo, et s’intéresse aux histoires de l’enseignement artistique, aux questions de représentation, aux existences queer et aux pouvoirs institutionnels. À travers des méthodologies fondées sur la recherche et l’affect, son travail analyse la manière dont les systèmes de pouvoir et de savoir façonnent la visibilité, l’intimité et l’autorité.
Le travail de Mahmoud Khaled a été présenté dans de nombreuses biennales et institutions, notamment à la 16ᵉ Biennale de Sharjah, Émirats arabes unis (2025), à BOZAR – Centre for Fine Arts, Belgique (2024), à l’EMST / Musée national d’art contemporain, Grèce (2022), à The Mosaic Rooms, Londres, Royaume-Uni (2022), ainsi qu’à la Biennale d’Istanbul, Turquie (2022).
Projet de résidence
Le projet Painter on a Study Trip, Chapitre #3 explore la ville comme un musée vivant, où l’art, l’histoire, la politique et la vie quotidienne se croisent. À travers des visites de musées, d’écoles d’art et d’espaces domestiques intimes, Mahmoud Khaled interroge la manière dont l’enseignement artistique et les héritages coloniaux continuent de façonner les modes de perception contemporains.
En considérant Paris comme un collaborateur actif plutôt que comme un simple décor, le projet réinvente le « voyage d’étude » comme un parcours personnel à travers les strates formelles, émotionnelles et politiques inscrites dans la ville.
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Ukraine
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Nikita Kadan, Ukraine
The Battle in the Museum (working title)
Biographie
Nikita Kadan est né en 1982 à Kyiv, en Ukraine. Vit et travaille à Kyiv.
Le travail de Nikita Kadan s’articule autour d’une exploration artistique des évolutions sociales et politiques postcommunistes, ainsi que de leurs origines et de leurs causes dans le système soviétique. Observateur attentif et critique des transformations historiques, il interroge les continuités et les ruptures entre le passé communiste et le présent du capitalisme accéléré. Sa pratique mobilise l’installation, le graphisme, la peinture, le dessin mural et l’affiche dans l’espace public, et s’inscrit parfois dans des collaborations interdisciplinaires avec des architectes, des militant·es des droits humains et des sociologues.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, parmi lesquelles le Musée national d’art d’Ukraine (2025), le mumok – Museum moderner Kunst Stiftung Ludwig à Vienne (2025), la 60ᵉ Biennale de Venise (2024), le Castello di Rivoli (2023) et le Centre Pompidou (2022).
Projet de résidence
Le projet de Nikita Kadan met en dialogue des images issues de la peinture romantique française du XIXᵉ siècle et de la documention liée à la guerre actuelle en Ukraine. En confrontant les rhétoriques visuelles romantisées des conflits passés à la réalité vécue de la violence en cours et de la souffrance de masse, le travail interroge la persistance — et les limites — des modes hérités de représentation de la guerre. Des dessins monumentaux au fusain, inspirés de figures de victimes issues de la peinture romantique, sont présentés aux côtés de sculptures à valeur de preuve, réalisées à partir de débris collectés en Ukraine. À travers cette juxtaposition et une installation immersive brouillant les registres muséographiques et affectifs, le projet explore l’écart entre l’esthétisation des images de guerre et l’immédiateté de l’expérience vécue, mettant en avant une poétique du témoignage et la puissance probante de la pratique artistique.

Palestine & Canada
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Osprey V, Palestine & Canada
Angels Kneel
Biographie
Osprey V est composé de Raji AlJaro, Saed AlJaro, Moamin AlJaro, Ahmad Abuhowidy (né à Gaza) et Ash Moniz (né·e à Wawa), nés entre 1989 et 1993. Osprey V est un groupe de rock formé de survivant·es du génocide, qui produit également des œuvres de sound-art, de vidéo et de performance.
Le travail d’Osprey V a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Rockbund Art Museum, Chine (2025), au programme ISP du Whitney Museum, États-Unis (2025), à AlJazeera Documentary, Palestine (2021), à Live for Gaza, Palestine (2021), ainsi qu’une performance à venir au Palau Sant Jordi, Espagne (2026).
Projet de résidence
Cette résidence représente la première occasion pour le collectif de se retrouver (sans craindre pour leur vie) depuis des années. Pendant le génocide à Gaza, iels ont produit de la musique et des vidéos comme acte d’espoir, tout en faisant face à des horreurs indicibles. La sécurité et le soutien offerts par la résidence permettront à leurs œuvres inachevées de parvenir à leur pleine réalisation.
À partir de leur expérience de survie, ce projet examine les obstacles à la création artistique en temps de guerre : par exemple, chercher le silence pour enregistrer des voix (pendant les bombardements), ou se retrouver avec les images d’un collaborateur, Ismail AbuHatab, tué lors d’un bombardement peu après leur tournage commun.
À travers le son, iels cherchent à transformer le deuil en moyen de lutte pour les vivants et pour les voix réduites au silence. Le collectif réalisera des enregistrements audio et vidéo qui estompent les frontières entre musique et art, produisant au fil du projet des bandes sonores, des partitions, des films et des installations.

Ouzbékistan
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Oyjon Khayrullaeva, Ouzbékistan
Keeper of memories
Biographie
Oyjon Khayrullaeva est née en 1996 à Boukhara, Ouzbékistan. Vit et travaille à Tachkent.
Sa pratique artistique repose sur le collage numérique et explore le patrimoine culturel de l’Asie centrale à travers la mémoire, la mythologie et l’ornementation architecturale. Travaillant principalement à partir de photographies de mosaïques de Boukhara et de Samarcande, elle recompose des fragments pour créer de nouvelles narrations visuelles qui interrogent l’identité, le genre et la continuité historique.
Puisant dans l’imagerie mythologique, Oyjon Khayrullaeva aborde des thématiques féministes en réinterprétant les symboles et récits hérités depuis une perspective féminine contemporaine. Sa pratique navigue entre tradition et procédés numériques contemporains, produisant des compositions stratifiées qui fonctionnent comme des espaces spéculatifs de mémoire, de résistance et de transformation.
Le travail d’Oyjon Khayrullaeva a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la Biennale de Boukhara, Ouzbékistan (2025), à Neuyat / Nemolchi.uz, Ouzbékistan (2024), à CyberQiz / Qizlar Collective, Ouzbékistan (2024–2025), et au Pavillon national de l’Ouzbékistan, Biennale de Venise (2024).
Projet de résidence
Keeper of Memories est un projet proposé sous la forme de miniatures en collage numérique, réalisées à partir de fragments photographiques, d’ornements architecturaux, de mosaïques et de détails visuels de Boukhara. Les œuvres seront des compositions assemblées numériquement, nourries par les récits oraux transmis par la grand-mère d’Oyjon Khayrullaeva sur la vie familiale et le passé de la ville.
Le projet s’inspirera de la logique compositionnelle de la miniature islamique tout en utilisant le collage numérique contemporain comme médium principal. À travers ces miniatures construites numériquement, l’artiste explorera la mémoire, l’identité, la mythologie et les perspectives féministes, en réfléchissant sur les expériences vécues par les femmes en Asie centrale et sur la tension entre les récits culturels hérités et les réalités contemporaines.

Brésil
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Rebeca Carapiá, Brésil
Rust diary - work in progress
Biographie
Rebeca Carapiá est née en 1988 à Salvador, au Brésil.
Utilisant principalement le fer et le cuivre, son travail prend la forme de sculptures, d’installations, de dessins et de gravures, dans lesquels la torsion, l’assemblage et la mise en tension de ces matériaux constituent une forme de calligraphie abstraite. Prenant les mots comme point de départ, les pièces de Rebeca Carapiá dilatent, plient et incisent le langage dans un exercice visant à le déplacer d’une position linéaire et monolithique. Son œuvre se déploie ainsi comme un langage singulier, issu du lien entre le corps, le territoire, la mémoire et les savoirs, nourri à la fois par l’expérience de l’artiste et par celles inscrites dans la matérialité des œuvres.
Rebeca Carapiá a reçu des commandes de la 36ᵉ Biennale de São Paulo, Brésil (2025), de l’Instituto Inhotim, Brésil (2024), ainsi que de la 38ᵉ édition du Panorama da Arte Brasileira, organisée par le MAM São Paulo, Brésil (2024). Elle a également participé à l’exposition Behold, we are here, Suède (2022).
Projet de résidence
Lors de sa résidence, Rebeca Carapiá propose de poursuivre et d’étendre le Rust diary, en prenant Paris comme champ d’observation et d’écoute. Les déambulations dans la ville et ses périphéries, les rencontres avec ses paysages, son architecture et ses gestes quotidiens nourriront une écriture faite de notes, de fragments et de mots laissant place à la respiration. Un carnet dans lequel la rouille n’est pas seulement une matière, mais aussi une méthode de regard, de décantation et de laisser-faire du temps sur les choses.
À partir de ce journal, elle déploie son travail vers des sculptures métalliques et des dessins qui interrogent les rapports de force, de légèreté et de spatialité. Les sculptures naissent de la friction entre le corps et la matière : découper, souder, tordre, plier, finir. Elle réalise elle-même l’ensemble du processus technique, considérant la fabrication manuelle comme une dimension fondamentale de son travail. C’est dans le geste, au contact direct du métal, que s’élabore la pensée formelle.

Brésil
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Ventura Profana, Brésil
Rust diary - work in progress
Biographie
Ventura Profana est née en 1993 à Salvador, au Brésil. Vit et travaille entre Salvador, Rio de Janeiro et São Paulo.
Élevée dans des temples baptistes, elle est pasteure missionnaire, chanteuse de gospel, compositrice et artiste visuelle. Sa pratique s’ancre dans une recherche sur les implications et les méthodologies du christianisme au Brésil et à l’international, notamment à travers la diffusion des Églises néo-pentecôtistes.
Le travail de Ventura Profana a été présenté dans de nombreuses institutions, parmi lesquelles le MASP, Brésil (2025), le Bergen Kunsthall, Norvège (2025), les Rencontres d’Arles, France (2025), le Pavillon suisse à la Biennale de Venise (2024), ainsi que la Biennale de São Paulo, Brésil (2023).
Projet de résidence
La communauté se rassemble au temple, le rituel de culte s’installe, le rock danse : un tremblement de terre ébranle les fondations de la prison. Le projet débute par une enquête sur les mythes entourant l’apparition de la Madone noire et sur la manière dont ces présences s’opposent à une pensée théologique misogyne, ouvrant la voie à une autre compréhension du christianisme.
À partir de là, Ventura Profana relie ses pratiques théologiques en élargissant le processus d’imagination et de relation avec et autour de Deise, une déesse qui aime et œuvre à protéger les personnes transgenres d’une réalité nécropolitique. Une partie du travail consiste à concevoir un temple itinérant et à composer une performance musicale fondée sur le texte biblique de 1 Pierre 2:4-10. Son message s’ancre dans l’existence de la pierre rejetée par les hommes mais précieuse aux yeux de Dieu. Ce qui, pour beaucoup, constitue une pierre d’achoppement est en réalité la pierre angulaire de la construction du temple.
Deuxième session - à venir en septembre 2026
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Le comité de sélection 2026

Directeur artistique des Serpentine Galleries, Londres
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Directeur de la the Haus der Kulturen der Welt (HKW) à Berlin
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Présidente et directrice de la Sharjah Art Foundation
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Curatrice, autrice et professeur hononaire invitée à la Haute école des arts FHNW, Bâle
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Conservateur en chef du département Médias et Performance (poste Lonti Ebers) au Museum of Modern Art (MoMA)
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Directeur artistique du Museu de Art de São Paulo - Assis Chateaubriand
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Directeur·rice·x et conservateur·rice·x en chef du Rockbund Art Museum (RAM), Shanghai
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Les résidents 2025
1ère session - à partir du printemps 2025

Italie
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Rossella Biscotti, Italie
script in sentence
Biographie
Rossella Biscotti est née en 1978 à Molfetta en Italie. Elle vit et travaille entre Bruxelles et Rotterdam. Sa pratique recoupe la sculpture, la performance, les œuvres sonores et la réalisation de films, et explore les moments sociaux et politiques de l'époque récente à travers la subjectivité et les expériences d'individus souvent en opposition à des systèmes institutionnalisés violents. Les œuvres d'art de Rossella Biscotti encapsulent des stratifications méticuleuses de matériaux et de significations.
Le travail de Rossella Biscotti a été exposé dans des institutions internationales, telles que Castello di Rivoli Museo d'Arte Contemporanea, Italie (2024), Dhaka Art Summit, Bangladesh (2020), Kunstinstituut Melly, Pays-Bas (2019), 55e Biennale de Venise, Italie (2013), Secession, Autriche (2013), dOCUMENTA 13, Allemagne (2012) et Manifesta 9, Belgique (2012).
Projet de résidence
Le projet “script in sentence” explore les dynamiques de l'espace public à Paris à travers une série d'interventions performatives. Il s'agit d'un exercice d'observation, d'imagination et d'engagement qui étudie la tension entre le mouvement et la restriction, les gestes et les structures de pouvoir social de la ville, le genre et la race. Les performances impliqueront des actions subtiles, souvent inopinées, introduisant de petits objets portables qui servent à la fois d'accessoires et d'extensions du corps, et pourraient jouer avec les notions de soutien, de don et de restriction ; des textes fragmentés, et des mouvements chorégraphiés. Les performances seront fugaces, minimales et ancrées dans le quotidien - offrant des réflexions à la fois poétiques et politiques sur la façon dont les corps naviguent dans des espaces chevauchant l'histoire et la routine.

États-Unis
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Alice Bucknell, États-Unis
EARTH ENGINE
Biographie
Alice Bucknell est né.e à Londres. Iel vit et travaille à Los Angeles.
Son travail récent se concentre sur la création d'univers cinématographiques dans des jeux-vidéos, explorant les dimensions affectives des jeux vidéo en tant qu'interfaces permettant de comprendre des systèmes, des relations et des formes de connaissance complexes.
L’œuvre d’Alice Bucknell a été exposée au Medialab Matadero et LEV Madrid, Espagne (2024), au Pacific Standard Time (PST) (2024), Arcade Seoul, Corée du Sud (2023), au Singapore Art Museum, Singapour (2023) ou encore au Museum of Contemporary Art in Fort Worth, États-Unis (2023).
Projet de résidence
“EARTH ENGINE” est un jeu vidéo qui traite des futurs climatiques et du paradoxe des technologies prédictives qui ferment la porte à d'autres futurs possibles. Dans ce jeu, on joue dans le rôle de la planète, ce qui renverse la hiérarchie typique entre les personnages et l'environnement, entre le sujet et le paysage.
À mi-chemin entre un tamagotchi écologique et un outil de divination, “EARTH ENGINE” rejette le fantasme modulaire d'un monde entièrement quantifiable. En fusionnant des données climatiques locales basées sur l'adresse IP du joueur avec des prévisions climatiques à long terme et une randomisation par GPS, un nouvel univers est généré à chaque fois qu’un joueur joue. Le projet prend en compte le temps, le chagrin et les dimensions affectives de la crise climatique qui échappent à la grille infinie d'un double numérique de la Terre.
“EARTH ENGINE” bénéficie du soutien de 2025 Creative Capital Grant aux États-Unis et de son commissaire, la MUNCH Trienniale 2025 à Oslo.

Kosovo
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Jakup Ferri, Kosovo
Tintirinti
Biographie
Jakup Ferri est né en 1981 à Prishtina, Kosovo. Il vit et travaille en Amsterdam et Prishtina.
Son travail évoque souvent des éléments de livres pour enfants, d'art populaire et d'art brut, mais sa véritable inspiration vient des micro-organismes tels qu'ils sont vus au microscope. Les peintures figuratives et les broderies qu'il crée sont basées sur des dessins surréalistes qui dépeignent la vie quotidienne dans un monde peuplé d'animaux, d'acrobates, de formes géométriques et d'architectures utopiques. Ces images poétiques invitent à des dialogues silencieux et suggérent de nouveaux modes de communication entre les espèces.
Jakup Ferri a représenté le Kosovo à la Biennale de Venise en 2022. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la Biennale Harewood de Leeds, Royaume-Uni (2024), au Musée Ludwig de Budapest, Hongrie (2024), au Kunstmuseum de Lucerne, Suisse (2023), à la Biennale Manifesta 14 de Prishtina, Kosovo (2022).
Projet de résidence
Pour son projet “Tintirinti”, Jakup Ferri poursuit ses recherches sur les différentes techniques textiles, notamment la tapisserie, les tapis faits à la main et diverses formes de broderie manuelle. Ces méthodes ont considérablement influencé sa pratique créative. Il apprécie profondément l'authenticité, le savoir-faire et le caractère imparfait des textiles faits à la main. Au cours de la dernière décennie, ses recherches ont porté sur l'histoire du textile dans des régions telles que le Burkina Faso, le Ghana, le Sénégal, Haïti, le Suriname, la Turquie et les Balkans. Cette exploration a enrichi sa compréhension de l'importance culturelle et historique de l'art textile et a nourri sa propre vision créative.

Philippines
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Liryc Dela Cruz, Philippines
We Shall Takeover The World
Biographie
Liryc Dela Cruz est né aux Philippines. Il vit et travaille à Rome. Profondément ancré dans les méthodologies décoloniales, son travail examine l'histoire postcoloniale des Philippines, la diaspora philippine et la vie des travailleurs sociaux, domestiques et du nettoyage. Mêlant les récits personnels et collectifs, Liryc Dela Cruz interroge l'identité, l'appartenance et le travail, encourageant le dialogue et imaginant des avenirs façonnés par des histoires partagées et le désapprentissage des héritages coloniaux. Ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses institutions, notamment au Festival de Santarcangelo, en Italie (2024), au Mattatoio di Roma, en Italie (2023), au Teatro di Roma, en Italie (2021), au Festival international du film documentaire de Jihlava, en République tchèque (2018, 2020, 2021) et au Festival du film de Locarno, en Suisse (2015).
Projet de résidence
Dans le but de comprendre les liens entre le travail, l'identité et les héritages coloniaux, Liryc Dela Cruz poursuivra à Paris ses recherches sur les soins, l'hospitalité et les expériences des travailleurs philippins. À travers des rencontres centrées sur la narration, la réflexion et les pratiques décoloniales, Liryc Dela Cruz animera des espaces où les participants pourront partager leurs expériences vécues, s'engager dans l'histoire philippine et réfléchir au rôle du travail dans la formation identitaire. Ces rencontres aboutiront à un travail de collaboration qui mêlera des récits personnels de déplacement, de travail et de résistance. En intégrant ces expériences à ses films et installations, Liryc Dela Cruz approfondira l'étude des processus coloniaux persistants intégrés dans le travail de soin, en utilisant la résidence comme un espace pour amplifier les voix marginalisées par le biais de l'expression artistique collective.

Liban
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Rana Hamadeh, Liban
Le projet Destiny : Standard_Deviation IV
Biographie
Rana Hamadeh est née en 1983 au Liban. Elle vit et travaille à Rotterdam.
Depuis 2016, elle a développé une « pratique opératique », explorant la pensée collective et les modèles d'extension machinique, en se concentrant sur les épistémologies et les technologies de la justice à travers des formats tels que les œuvres théâtrales en tant qu'installations médiatiques, la musique à partir de données statistiques et l'opéra machinique. Elle examine l'« aliénation » en tant que paria juridique et outil discursif, en abordant le droit, le théâtre et les topographies alternatives d'un ordre mondial réimaginé. Elle étudie les témoignages au-delà des paradigmes juridiques, opposant les déclarations rationnelles des tribunaux à l'indicible, créant ainsi des « archives de l'effacement ».
Le travail de Rana Hamadeh a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment Performa Biennial, États-Unis (2023), Edith-Russ Haus, Allemagne (2022), The Secession, Autriche (2021), Kunsthalle Winterthur, Suisse (2019), Rotterdamse Schouwburg, Pays-Bas (2017).
Projet de résidence
Le projet Destiny (2020-X) est un projet de recherche à long terme, s'attachant particulièrement aux économies, aux technologies et aux destins/destinations du désir (machinique), tels qu'ils se manifestent dans des domaines tels que l'analyse prédictive et prescriptive et les domaines naissants de la justice des données et de la justice algorithmique.
En France, Rana Hamadeh prévoit de développer une nouvelle tragédie opératique inspirée par deux scandales liés à la protection sociale : l'« affaire Toeslagen » aux Pays-Bas - où les biais algorithmiques des autorités fiscales ont dévasté des familles de migrants par de fausses accusations de fraude - et un cas similaire en France où des algorithmes discriminatoires de la CNAF ont eu un impact sur des familles de migrants à faibles revenus.

Mexique
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Rodrigo Hernández, Mexique
Conchita
Biographie
Rodrigo Hernández est né en 1983 à Mexico. Il vit et travaille à Mexico. Sa pratique englobe la sculpture, la peinture, le dessin et les installations, et est ancrée dans une recherche sur le monde des rêves et de la fiction. Le travail de Rodrigo Hernández a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment Wattis Institute, États-Unis (2024), Kestner Gesellschaft, Allemagne (2023), Museo Jumex, Mexique (2022), Swiss Institute, États-Unis (2022), Istanbul Modern, Turquie (2020), Kunsthalle Basel, Suisse (2018).
Projet de résidence
En prenant comme point de départ le roman de l'écrivain parisien Patrick Modiano « Dora Budor », Rodrigo Hernández souhaite approfondir ses recherches sur la mémoire, les rêves et les récits d'autofiction en relation avec la biographie de sa grand-mère Conchita. Les deux récits abordent les thèmes de la fuite, de l'enfance et du vertige de se retrouver au bord de l'inconnu.
À Paris, qui, dans l'œuvre de Modiano, n'est pas seulement un décor récurrent mais aussi un personnage central, il souhaite explorer le trope de l'errance urbaine lié à l'acte de rêver, comme cela a été fait dans la photographie d'Eugène Atget, chez la figure du flâneur de Baudelaire, dans les dérives situationnistes, les « excursions » Dada, le « projet Arcade » de Walter Benjamin, pour n'en nommer que quelques-uns.

Pakistan
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Saba Khan, Pakistan
Keeping Afloat in Grey Liquid
Biographie
Saba Khan est née en 1982 à Lahore, au Pakistan. Elle vit et travaille entre Lahore et Londres. Son travail interdisciplinaire s'étend aux domaines de l'art, de l'écologie, de la performance et de l'histoire coloniale, qui se rencontrent lors d'expéditions, de recherches et de travaux sur le terrain. Elle explore l'histoire et la politique des masses d'eau, le flux, la fluidité - les corps qui bloquent l'eau et les corps qui se déplacent le long de l'eau. Ses travaux s'inspirent du langage des mémoriaux, des monuments et des projets publics, équilibrant grandeur, artifice et satire afin d'explorer les fissures dans les structures. Saba Khan a fondé le Murree Museum Artist Residency et le collectif satirique « Pak Khawateen Painting Club ». Elle a récemment exposé au Swiss Institute, aux États-Unis (2024), aux National Museums of Qatar, à Doha (2024), à la Sharjah Art Foundation, aux Émirats arabes unis (2022) et à la Biennale 02 de Lahore, au Pakistan (2020).
Projet de résidence
L'ingénierie de l'eau était un outil pour l'expansion coloniale, le contrôle et la croissance de l'agriculture dans le sous-continent indien au XIXème siècle. Saba Khan s’intéresse aux parallèles entre le contrôle de l'eau et les nouveaux outils de contrôle du capital liquide, la fluidité de l'argent, par des groupes de surveillance, tels que le Groupe d'action financière (GAFI) basé à Paris. Les nouvelles structures bancaires n'ont pas pris en compte les artistes et les femmes, les poussant encore plus à la périphérie avec des règles plus strictes et misogynes. De grands barrages ont été construits pour maîtriser les eaux turbulentes de l'Asie du Sud, tandis que les politiques du GAFI sont utilisées pour bloquer les flux d'argent sale et le blanchiment d'argent, mais leur mise en œuvre affecte la vie des artistes, des citoyens ordinaires, des travailleurs migrants et des femmes.

Corée du sud
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Muyeong Kim, Corée du sud.
Biographie
Muyeong Kim est né en 1995. Il vit et travaille à Séoul.
Muyeong Kim étudie les affinités de désirs contradictoires à travers la mise en scène, la caméra et les installations murales. Il s'intéresse particulièrement au fonctionnement et à la fabrication d'une scène, ce qui lui a récemment permis d'explorer de manière plus approfondie la victimisation esthétisée, ou d'étudier la passivité volontaire et ses violentes ruptures.
Ses expositions récentes comprennent : Leeum Museum of Art, Corée du Sud (2024), Frieze No.9 Cork Street, Royaume-Uni (2024), Amado Art Space, Corée du Sud (2024), N/A, Corée du Sud (2023), et Shower, Corée du Sud (2023).
Projet de résidence
Poursuivant ses recherches sur le portrait par sténopé et divers lieux théâtraux, Muyeong Kim souhaite étudier le conditionnement de l'observation dans des structures en forme de boîte, grandes ou petites. Les exemples de boîtes que l'artiste a choisis pour sa nouvelle recherche sont, par ordre de taille, les suivants : des photographies avec une technique de colorisation apparue au Japon après l'invention de la photographie en noir et blanc et avant l'invention de la photographie en couleur ; une reconstruction d'une chaise à porteurs apparue dans la région française de Sedan ; et une léproserie construite par les Japonais en Corée pendant l'occupation japonaise.

Macédoine du Nord
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Oliver Musovik, Macédoine du Nord
Urban Voids
Biographie
Oliver Musovik est né en 1971 à Skopje. Il vit et travaille à Skopje, en Macédoine du Nord.
La pratique d'Oliver Musovik explore l'écologie urbaine, la résilience et les intersections entre la nature et l'intervention humaine, souvent par le biais de la photographie et de la narration visuelle. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Musée d'art contemporain de Skopje, Macédoine du Nord (2021), au +MSUM Museum of Contemporary Art Metelkova, Slovénie (2018), au Fridericianum Kassel, Allemagne (2003), à Manifesta, Allemagne (2002) et à la Biennale d'Istanbul, Turquie (1999).
Projet de résidence
Le projet étudie les vides urbains de Paris - des espaces négligés et ignorés où la nature et l'environnement bâti s'entrecroisent. Ces zones ambiguës, telles que les lignes de chemin de fer abandonnées, les structures d'utilité publique dissimulées et les villages dépeuplés, remettent en question les récits typiques du développement urbain en mettant en évidence la résilience écologique et la croissance adaptative. S'inspirant des théories du « terrain vague » et du « troisième paysage », le projet souligne l'importance culturelle et écologique de ces espaces non gérés, en les proposant comme lieux de possibles alternatifs. Grâce à une documentation photographique systématique, le travail vise à favoriser une compréhension plus profonde de ces espaces en tant qu'éléments vitaux du tissu urbain.

France
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Jimmy Robert, France
The thin line between care and violence
Biographie
Jimmy Robert est né en 1975 en Guadeloupe. Il vit et travaille à Paris et à Berlin.
La pratique multidisciplinaire de Jimmy Robert englobe la performance, la photographie, le film et le collage, faisant souvent tomber les distinctions entre ces médiums. L'intérêt de Jimmy Robert pour la manière dont le corps peut être personnifié à travers les matériaux et inversement est une force qui intègre son travail de longue date avec la performance dans sa pratique plus large. Il a chorégraphié des performances dans des espaces d'exposition, en relation avec des structures architecturales existantes, ainsi qu'en remettant en scène, en recadrant ou en échantillonnant des performances historiques. Les références fréquentes à l'histoire de l'art, du cinéma et de la littérature sontcaractéristiques de ses récits profondément stratifiés.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment lors d'une exposition de mi-carrière au Nottingham Contemporary, Royaume-Uni (2020), qui s'est rendue au Museion, Italie et au CRAC Occitanie, France (2021). Il a récemment exposé en solo au Moderna Museet, en Suède (2023), Centre national de la danse, France (2023), à la Kunsthalle Baden-Baden, Allemagne (2022), à la Künstlerhaus Bremen, Pays-Bas (2022) et au Hunterian Museum and Art Gallery, Écosse (2021).
Projet de résidence
Le rapport à la police a-t-il toujours été le même en France ? Le projet de Jimmy Robert explore ce sujet à la manière dont Nietszche pose l'Histoire, d'un point de vue monumental, archivistique et critique. Dans une première phase de recherche, Jimmy Robert souhaite approfondir le sujet pour le traiter avec justesse, afin de développer une nouvelle performance. Il est curieux de rencontrer des personnes basées à Paris comme Fabien Jobard - politologue qui a beaucoup enquêté sur les violences policières -, le journaliste David Dufresne et Assa Traoré. Mediapart a également beaucoup travaillé sur le sujet et il est impatient de fouiller dans leurs archives.

Indonésie
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Tromarama, Indonésie
The Avatar’s Currency
Biographie
Tromarama est un collectif d'artistes formé en 2006 par Febie Babyrose, Herbert Hans et Ruddy Hatumena. Ils vivent et travaillent à Bandung et Jakarta, en Indonésie. Combinant la vidéo, l'installation et la programmation informatique, leur travail commun s’intéresse à l'influence des médias numériques sur la perception qu'a la société de son environnement. Leurs projets s’articulent autour de l'élargissement du champ des possibilités par lequel les individus génèrent continuellement de nouvelles formes de valeur à travers la collecte, l'interprétation et l'utilisation de données lorsqu'ils naviguent dans le cyberespace. Leur travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment la Fondation Julia Stoschek, Allemagne (2024), Videobrasil, Brésil (2023), M+, Hong Kong (2023), Kunsthal Charlottenborg Biennale, Danemark (2023), Kunstinstituut Melly, Pays-Bas (2023).
Projet de résidence
“The Avatar's Currency” explore les intersections de l'identité, du commerce et de la représentation numérique. Le projet établit des parallèles entre les opulents bals masqués des XVIIe et XVIIIe siècles en France et la nature performative des personas numériques modernes au sein des économies de marché. Le projet vise à examiner le rôle de l'anonymat à travers l'histoire, en particulier dans les mascarades et les environnements numériques d'aujourd'hui, en permettant aux individus d'endosser différents personnages qui s'alignent sur les idéaux dominants orientés vers le marché, les défient ou en tirent profit. Le projet vise à produire une vidéo présentant une animation en trois dimensions, qui sera développée à l'aide de mouvements de danse filmés. Le projet cherche à explorer une source énergétique alternative, où les mouvements physiques sont remplacés par des points de données, servant de base fondamentale à la création de films d'animation.
Deuxième session - à partir de septembre 2025

Bangladesh
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Gidree Bawlee, Bengladesh
“Imagined Land”
Biographie
Gidree Bawlee Foundation of Arts fut fondé en 2001 par Kamruzzaman Shadhin et aujourd'hui dirigée conjointement avec Salma Jamal Moushum.
Le collectif est basé dans le village de Balia, à Thakurgaon, au Bangladesh. En tant que collectif artistique communautaire, il fait participer diverses communautés à des programmes créatifs et à des recherches portant sur l'histoire, la culture et l'environnement locaux. Le collectif se nourrit de la collaboration, mêlant les traditions locales aux perspectives mondiales par le biais de pratiques participatives et pluridisciplinaires. Sa pratique sociale met l'accent sur les liens partagés et l'équilibre dans le processus artistique.
Les projets de Gidree Bawlee ont été présentés au Baltic Centre for Contemporary Art, au Royaume-Uni (2024), à la Biennale de Kochi-Muziris, en Inde (2022-2023), au Dhaka Art Summit, au Bangladesh (2020, 2023), à l'Asia Pacific Triennial, en Australie (2021), et au Museo Madre, en Italie (2021).
Projet de résidence
“Imagined Land” explore la manière dont le mouvement des personnes à travers les frontières se croise avec la transmission et la transformation de la mémoire culturelle, en interrogeant les notions d'appartenance et d'identité en tant que constructions fluides et contingentes. Le projet examine la manière dont les pratiques de préservation et d'adaptation culturelles fonctionnent dans le contexte de la migration, en s'intéressant aux expériences vécues par les individus lorsqu'ils naviguent sur des terrains sociaux et spatiaux changeants. Grâce à la recherche d'archives et à la réflexion critique, “Imagined Land” étudie l'interaction entre la mémoire collective et les récits individuels, en examinant comment ces éléments remodèlent et reconstituent les notions d'identité et de communauté dans les contextes diasporiques.

Suisse / Allemagne
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Pauline Boudry & Renate Lorenz, Suisse / Allemagne
A Portrait (Paris Version)
Biographie
Pauline Boudry et Renate Lorenz travaillent ensemble à Berlin depuis 2007.
Elles produisent des installations qui chorégraphient la tension entre visibilité et opacité.
Leurs films capturent des performances devant la caméra, souvent à partir d'une chanson, d'une image, d'un film ou d'une partition d'un passé proche. Ils bouleversent les récits historiques normatifs et les conventions de la spectature, car les personnages et les actions à travers le temps sont mis en scène, superposés et réimaginés. Leurs interprètes sont des chorégraphes, des artistes et des musiciens, avec lesquels ils entretiennent une conversation à long terme sur les conditions de la performance, l'histoire violente de la visibilité, la pathologisation des corps, mais aussi sur le compagnonnage, le glamour et la résistance. Leurs sculptures et objets font souvent référence à la potentialité de la performance, en utilisant des matériaux qui se connectent à des accessoires, des scènes, des costumes, des microphones, des perruques ou des pistes de danse.
Les œuvres de Pauline Boudry et Renate Lorenz ont été présentées dans de nombreuses institutions, notamment au musée MUAC de Mexico (2025), au Philadelphia Museum of Art (2025), à la 35e Biennale d'art de São Paulo, Brésil (2023), au Crystal Palace/Musée Reina Sofia de Madrid, Espagne (2022-2023), au Centre Pompidou, en France (2023) ou à la 58e Biennale di Venezia, Italie (2019).
Projet de résidence
Pauline Boudry et Renate Lorenz considèrent cette installation, A Portrait (2024–), comme un projet en cours, destiné à intégrer progressivement de nouveaux portraits et susceptible d’évoluer dans sa forme au fil du temps. Comme la majorité des huit performeur·euses déjà impliqué·es dans le projet sont basé·es dans des pays anglophones, elles souhaitent approfondir leur connaissance de la scène francophone. Elles prévoient de mener une recherche sur l’histoire et la présence de la performance à Paris et en France, en rencontrant des performeur·euses, en assistant à des performances, des événements underground et musicaux, et en consultant des films, des photographies et d’autres documents dans les archives. Elles espèrent trouver de nouveaux·elles collaborateur·rices afin de poursuivre le développement du projet.

Arabie Saoudite
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Sarah Brahim, Arabie Saoudite
The Pedestrians
Biographie
Sarah Brahim est née à Riyad, en Arabie Saoudite. Elle vit et travaille entre le monde arabe, l’Europe et les États-Unis.
Sarah Brahim est une artiste visuelle et de performance qui travaille à travers plusieurs médiums pour présenter un travail enraciné dans les expériences du corps. Elle a suivi une formation professionnelle d’interprète, de professeur et de chorégraphe au Conservatoire de danse de San Francisco et a obtenu un BFA (Hons) à la London Contemporary Dance School. Sa pratique de recherche a commencé alors qu’elle étudiait la médecine à l’université, et elle a continué à pratiquer et à se produire. La quête de comprendre le corps à travers tous les angles possibles — biologiques, physiologiques, expérientiels et autres — l’a amenée à recevoir son baccalauréat en sciences de l’Oregon Health and Science University, avec un accent sur l’anthropologie médicale, la médecine naturopathique et la santé publique.
Le travail de Sarah Brahim a été présenté dans de nombreuses institutions, dont la 16e Biennale de Lyon, France (2022), le Louvre d’Abou Dhabi, Émirats (2023), la Fondation Bally, Suisse (2023), le Festival du film de Locarno, Suisse (2024) ou le Museum of Moving Images, États-Unis (2025).
Projet de résidence
“The Pedestrians” est un projet de recherche qui s’étend entre film, performance live, texte et son. Sarah Brahim travaille actuellement sur des performances et des vidéos multi-pièces sur le thème du mouvement dans le corps articulé comme espace de transformation. Ce projet sera construit à travers la recherche en studio de mouvement et des interviews/observations filmées, des recherches textuelles et écrites, des archives et des photographies.

Brésil
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Manoela Cezar, Brésil
La Roquette Square from autumn to winter
Biographie
Manoela Cezar est née en 1995 au Brésil. Elle vit et travaille à São Paulo.
Manoela Cezar développe une pratique multidisciplinaire à l'intersection du cinéma et des arts visuels. Monteuse de films expérimentée, son travail assemble différents éléments sensoriels pour créer de nouvelles façons d'expérimenter l'histoire. Elle développe actuellement une installation à grande échelle soutenue par la bourse Expanded Cinema, Spcine / Lei Paulo Gustavo, au Brésil.
Le travail de Manoela Cezar a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment Diário Contemporâneo de Fotografia, Brésil (2024), Museu de Arte de Ribeirão Preto, Brésil (2024), Auroras, Brésil (2022), Museu de Arte Brasileira - MAB/FAAP, Brésil (2019).
Projet de résidence
Le projet propose la production d'un court-métrage se déroulant dans le square de la Roquette. Construit sur le site d'une ancienne prison, le square est aujourd'hui un espace public entouré d'écoles et de résidences familiales. En son centre se dresse une grande tour de jeux qui reprend l'architecture de l'ancienne tour de guet de la prison. Grâce à une observation saisonnière, de l'automne à l'hiver, le film documentera la vie quotidienne de la place et la façon dont ses utilisateurs interagissent. Le projet cherche à explorer la relation stratifiée entre architecture, mémoire et utilisation publique, révélant comment le passé carcéral du site continue de résonner. En se concentrant sur les gestes, les rythmes et les dynamiques spatiales, le film vise à découvrir les traces de l'histoire inscrites dans le paysage, invitant à la réflexion sur la façon dont les espaces urbains portent et cachent leur passé.

Bénin
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Sènami Donoumassou, Bénin
Les bouts de bois de Dieu
Biographie
Sènami Donoumassoum est née en 1991 à Porto-Novo, Bénin. Elle vit et travaille à Cotonou.
Artiste visuelle, Sènami Donoumassou explore les notions d’identité, d’héritage et d’histoire. Elle expérimente, à travers ses créations, oscillant entre photogrammes, installations protéiformes, œuvres vidéo et dessins, l’envergure des potentialités techniques et poétiques de la lumière. Elle est lauréate du prix James Barnor en 2022.
Le travail de Sènami DONOUMASSOU a été présenté dans de nombreuses institutions telles que LA Fondation H, France (2024), Biennale de Dakar, Sénégal (2024), SAVVY Contemporary, Allemagne (2022), Le Centre, Bénin (2022), ou encore l’Institut Français, Bénin (2019).
Projet de résidence
Ce projet interroge la relation profonde que les sociétés humaines ont entretenues avec la nature, à travers les mythes, rituels, croyances et spiritualités. En proposant un dialogue entre les traditions du Bénin, notamment le Vodùn, et les anciens cultes païens européens, il tentera de saisir les contours d’une mémoire collective transversale. Dans un même mouvement, il explore la marginalisation de ces liens, autrefois intrinsèquement liés, face à un système capitaliste global. En trois axes — recherche documentaire, exploration du corps comme vecteur de mémoire, et travail plastique autour de la suie — il propose de renouer avec une écologie sensible et spirituelle, en réintégrant la nature comme partie constitutive de l’être humain et non simple ressource. Pensé comme un diptyque entre le Bénin et la France, le projet pose une réflexion sur le corps comme médiateur de cette mémoire.

Soudan
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Hassan Musa, Soudan
LES FANTÔMES D’AFRIQUE DANS LES MUSÉES D’EUROPE: De la représentation de l’Afrique dans les musées Européens.
Biographie
Hassan Musa est né en 1951 à En-Nahud, au Soudan. Il vit et travaille à Domessargues, France.
Il a développé une pratique artistique polymorphe qui inclut la peinture, la calligraphie, le textile et la performance, et explore au travers de son travail des thèmes tels que l'identité, l'histoire coloniale et les dynamiques de pouvoir à l’échelle mondiale.
Le travail de Hassan Musa a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, France (2025,2004), le MAXXI, Italie (2018), la Biennale de Dakar, Sénégal (2018), le Smithsonian, Etats-Unis (2014), la Biennale de Venise, Italie (1997).
Projet de résidence
Profitant de l’opportunité offerte par cette résidence, Hassan Musa souhaite se plonger dans les collections de nombreux musées parisiens pour entamer une réflexion sur la question de la conservation et l’exposition des objets d’ « Arts africains » dans les musées d’Europe.
Il s’agit d’étudier les différentes propositions et possibilités, telle que celle, entre autre, d'« intégrer » ces objets dans des œuvres d’art contemporaines. Cela bien sûr, en prenant en compte la légitimité de telles propositions. En effet, qui est légitime pour décider du sort de ces objets ? Les commissaires et conservateurs ? Les artistes « africains » contemporains ? Le peuple africain et ses représentants ?
En s’immergeant dans les grands musées parisiens, fruits de l’histoire coloniale française, Hassan Musa espère poursuivre ses recherches sur ce statut des objets africains dans les musées européens.

Royaume-Uni
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Roy Claire Potter, Royaume-Uni
Comms Fail
Biographie
Roy Claire Potter est né·e en 1986 à Merseyside, en Angleterre. Iel vit et travaille à Todmorden, dans le Yorkshire.
Roy Claire Potter est un·e artiste qui se produit, publie et expose. En 2026, iel présentera une nouvelle œuvre majeure en direct à la Biennale de Liverpool, qui abordera les résonantes associations entre la connaissance autistique et les communications radio.
Le travail de Roy Claire Potter a été présenté par de nombreuses institutions et collaborateurs, notamment l'éditeur d'artistes Book Works, Royaume-Uni (2024), BEK (Bergen Centre for Electronic Arts), Norvège (2023-2024), la galerie A plus A, Italie (2022), Tate Britain, Royaume-Uni (2020) et BBC Radio 3, Royaume-Uni (2020).
Projet de résidence
Que se passerait-il si la connectivité par satellite tombait en panne ? La radio amateure ou « HAM » pourrait offrir une alternative résiliente, mais même celle-ci se plie aux forces célestes.
“Comms Fail” est une installation multimédia composée de dessins scénographiques à grande échelle et d'une performance scénarisée en direct qui imagine un avenir de défaillance des communications. Le projet met en parallèle les résonnances d’associations entre la connaissance autistique et la technologie des communications par radio amateur.


Natascha Sadr Haghighian
« Listening to Pantin »
Biographie
Natascha Sadr Haghighian est née en 1987, 1968 ou 1976 en Allemagne, en Iran ou en Australie. Elle vit et travaille à Berlin, Kassel, Gütersloh, Santa Monica ou dans les Cotswolds.
Natascha Sadr Haghighian développe des installations, des œuvres vidéo et audio, ainsi que des interventions performatives pour évoquer et faire résonner les infrastructures diasporiques et les conditions de la collectivité. Sa pratique est profondément investie dans la collaboration, le jeu sensuel et l'écoute comme modes de démêler l'individualité libérale et les accords sociogéniques de la cognition. Récemment, elle s'est intéressée à la désobéissance épistémique comme mode de désapprentissage de la colonialité. Elle a cofondé plusieurs collectifs et coalitions, dont l'institut pour la traduction incongrue avec Ashkan Sepahvand, et kaf avec Shahab Fotouhi et Tirdad Zolghadr.
Les œuvres de Natascha Sadr Haghighian ont été présentées dans de nombreuses institutions, notamment au Taipei Fine Arts Museum, Taïwan (2023), au Beirut Art Center, Liban (2022), à la Haus der Kulturen der Welt, Allemagne (2021) ou à la Biennale de Venise, Italie (2019).
Projet de résidence
« Listening to Pantin » est un projet audio qui vise à s'engager dans l'écoute, l'enregistrement, la mise en résonance avec les luttes des sans-papiers qui vivent dans la rue dans les campements de la banlieue de Paris. En suivant le travail de groupes de solidarité comme Pantin Solidaire, l’artiste veux trouver des airs de solidarité, des chants de courage et de passage, des chants de douleur et de protestation que les personnes vivant dans les camps connaissent et chantent. Elle souhaite apprendre des chansons des membres de la communauté du camp et les enregistrer. Chantées ensemble, ces chansons deviendront la base d'un paysage sonore qui résonnera sur les murs de la ville. Le projet « Listening to Pantin » peut avoir plusieurs résultats possibles : une installation sonore, des promenades audio ou encore des hymnes de manifestations.

Iran
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Farkhondeh Shahroudi, Iran
Histoires à travers le rideau / stories through the curtain
Biographie
Farkhondeh Shahroudi est née en 1962 à Téhéran, en Iran. Elle vit et travaille à Berlin, en Allemagne.
Poète et artiste visuelle, sa pratique interdisciplinaire englobe l'écriture automatique, le dessin, la sculpture, le textile et la performance. Ses œuvres sont conçues comme des poèmes en trois dimensions, utilisant des matériaux coloniaux, des tissus cousus à la main et des tapis. Son approche poétique et politique explore la migration, la mémoire et la transculturalité. Elle a reçu le Hannah Höch Förderpreis et l'Exile Visual Art Award.
Le travail de Farkhondeh Shahroudi a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment Poesiefestival, Allemagne (2025), Goethe-Institut New York, États-Unis (2024), Staatliche Museen zu Berlin, Allemagne (2022), Social Art Actions, Allemagne (2022) et Sonsbeek, Pays-Bas (2021).
Projet de résidence
Un rideau qui raconte des histoires, une surface évolutive où le texte et la matière se fondent en une œuvre polyphonique, une poétique performative de la matière. Inspiré des contes traditionnels iraniens, le rideau devient image, voix et corps. Les figures de Farkhondeh Shahroudi sautent du passé au présent ; la frontière entre la matière et le corps se dissout. Des histoires inédites sont racontées, tissées dans le rideau, formant un récit vivant. La surface devient langage, l'espace devient mémoire, voix et silence, matière, image et texte. Des réseaux émergent entre les temps et les lieux, le politique et l'intime, le social et le solitaire. Un poème qui se tient dans l'espace comme un corps.

Espagne
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The Possibility, Espagne
Biographie
Gala Hernández López est née en 1993 en Espagne. Elle vit et travaille à Berlin.
Sa pratique interdisciplinaire fusionne le cinéma avec l’installation vidéo, la performance et les publications. Elle explore comment le capitalisme informatique reforme la subjectivité, en examinant les imaginaires virtuels, les récits techno-utopiques et les fantasmes de contrôle qu’ils génèrent. Ancrée dans la recherche, son travail mêle la critique matérialiste à la poésie et l’intimité. Le travail de Gala Hernández López a été présenté dans de nombreuses institutions et festivals, notamment au Festival de Cannes (Quinzaine des Cinéastes), France (2025), au Cinéma du Réel, France (2024), au Palais de Tokyo, France (2024), à la Berlinale, Allemagne (2023) ou au DOK Leipzig, Allemagne (2022).
Eduardo Castillo-Vinuesa est né en 1989 à Grenade, en Espagne. Il vit et travaille à Madrid.
Eduardo Castillo-Vinuesa est un architecte antidisciplinaire, curateur et éducateur travaillant à travers le milieu universitaire et le secteur culturel. Sa pratique intègre l’architecture, la conception institutionnelle, le cinéma et les stratégies de conservation pour relever les défis spatiaux contemporains. Professeur associé à l’ETSAM-UPM et actif dans des réseaux de recherche comme ProLAB et LINA. Il a été commissaire du pavillon espagnol à la Biennale de Venise (2023), directeur de la revue Arquitectura COAM et responsable de Medialab Matadero (2021-2024). Ses projets, tels que Skynomics et Foodscapes, explorent les dimensions politiques et écologiques de l’urbanisation et de la transformation planétaire.

Chine
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Zhiqian Wang, Chine
A Shadow Moves Through the City
Biographie
Zhiqian Wang est née en 1999 en Chine. Elle vit et travaille à New York.
Sa pratique artistique va de l'intervention au film analogique en passant par le travail sur papier ou sur soie. Elle construit des systèmes expérimentaux qui testent les limites des significations à travers le processus matériel, le concept et l'interaction. Ses recherches portent sur la philosophie des sciences, le langage et la métaphysique.
Le travail de Zhiqian Wang a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Jewish Museum, États-Unis (2023), au Contemporary Arts Center, États-Unis (2023), et se produit au MoMA PS1, États-Unis (2023), à la Biennale Performa, États-Unis (2023), et à Art, Culture, and Technology at MIT, États-Unis (2018).
Projet de résidence
“A Shadow Moves Through the City” est un projet d’essai expérimental tourné sur 16mm, qui mêle fiction, recherche philosophique et documentaire. Le film s’inspire de la vie et des idées du philosophe et logicien Jean Cavaillès, membre de la Résistance française, qui a été dépeint comme Saint Luc Jardie dans “l’Armée des ombres” de Jean-Pierre Melville. En réalité, Cavaillès fut trahi, emprisonné et exécuté par la Gestapo le 17 février 1944. En prison, il a écrit "Sur la logique et la théorie de la science”, où il critique l’idée que la connaissance et la vérité sont fondées sur la conscience individuelle ou une origine fixe. Selon lui, la connaissance est dynamique, évoluant à travers un engagement continu avec les réalités extérieures, tout comme la progression des événements historiques. Tourné sur des sites liés à la vie de Cavaillès à Paris, le film explore les fondements de la science et des mathématiques et leur relation équivoque avec la réalité et l’histoire.

Albanie
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Driant Zeneli, Albanie
The Valley of the Uncanny Lovers.
Biographie
Driant Zeneli est né en 1983 à Shkoder, en Albanie. Il vit et travaille entre Tirana et Turin.
À travers ses films et ses installations de sculptures vidéo, il entrelace des représentations du pouvoir, de la science, de la mythologie et des contes avec des récits individuels, donnant naissance à des utopies qui subvertissent l’ordre naturel des choses. L’acte créatif se nourrit de rencontres imprévues et du rapport au patrimoine architectural des lieux. Il a représenté le Pavillon albanais à la 58ᵉ Biennale de Venise en 2019.
Le travail de Driant Zeneli a été présenté dans de nombreuses institutions, parmi lesquelles : l’EMST – Musée national d’art contemporain, Grèce (2025), la Biennale de Sharjah 16, Émirats arabes unis (2025), Manifesta 14, Kosovo (2022), la 39ᵉ EVA International Biennial, Irlande (2020), ainsi que le Centre Pompidou, France (2016).
Projet de résidence
Parfois, les contes de fées offrent davantage de possibilités pour susciter un sentiment d’étrangeté que la vie réelle. Comment créer un conte autour des Uncany Lovers ?
The Valley of the Uncanny Lovers est née du besoin d’explorer l’espace du quotidien au sein de bâtiments modernistes des années 1970–1980, ainsi que les relations entre l’artificiel et ce que nous appelons des sources d’énergie « naturelles », telles que le lithium, le gaz naturel ou l’uranium. L’intention est d’analyser, sous un angle émotionnel, les relations que les individus entretiennent avec l’architecture et leur environnement : par exemple, tomber amoureux comme sentiment envers l’autre, envers un dispositif technologique, ou encore envers un robot guidé par une intelligence artificielle.
Le premier chapitre a été développé à Belgrade, Serbie, le second est actuellement en cours à Duisbourg, Allemagne, et le dernier se déroulera à la « Cité des étoiles », à Givors, France.
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Le comité de sélection 2025

Critique d’art et directrice du Museo Tamayo of Contemporary Art
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Magali Arriola est directrice du Musée Tamayo à Mexico City. Entre 2016 et 2019, elle est commissaire en chef pour KADIST en Amérique latine, et commissaire du Pavilion Mexicain pour la 58ème Biennale de Venise (Pablo Vargas Lugo, Acts of God, 2019). Entre 2011 et 2014 elle est commissaire en chef du Musée Jumex, et commissaire en chef du Musée Tamayo entre 2009 et 2011. Arriola a contribué à de nombreux ouvrages et catalogues, mais aussi des publications telles que Art Forum, Curare, Frieze, Mousse, Manifesta Journal, et The Exhibitionist.
Crédit photo : Pedro Luján. Courtesy Revista Capitel.

Directrice artistique de la Samdani Art Foundation et conservatrice en chef du Dhaka Art Summit
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Diana Campbell Betancourt est une conservatrice américaine qui exerce ses activités en Asie du Sud et du Sud-Est depuis 2010, principalement en Inde, au Bangladesh et aux Philippines. Elle œuvre à la mondialisation du milieu artistique et adopte une approche plurielle et à long terme qui tient compte des préoccupations des territoires et des artistes sous-représentés, ainsi que de celles des artistes plus réputés, dans le cadre de nombreux forums.
Elle est depuis 2013 la directrice artistique et fondatrice de la Samdani Art Foundation, située à Dhaka, au Bangladesh, et la conservatrice en chef du Dhaka Art Summit, dont elle a dirigé les éditions 2014, 2016, 2018 et 2020, saluées par la critique. Elle a fait du Dhaka Art Summit l'une des principales structures de recherche et d'exposition consacrées à l'art en Asie du Sud, réunissant des artistes, des architectes, des conservateurs et des écrivains de toute l'Asie du Sud à travers un modèle reposant essentiellement sur des commandes. Parallèlement à ses activités au Bangladesh de 2016 à 2018, Diana Campbell Betancourt a également été la directrice artistique et fondatrice de Bellas Artes Projects aux Philippines, un programme international de résidence et d'exposition à but non lucratif implanté à Manille et à Bataan.

Philosophe et enseignant à l’EHESS
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Emanuele Coccia est enseignant à l’EHESS à Paris. Il est l’auteur de La Vie sensible (2010), La Vie des Plantes (2018), Métamorphoses (2021) et Philosophie de la maison. L'espace domestique et le bonheur (2023). Il a réalisé des vidéos d’animation telles que Quercus (2019, avec Formafantasma), Heaven in Matter (2021, avec Faye Formisano) et Portal of Mysteries (2022, avec Dotdotdot). Il participe à plusieurs expositions en tant que conseiller. Il co-écrit actuellement un ouvrage sur les relations entre la mode et la philosophie avec Alessandro Michele, directeur de la création de la maison Gucci.
Crédit photo : Frank Perrin.

Directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l’art contemporain
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Directrice artistique, commissaire et productrice, Isabelle Gaudrefroy est aujourd’hui directrice générale artistique adjointe de la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Elle commence sa carrière au théâtre des Amandiers en 1995. De 1999 à 2010, elle dirige les Soirées Nomades de la Fondation Cartier. Elle rejoint en 2011 l’équipe de direction de la Fondation et assure le commissariat d’expositions qui ont fait date comme Junya Ishigami, Freeing Architecture en 2018 et Nous les Arbres en 2019.
Crédit photo : Valentin Le Cron

Directeur de la the Haus der Kulturen der Welt (HKW) à Berlin
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Depuis janvier 2023, Bonaventure Soh Bejeng Ndikun dirige la Haus der Kulturen der Welt (Maison des cultures du monde) à Berlin. Précédemment, Il a été directeur artistique des 13e Rencontres de Bamako en 2022, commissaire du pavillon de la Finlande à la 58ème Biennale de Venise en 2019, commissaire invité à la Biennale de Dakar en 2018, et membre de l’équipe curatoriale de la Documenta 14, à Athènes et à Kassel en 2017. Il fonde en 2009 le centre d’art SAVVY Contemporary, espace de création artistique indépendant basé à Berlin.
Crédit photo : Alexander Steffens

Directeur artistique des Serpentine Galleries
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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions.Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C, et il contribue régulièrement à Mousse et Kaleidoscope. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).
Crédit photo : Tyler Mitchell.