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Les artistes des résidences Art Explora – Cité internationale des arts

Ce programme, lancé en 2021, donne la possibilité à des artistes et des chercheurs venus du monde entier de développer un travail de recherche et de création au cœur de Paris, en lien avec la scène artistique et professionnelle française. Il encourage la création sous toutes ses formes tout en facilitant sa diffusion auprès du plus grand nombre. Le travail des résidents porte sur les thèmes de l’exploration scientifique, technologique et aborde les grands enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Une vingtaine de résidents sont sélectionnés chaque année par un comité de sélection international

Les résidents 2022

Première session - à partir du printemps 2022

Programme SOLO

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Brook Andrew

Australie

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Brook Andrew, Australie

Projet : Guulany

L’artiste


Brook Andrew est né en en 1970 à Sydney. Il vit et travaille à Melbourne, Australie, sur la terre des Nations Kulin. Artiste, commissaire d’exposition et chercheur, il s’intéresse à la collision des récits entrelacés qui souvent émergent du chaos du « Wuba (trou) colonial » à partir d’une double perspective en tant que Wiradjuri et Celte : sa filiation matrilinéaire trouve son origine dans le midi kalar (terre des trois rivières), en Australie. Ses œuvres, sa recherche, son travail de leadership et ses projets en tant que commissaire d’exposition questionnent les limitations imposées par les structures de pouvoir, l’amnésie et la complicité historiques pour se concentrer sur et soutenir les manières d’être indigènes au travers du changement systémique et du yindyamarra (le respect, l’honneur, prendre le temps, la responsabilité). Il tire son inspiration d’objets quotidiens, d’archives et des voyages qu’il effectue pour travailler avec des artistes, des communautés locales et divers musées et galeries privés et publics.


Le projet


Pendant sa résidence, Brook Andrew réalisera un travail inspiré des collections du Musée du quai Branly-Jacques Chirac et des sculptures sur tronc d’arbre (dendroglyphes) réalisées de longue date par les aborigènes Wiradjuri d’Australie sur les guulany (les arbres). Il travaillera aussi sur la question de rapatriement et de la restitution d’objets culturels détenus par les musées et sur un texte expérimental pour une pièce de théâtre intitulé GABAN (qui signifie « étrange » en Wiradjuri).

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Evan Ifekoya

Nigéria

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Evan Ifekoya, Nigéria
Projet : A Ripple Reflected, Devotion Divined


L’artiste


Evan Ifekoya est né.e à Iperu, Nigeria, en 1988 et vit et travaille à Londres. Son travail autour du son, du texte, de la vidéo et des performances s’inscrit dans une vocation de praticien.nne spirituel.le. Iel voit l’art comme un lieu où les ressources peuvent être à la fois redistribuées et renégociées, tout en questionnant les règles et les hiérarchies implicites de l’espace public et social.  


Le projet


Evan Ifekoya mène une recherche pour un livre d’artiste qui explore le mysticisme contemporain et le potentiel transformateur du son, du cellulaire au cosmique. Ce livre fait partie d’un travail de recherche plus large qui comprend également des conférences, des performances et des ateliers où l’artiste explore le potentiel sacré et apaisant du son dans une perspective d’élévation de la conscience noire.  
Evan Ifekoya créera un espace pour être avec et faire avec les autres de façon multidimensionnelle, en exploitant dans son studio les éléments de l’eau et du feu pour créer des instruments rituels.

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Agnieszka Kurant

Pologne

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Agnieszka Kurant, Pologne
Projet : Singular Plural


L’artiste


Agnieszka Kurant est née en 1978 à Lodz, en Pologne. Elle vit et travaille à New York. Agnieszka Kurant est une artiste conceptuelle qui explore l’intelligence collective, l’avenir du travail et de la créativité, et l’exploitation dans le capitalisme de la surveillance. Elle est actuellement Artist Fellow (boursière) du programme Transformations of the Human du Berggruen Institute et a été artiste en résidence au MIT CAST de 2017 à 2019.  


Le projet

Agnieszka Kurant produira un court-métrage sur les évolutions culturelles de nos sociétés, les diverses formes de subjectivité et l’avenir du travail et de la créativité. Le film questionnera le rôle des foules en tant que biens dans l’économie du capitalisme tardif, le soi en tant que polyphonie d’agences, ainsi que les intelligences humaine et non humaine, des microbes aux virus en passant par les animaux, les mouvements sociaux et l’intelligence artificielle.
Sa recherche se concentre sur les transformations de l’être humain et l’auto-organisation des communautés pour reconstruire les biens communs. A travers ce projet, Agnieszka Kurant s'intéresse aussi à l’avenir du cinéma et de la production culturelle en général, à partir de formes complexes et collectives.

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Adam Linder

Australie

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Adam Linder, Australie
Projet : Nureyev in Paris


L’artiste
Adam Linder est né à Sydney, Australie, en 1983. Il vit et travaille entre Los Angeles et Berlin. Adam Linder est un danseur et un chorégraphe. Son travail est souvent présenté au théâtre et dans des expositions où son rôle de chorégraphe fait dialoguer autant le texte, les costumes, le son que le film.


Le projet
La résidence d’Adam Linder à Paris sera consacrée à la période au cours de laquelle Rudolf Nureyev a été Directeur du Ballet de l’Opéra national de Paris. Adam Linder fera des recherches dans les archives historiques et conduira des entretiens avec d’anciens responsables de l’Opéra. Avec ce travail de terrain, il cherchera à capter l’esprit qui a caractérisé la période des années 1980 dans la danse, tandis que des chorégraphes plus jeunes cherchaient des formes ludiques et (post-)modernes. Il reviendra sur une époque lumineuse avec en toile de fond la maladie de Nureyev, atteint du SIDA.  
À partir de cette recherche, Adam Linder travaillera sur un nouveau ballet qui reflètera notre époque actuelle tout en s’inspirant des ruptures formelles du passé.

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Salman Nawati

Palestine

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Salman Nawati, Palestine
Projet : Musée imaginaire de Gaza


L’artiste


Salman Nawati est né en 1987 en Palestine. Il vit et travaille dans la Bande de Gaza. Salman Nawati est aussi coordinateur du programme artistique de la Fondation Qattan/Gaza center. Il est également professeur aux Beaux-Arts et à l’Université Al-Aqsa, et directeur artistique de plusieurs festivals d’art à Gaza. Sa pratique artistique comprend le dessin, la sculpture, l’installation, le design, la photographie, la réalisation de films, le théâtre, la musique et la thérapie par l’art. Au sein de son projet artistique, Salman Nawati cherche à s’exprimer en tant qu’être humain.  


Le projet


Alors qu’il n’existe pas d’institution responsable des antiquités etdu patrimoine artistique dans la Bande de Gaza, Salman Nawati collaborera avec l’artiste Mohamed Abusall et l’architecte Sondos El Nakhala à la création d’un musée imaginaire dédié au patrimoine historique et artistique de la Bande de Gaza accessible à tous. Ce musée ne sera pas une structure physique mais un incubateur digital réunissant des objets anciens, des reliques culturelles et des œuvres d’art, dont certains entièrement sous la forme de répliques digitales. Ce projet est développé conjointement avec Mohamed Bourouissa qui produira également une vidéo montrant toutes les étapes de la création

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Christelle Oyiri

France

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Christelle Oyiri, France
Projet : Gentle Battle


L’artiste


Christelle Oyiri est née en 1992 en région parisienne, où elle vit et travaille actuellement. Elle est productrice, DJ (sous le pseudo Crystallmess), écrivaine et artiste française d’origine ivoirienne et guadeloupéenne. Son travail aborde les thèmes de l’aliénation coloniale et des temporalités alternatives. Sa pratique radicalement interdisciplinaire mêle film, musique, performance et sculpture. Confrontée à l’effacement délibéré des récits provenant de positions extérieures au canon dominant, Christelle Oyiri recherche les renseignements qui se trouvent entre les lignes. Les tonalités, les textures et le vernaculaire visuel de la musique, des cultures populaires et jeunes et des arts visuels employés dans et hors de la diaspora africaine deviennent son champ d’étude.


Le projet

Avec son projet Gentle Battle, Christelle Oyiri envisage sa recherche autour de la belligerence, des mécanismes de défense et des réponses traumatiques (trauma responses) à travers sa relation avec l’un de ses pays d’origine : La Côte d’Ivoire.  
C’est par le biais de la danse logobi, une danse des rues d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, dont les mouvements proviennent de l’art du bluff et du mimétisme. Le logobi n’a pas vraiment existé en tant que danse réelle sur le dancefloor, et a surtout trouvé sa pertinence et sa force à travers les battles, les compétitions, les confrontations. A la fin des années 2000, elle devient un phénomène de la jeunesse noire française des banlieues populaires de Paris. Le projet de Christelle Oyiri est un hommage à l’élan de cette danse dans la culture urbaine parisienne. Son projet prendra la forme d’une vidéo mettant en scène des danseurs, comprenant des entretiens avec des membres des communautés franciliennes africaines, des thérapeutes et psychiatres.

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Fátima Rodrigo Gonzales

Pérou

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Fátima Rodrigo Gonzales, Pérou
Projet : Vital infrastructures: rethinking the modern through subaltern technologies


L’artiste

Fátima Rodrigo Gonzales est née en 1987 à Lima, Pérou, où elle vit et travaille. Utilisant différents médiums, elle explore la définition de la modernité par opposition aux histoires réprimées de l’Amérique latine. Son travail explore les régimes de pouvoir naturalisés par la modernité artistique dans un contexte post-colonial qui continuent d’organiser le monde de façon binaire et hiérarchique.

Le projet


Dans le contexte de la crise sanitaire mondiale qui continue à exacerber les inégalités sociales et environnementales, Fátima Rodrigo consacrera sa résidence aux avancées technologiques indigènes dans le domaine de la construction. Son projet cherchera à déconstruire l’idée selon laquelle les pratiques indigènes sont primitives et étrangères au développement des nouvelles technologies, en créant une pièce en trois dimensions et un jeu de plateforme vidéo. Vital infrastructures questionne la notion universelle de technologies et les conséquences environnementales de l’exclusion des pratiques indigènes dans les processus de développement.

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Emilija Škarnulytė

Lituanie

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Emilija Škarnulytė, Lituanie

Projet : Fluvial Extents


L’artiste


Emilija Škarnulytė est née en 1987 à Vilnius, Lituanie. Artiste visuelle et cinéaste travaillant entre le documentaire et l’imaginaire, Emilija Škarnulytė crée des films et des installations immersives qui explorent le temps profond (deep time) et les structures invisibles, du cosmique et du géologique à l’écologique et au politique. Elle a fondé et codirige Polar Film Lab, un collectif dédié à la pratique du film analogue basé à Tromsø, en Norvège, et est membre du duo d’artistes New Mineral Collective, qui a récemment reçu une commande pour la Première Biennale de Toronto.


Le projet


Emilija Škarnulytė veut traquer le flux de l’eau, le monde sous les vagues, en explorant les zones benthiques riveraines et lacustres à la recherche des derniers effets de l’intervention humaine. Grâce à la photogrammétrie et à la détection LIDAR sous-marine, Fluvial Extents montrera ce qui a déjà été perdu sous les flux de l’eau du fleuve du Rhône, les cicatrices et les tâches qu’y déposent les êtres humains, et imaginera ce qui apparaîtra et disparaîtra dans les flux et reflux des millénaires. Traçant le flux des rivières et des lacs en Europe, Emilija Škarnulytė veut explorer leur hydrologie et leur mythologie et imaginer à travers les profondeurs du temps ce qui est déjà passé et ce qui peut arriver.

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Charwei Tsai

Taiwan

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Charwei Tsai, Taïwan
Projet : Touching the Earth


L’artiste


Charwei Tsai est née à Taïwan en 1980. Elle vit et travaille à Taipei.

Charwei Tsai utilise divers médiums tels que la vidéo et la calligraphie dans une pratique
qui est à la fois performative et politiquement engagée. Son intérêt pour la spiritualité se manifeste par la calligraphie sur divers médiums, souvent vivants, comme les arbres, le tofu, les champignons, les feuilles de lotus… Sa pratique multi-médiums s’inspire de préoccupations à la fois très personnelles et universelles. Des motifs géographiques, sociaux et spirituels informent son travail, qui encourage la participation des spectateurs au-delà des limites d’une contemplation paresseuse. Préoccupée par la relation être humain/nature, Charwei Tsai médite sur les complexités des croyances culturelles, de la spiritualité et de l’éphémère. Elle publie depuis 2005 une revue curatoriale indépendante, Lovely Daze, qui est référencée dans les bibliothèques du Tate Modern, du Centre Pompidou, du MoMA, et du Musée d’Art contemporain de Barcelone.


Le projet


Pour sa résidence, Charwei Tsai développera son projet Touching the Earth en produisant une performance sonore avec le musicien Stephen O’Malley qui recréera un rituel en utilisant des sons et des vibrations de la nature. Cette performance sera accompagnée par la publication d’un nouveau numéro de son magazine Lovely Daze sur les thèmes de l’art, de l’écologie, de la technologie et de la science. Son projet explorera des questions fondamentales à la croisée de la science, de la technologie et de la spiritualité telles que : Comment la science et la technologie nous aident-elles à ralentir ? Comment la science et la technologie nous aident-elles à toucher terre ? Comment la science et la technologie nous aident-elles à déconstruire notre propension à nous identifier comme des entités permanentes et indépendantes ?

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Martha Wilson

USA

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Martha Wilson, États-Unis
Projet : Generations of Feminism in France


L’artiste

Martha Wilson est née en 1947 à Philadelphie, aux États-Unis. Elle vit et travaille à New York. Féministe et pionnière à la fois en tant qu’artiste et directrice d’un espace pour l’art, elle crée depuis quarante ans une œuvre photographique et vidéo innovatrice qui explore la subjectivité féminine. Le critique d’art du New York Times Holland Cotter l’a décrite comme faisant partie de « la demi-douzaine de personnes qui ont le plus compté pour l’art à Manhattan dans les années 70 ». En 1976, elle fonde Franklin Furnace, un espace géré par des artistes qui recherche, promeut et préserve des livres d’artistes, des installations temporaires, des performances et des œuvres en ligne. Martha Wilson est représentée par la galerie P.P.O.W à New York.


Le projet


Pendant sa résidence, Martha Wilson poursuivra sa pratique et la création d’œuvres liées à un contexte féministe, social et politique. Dans le cadre de son projet, elle enregistrera les histoires orales de personnalités féministes françaises de toutes les générations. Ce projet est une continuation d’un travail initié en 1981 sur différentes communautés féministes, en collaboration avec Suzanne Lacy et Susan Hiller. Ce projet expérimental a pour but d’examiner six générations de féministes en France et de comparer leur travail et leurs positionnements féministe, social et politique.

Programme DUO

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Raphaël Grisey et Bouba Touré

France et Mali

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Raphaël Grisey & Bouba Touré, France et Mali
Projet : Digitalisation des archives photographiques de Bouba Touré

Les artistes

Raphaël Grisey est né en 1979 en France. Il vit et travaille entre Berlin et Trondheim en Norvège. Bouba Touré est né au Mali en 1948 et décédé en France en janvier 2022. Les œuvres vidéo, éditoriales et photographiques de Raphaël Grisey rassemblent ou produisent des récits sur la politique du souvenir, la migration ou l’architecture. Bouba Touré était un chercheur photographique. Il a fait ses études à l’Université de Vincennes et a été projectionniste aux cinémas 14 Juillet et L’Entrepôt à Paris. Photographe depuis les années 70, il a documenté la vie et les combats des travailleurs migrants et des paysans en France et Mali. Touré était l’un des co-fondateurs de la coopérative Somandiki Coura, en 1977. Il a publié en 2015 le livre Notre case est à Saint Denis. Depuis les années 1980, Touré a exposé ses œuvres et animé des rencontres dans divers associations, foyers et, plus récemment, au sein d’institutions artistiques. Depuis 2006, Touré et Grisey travaillaient ensemble à des projets collaboratifs actuellement intitulés Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (« semer Somankidi Coura, une archive génératrice »). Cette collaboration a donné lieu à des ateliers, des films et des productions théâtrales, notamment avec la compagnie Kaddu Yaraax en 2017 et 2019, ainsi qu’à des publications et des écrits, notamment Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (2017, Archives Book).

Le projet


Ce projet de résidence revient sur la collaboration de longue date du duo d’artistes et chercheurs Raphaël Grisey et Bouba Touré et consiste à numériser et activer les archives photographiques de Bouba Touré. Raphaël Grisey va ainsi indexer ces archives, qui seront ensuite complétées par des partenaires invités à interpréter et affiner cette indexation et à proposer des angles de recherche et de nouvelles contributions. La production finale consistera à produire une œuvre sonore à partir d’interviews, sous des formats inattendus, qui accompagnera les photographies de Bouba Touré.

Deuxième session - à partir de septembre 2022

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Le comité de sélection 2022

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
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Diana Campbell Betancourt

Directrice artistique de la Fondation d'art Samdani et Conservatrice en chef du Dhaka Art Summit (USA & Bangladesh)

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Diana Campbell Betancourt est une conservatrice américaine qui exerce ses activités en Asie du Sud et du Sud-Est depuis 2010, principalement en Inde, au Bangladesh et aux Philippines. Elle œuvre à la mondialisation du milieu artistique et adopte une approche plurielle et à long terme qui tient compte des préoccupations des territoires et des artistes sous-représentés, ainsi que de celles des artistes plus réputés, dans le cadre de nombreux forums.

Elle est depuis 2013 la directrice artistique et fondatrice de la Samdani Art Foundation, située à Dhaka, au Bangladesh, et la conservatrice en chef du Dhaka Art Summit, dont elle a dirigé les éditions 2014, 2016, 2018 et 2020, saluées par la critique. Elle a fait du Dhaka Art Summit l'une des principales structures de recherche et d'exposition consacrées à l'art en Asie du Sud, réunissant des artistes, des architectes, des conservateurs et des écrivains de toute l'Asie du Sud à travers un modèle reposant essentiellement sur des commandes. Parallèlement à ses activités au Bangladesh de 2016 à 2018, Diana Campbell Betancourt a également été la directrice artistique et fondatrice de Bellas Artes Projects aux Philippines, un programme international de résidence et d'exposition à but non lucratif implanté à Manille et à Bataan.


photo du membre du comité de selection
Vinciane Despret

Philosophe des sciences, professeure à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

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Philosophe et psychologue, Vinciane Despret enseigne au département de philosophie de l’université de Liège. Passionnée par l’éthologie, elle en a fait son objet de recherches. Elle relatera son premier terrain avec les oiseaux en 1996 dans Naissance d’une théorie éthologique : la danse du cratérope écaillé. Suivront d’autres publications, et notamment Bêtes et Hommes (suite à l’exposition éponyme dont elle a assuré le commissariat scientifique à la Grande Halle de la Villette en 2007-2008) ;  Etre bête, co-écrit avec Jocelyne Porcher, Les faiseuses d’histoires avec Isabelle Stengers;  Penser comme un rat;  Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? Son dernier livre, Habiter en oiseau, étudie la question des territoires. Le fil rouge qui conduit ses enquêtes est la question des bons dispositifs de recherches : comment arrive-t-on (ou non) à rendre les êtres intéressants ?

Crédit photo Sylvère Petit


photo du membre du comité de selection
Christine Macel

Conservatrice générale du patrimoine, Cheffe du Service Création contemporaine et prospective au Mnam Centre Pompidou, France

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Historienne de l'art et commissaire d'exposition, Christine Macel est conservatrice cheffe du service Création contemporaine et prospective au Centre Pompidou depuis 2000, où elle a réalisé de nombreuses expositions. Elle a été directrice de la Biennale d'art de Venise 2017 'Viva Arte Viva'. Son essai "Le Temps Pris" a été publié en 2020 aux Editions Champs d'art Flammarion. Co-commissaire de "Global(e) Resistance" au Centre Pompidou en 2020 elle prépare l'exposition "Elles font l'abstraction/Women in abstraction" au centre Pompidou (mai 2021) et au Guggenheim de Bilbao (Octobre 2020).


Crédit photo : Photo by courtesy of Jean-Claude Planchet


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Simon Njami

Commissaire d'exposition et directeur artistique, Biennale de Dakar, Cameroon et Suisse

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Simon Njami est un commissaire d’exposition, conférencier, critique d’art et romancier indépendant basé à Paris. Il a cofondé la Revue Noire – dont il est le rédacteur en chef –, une revue consacrée à l’art africain contemporain et extra-occidental. Il a été le directeur artistique de la première foire d’art de Johannesburg (2008), de la Biennale de photographie de Bamako (pendant dix ans) et de la Biennale de Dakar, Dak’Art (2016-2018). Il a été le co-commissaire du premier Pavillon africain à la 52e Biennale de Venise (2007). Il a également été commissaire, entre autres, des expositions Afriques Capitales (Paris et Lille, 2017), African Metropolis (Musée MAXXI, Rome, 2018), The Studio (Biennale de Kampala, 2019), Le temps de l’Afrique (Las Palmas, 2020), La Matière vivante (San Giminiano, 2021). 


Njami a été commissaire de nombreuses expositions d’art contemporain et de photographie, dont Africa Remix (2004-2007) et la première foire africaine d’art contemporain (Johannesburg, 2008). En 1998, il a conçu le projet des master class panafricains de photographie avec l’Institut Goethe. Il les a dirigées pendant 12 ans et a constitué la collection d’art contemporain du Mémorial ACTe (Guadeloupe). Il a publié et édité de nombreux ouvrages, dont le dernier est Histoire histoires, l’histoire de la Revue noire (2020).


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Hans Ulrich Obrist

Directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres, UK

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions.


Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C, et il contribue régulièrement à Mousse et Kaleidoscope. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst.

Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art.


Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).


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Philippe Vergne

Directeur du musée d’art contemporain de Serralves (Portugal)

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Philippe Vergne dirige le musée d’art contemporain de Serralves, à Porto, depuis avril 2019. De 2014 à 2018, il a été directeur du musée d’art contemporain (MOCA) de Los Angeles. Auparavant, il a supervisé pendant cinq ans la fondation DIA à New York, après avoir été directeur adjoint et conservateur en chef du Walker Art Center de Minneapolis. De 1994 à 1997, Philippe Vergne a assuré la direction du musée d’art contemporain de Marseille (MAC).


Les résidents 2021

Première session - à partir du printemps 2021

Programme SOLO

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud, 1981

Dineo Seshee Bopape est née un dimanche de 1981. Le Boeing 767 effectue son premier vol et Umkonto We Sizwe mène de nombreuses attaques de sabotage contre le régime de l’apartheid. Un tremblement de terre fait une cinquantaine de morts en Chine ; des ONG internationales se réunissent à Genève pour une conférence sur les populations indigènes et leurs terres. Le terme « Internet » fait son apparition pour la première fois ; Hosni Moubarak est élu président de l’Égypte ; un coup d’État a lieu au Ghana ; Diana épouse le prince Charles en Grande-Bretagne ; Bob Marley disparaît ; l’Angola sombre dans l’apartheid ; le SIDA est identifié/créé/nommé ; Salman Rushdie publie son livre « Les Enfants de minuit » ; l’épave du Titanic est retrouvée ; Mohamed Ali prend sa retraite ; les ordres de bannissement de Winnie Mandela sont renouvelés pour 5 ans ; le premier bébé-éprouvette naît ; Thomas Sanakara se rend à vélo à la première réunion de son cabinet ; le Machu Picchu est classé au patrimoine mondial ; sa grand-mère paternelle meurt de démence ; cette année-là, des millions de personnes ont versé des larmes (pour diverses causes), ont prononcé des mots dans de nombreuses langues et des milliards de personnes ont rêvé… Certaines choses ont continué, certaines ont évolué et d’autres ont pris fin (?). La population mondiale s’élevait alors à environ 4,529 milliards d’êtres humains… aujourd’hui, Bopape fait partie de 7 milliards d’êtres humains et mérite de nombreux qualificatifs ». Elle est lauréate du Future Generation Art Prize 2017 ainsi que du Sharjah Biennial Prize 2017. Elle est représentée par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth) et Bendana Pinel (Paris).

Le projet : Vibe: Sa lerole ke kosha

Je veux faire des recherches liées à la terre, un de mes éléments préférés. Depuis plusieurs années, j’explore cet élément (la terre) sous différents angles et à travers différentes perspectives qui sont intimement liées au socio-politique : les histoires de la possession et de la dépossession des terres, les histoires socio-économico-politiques de l’exploitation minière de divers types (minéraux, métaux, nutriments…) et ses implications sur notre corps collectif et sur le corps de la terre. Je vais étudier les éléments de base, les minéraux, les composés et rechercher leurs énergies, leurs résonances, et les traduire en chansons. La recherche prendra la forme d’une chanson : faire une chanson de la terre, faire des chansons pour la terre et l’enregistrer dans différents endroits.

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban, 1966

Né en 1966, Akram Zaatari a produit plus de 50 films et vidéos. Tous ont en commun le souci de raconter des histoires et explorent une série de thèmes, de sujets et de techniques touchant à la recherche historique, à la résistance politique, à la vie des anciens militants, à l’héritage d’une gauche épuisée, à la diffusion d’images en temps de guerre et au jeu de tensions inhérent aux lettres qui ont été perdues, trouvées, enterrées, découvertes, ou qui sont arrivées en retard. Zaatari a contribué de manière déterminante au développement formel, intellectuel et institutionnel de la scène artistique contemporaine beyrouthine. En tant que co-fondateur de l’Arab Image Foundation (1997), il a contribué très largement et sans compromis à élargir la réflexion sur la préservation et les pratiques d’archivage. Artiste parmi les plus importants de la scène libanaise, ayant représenté le Liban à la Biennale de Venise en 2013, Akram Zaatari est représenté par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth), Thomas Dane (Londres) et Kurimanzutto (Mexico).

Le projet : FATHER AND SON

Le projet FATHER AND SON se penche sur deux missions archéologiques qui ont eu lieu à Sidon au milieu du XIXe siècle et qui ont conduit à la découverte de deux sarcophages appartenant à un père et son fils, les rois Eshmouazar II (aujourd’hui à Paris) et Tabnit (aujourd’hui à Istanbul). Le projet consiste à réunir, possiblement dans un même espace, mais peut-être symboliquement ou même virtuellement, les deux sarcophages à travers une œuvre d’art. Le projet cherche des alternatives à la restitution. Cela passera d’abord par une numérisation des sarcophages en 3D, puis leur impression et, espérons-le, leur exposition ensemble pour raconter l’histoire de leur séparation.

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc, 1981

Mohssin Harraki, né à Assilah (Maroc) en 1981, est un artiste pluridisciplinaire dont le dessin, la vidéo, l’installation et la photographie sont autant de moyens d’interroger les enjeux sociaux et politiques. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Dans ses installations, il explore également les thèmes de l’histoire, de l’écriture et de l’image, notamment dans son exposition «illusions: la présence de l’image contribue à sa disparition» à la Galerie Imane Farès. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, Paris-France en 2020; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France en 2020; Beyrouth Art Center, Beyrouth-Liban en 2019; Exposition collective à la Castelli Gallery de New York en 2019, à la biennale de Dakar, Sénégal en 2018, au Hessel Museum of Art, au Gwangju Museum of Art, Corée du Sud en 2014 et en 2013 il présente son projet « Absence-présence, deux fois » en duo avec Joseph Kosuth à la galerie Imane Fares (Paris). Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Le projet : Image interdite/image manquante

Mon projet de résidence est une recherche sur la naissance de la photo, la passage à l’image et sa circulation. Dans le projet Image interdite / image manquante, j’essaye de remettre en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et ses rapports avec l’Histoire dans son contexte marocain et dans celui des pays arabes en général. Je m’intéresse au rapport à l’histoire de l’interdiction de l’image dans les pays arabes, une histoire à imaginer à partir des mots, de l’absence, de l’invisible, du manque d’image. Y a-t-il une rencontre possible avec le vide a partir des mots? Image manquante n’est pas simplement l’absence de quelque chose qui en relève peut-être la nature réelle, mais cette image absente en tant qu’elle. Parler d’une image à travers une autre image sans prendre d’image, par exemple prendre une photo d’un photographe qui photographie le photographe qui prend la photo (image), c’est comme de parler du troisième témoin d’une photo.

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Maya Minder

Artiste, Suisse

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Maya Minder

Artiste, Suisse, 1983

Maya Minder, née en 1983, vit à Zurich, est une artiste performeuse et féministe, qui mène des recherches sur l’importance des microbes dans la vie quotidienne et la cuisine. Elle œuvre à l’épanouissement des communautés et à la découverte des plaisirs culinaires. Tout comme la notion de culture, celle de la gastronomie trouve ses racines dans un contexte agricole et elle intègre désormais des concepts liés à la connaissance dans ses recherches. Elle a reçu plusieurs prix et nominations : Kadist Award, Pro Helvetia, Pax Award. Elle a aussi été exposée dans plusieurs expositions et festivals nternationaux : Ars Electronica, AEGardens2020, Autriche, Piksel Spill Fest, Norvège, Kunsthalle Zurich, Klöntal-Triennale, Food Culture Days, Suisse. Son œuvre se focalise sur la question de l’alimentation et de notre relation à la terre. Le sujet de l’alimentation est devenu central, car il est lié à la politique sociale et à l’économie, et est enfin reconnu comme un patrimoine culturel humain et un élément d’alchimie. Le fait de se nourrir pour assimiler des nutriments n’est pas seulement une activité physique, mais nous contraint également à adopter des habitudes quotidiennes et à procéder à des échanges inter-espèces et microbiens, et à actualiser sans cesse le processus.

Le projet : Green Open Food Evolution

Avec Green Open Food Evolution, une initiative dans le domaine de la nutrition pour une co-évolution endosymbiotique afin de devenir Homo photosynthétique, je souhaite proposer un projet de recherche artistique pour la résidence. La recherche est ouverte et ce projet de recherche devrait aboutir à un livre de cuisine présentant un possible programme diététique, accompagné de conférences, d’ateliers et de dîners-performances sur le thème de l’Homo-photosynthèse. Le projet sera développé en collaboration avec le projet de recherche artistique interdisciplinaire  » Roscosmoe – The worm that wanted to go into space  » initié par Ewen Chardronnet et les biologistes marins Xavier Bailly et Gaëlle Correc (chercheurs à la Station biologique de Roscoff, Finistère – CNRS Sorbonne Université).

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Sara Ouhaddou

Artiste, France

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Sara Ouhaddou

Artiste, France, 1986

Née en France, en 1986, d’une famille marocaine, la double culture de Sara Ouhaddou façonne sa pratique artistique comme un langage continu. Débutant sa carrière comme créatrice de mode, elle développe ensuite une pratique plus artistique et sociale, abordant les défis rencontrés par les artisan.e.s marocain.e.s. Elle questionne le rôle de l’art comme outil de développement économique, social et culturel, tout particulièrement dans le monde arabe. En nous faisant partager ses interrogations sur les transformations de son héritage, elle met en tension les arts traditionnels marocains et les codes de l’art contemporain afin de mettre en perspective des réalités culturelles oubliées. Elle a participé aux expositions suivantes : Islamic Art festival, Sharjah (2017-2018), Crafts Becomes Mordern, Bauhaus Dessau Fondation (2017) ; la Biennale de Marrakech (2016). Ses expositions monographiques ont été présentées au Moulin d’Art Contemporain de Toulon (2015) ; à la Gaité Lyrique, Paris (2014) ; et à l’Institut Français de Marrakech (2014). Parmi les prix qu’elle a reçus : Arab Fund for Art and Culture (2014) ; et Un Pourcent Art Contemporain NYC, Projet Little Syria (2017). Elle est représentée par la galerie Polaris (Paris).

Le projet : Des Autres

Des Autres est une recherche qui concerne à la fois l’ensemble des figures divines, humaines ou monstrueuses brassées par les systèmes des peuples antiques Amazighs* d’Afrique du nord. Et parallèlement, l’histoire de la typologie des lieux de savoirs: les bibliothèques, les médiathèques et les Musées. Cette étude géographique croisée, à travers le temps, entre l’Europe et l’Afrique du Nord a pour vocation de me permettre de construire une œuvre comme un nouvel espace matériel, immatériel ou performatif qui viendrait se superposer à tous les autres connus. En mettant la lumière sur la mythologie Amazigh, j’aimerais interroger de manière plus large, nos espaces de savoirs et de transmissions.

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Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie

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Hamedine Kane

Artiste, cinéaste, Mauritanie, 1983

Hamedine Kane, artiste et réalisateur sénégalais et mauritanien, vit et travaille entre Bruxelles et Dakar. A travers sa pratique, Kane fréquente les frontières, non pas comme des signes et des facteurs d’impossibilité, mais comme des lieux de passage et de transformation, comme un élément central dans la conception de l’identité itinérante. Il utilise des mots et des images pour mettre en évidence les notions d’exil, d’errance et de mouvement mais aussi pour remplacer le temps politique par le temps de la vie. Il a développé un intérêt marqué pour la mémoire et le patrimoine qui se reflète dans L’Ecole des Mutants avec Stéphane Verlet-Bottero, un projet de recherche qui mêle passé et futur, transgressant et irriguant les limites de l’espace et du temps. Les dernières œuvres de Kane ont été exposées lors de la dernière Biennale Dak’art sous la direction de Simon Njiami, à la Documenta 14 : « Every Time A Ear Di Sound » organisée par Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Elena Agudio et Marcus Gammel. En 2018, son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle à Mumbai à la Clark House Initiative, curatée par Sumesh Sharma avec qui il a poursuivi une collaboration au Showroom de Londres. En 2018, Kane a également exposé à la FIAC et à La Colonie à Paris. Kane a participé à la Taipei Biennale 2020, il fera partie de la Biennale de Casablanca 2021. Son film The Blue House a reçu une mention spéciale du jury à l’IDFA à Amsterdam en 2020.

Le projet : Trois Américains à Paris

Mon intérêt pour la littérature et l’objet livre, comme vecteur de création dans ma pratique artistique, vient avant tout de mon ancien métier de bibliothécaire au Sénégal et en Mauritanie. Par la suite, cette expérience est devenue un marqueur important dans ma pratique artistique. Dans ce même mouvement, j’ai commencé à m’intéresser également à l’influence que la littérature africaine, afro-américaine et afro-diasporique et ses auteurs peuvent avoir, comme source d’inspiration pour les générations actuelles dans leurs engagements d’aujourd’hui :politiques sociaux, et environnementaux. la résidence me permettra de poursuivre cette recherche et de créer une nouvelles série autour de cette littérature. Il se trouve que les trois écrivains américains qui m’intéressent pour entamer cette nouvelle recherche-création (Richard Wright, Chester Himes et James Baldwin), à la suite de la Série « Salesman Of Revolt » (2018), ont vécu et créé une grande partie de leur œuvre à Paris. Les œuvres des trois américains ont étaient pour moi une source d’inspiration, un grand réconfort pendant toute la période de mon exil européen. Je crois savoir qu’ils l’ont été pour beaucoup d’autres avant moi.

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Achraf Touloub

Artiste, France

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Achraf Touloub

Artiste, France

Achraf Touloub explore les liens unissant tradition et modernité dans un monde globalisé. Ses travaux picturaux l’ont mené à s’intéresser à des formes de dessin diverses, avec un traitement alternatif des lignes : naît alors un motif constitué à partir d’une multitude de lignes juxtaposées. Il est représenté par la galerie Baronian Xippas (Belgique).

Le projet : Une fenêtre pour UN monde

Pour son projet de résidence Art Explora, Achraf Touloub développera une nouvelle série de dessins et peintures ayant comme point de départ la question de notre perception du réel dans un monde toujours plus connecté et régit par l’omniprésence des technologies de communication. Depuis le début de sa pratique, l’artiste n’a cessé de réfléchir aux dimensions initiatique et immersive propres aux outils technologiques qui vont jusqu’à s’amalgamer avec les stratégies de représentations traditionnelles. Cette dimension immersive bouscule aujourd’hui notre manière de déchiffrer et de saisir notre époque. Chaque évènement qui ponctue celle-ci donne en effet l’impression d’être mis en scène, de faire partie d’un scenario déjàÌ écrit ouÌ, tous ensemble, nous nous trouvons aspirés. Ce sentiment vertigineux de se retrouver aÌ la fois acteur et spectateur de l’image qui nous fait face, est l’une des grandes conséquences des technologies de communication sur nos esprits. Ce vertige auquel nous faisons face amène l’artiste à penser et expérimenter de nouveaux registres de perception pour tenter de naviguer au sein de ces multiples dimensions superposées qui font notre monde contemporain. Achraf Touloub articule son projet autour de recherches picturales et de formats immersifs, concevant la représentation d’abord comme une expérience charnelle et intuitive. Il s’agira de donner à l’image une fonctionnalité, celle de générer un espace susceptible de nous faire renouer avec notre dimension primordiale.

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Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

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Stéphane Verlet-Bottéro

Artiste, France

Stéphane Verlet-Bottéro est artiste, ingénieur en environnement et curateur. Il vit et travaille entre Paris et Londres. Transdisciplinaire, sa pratique développe des formes collectives d’action et d’éducation, en lien avec les mutations socio-écologiques des territoires. Ses travaux ont été présentés au ZKM de Karlsruhe, à la Biennale de Taipei, à la Triennale d’Oslo et dans diverses institutions internationales. En 2018, à Dakar, il a initié en collaboration avec Hamedine Kane L’Ecole des Mutants, une plateforme collaborative d’art et de recherche portant sur l’éducation et l’utopie politique en contexte postcolonial.

Le projet : Small grains cosmology

Stéphane Verlet-Bottéro est fasciné par le millet et autres “menus grains » : pour lui, ces céréales oubliées, mises au rebut de la modernité technoscientifique, incarnent une résistance continue à l’homogénéisation, l’impérialisme et l’oppression patriarcale. Il s’agit également d’une plante résiliente qui, dans un climat de plus en plus sec et instable, pourrait jouer un rôle clé dans l’avenir de l’agriculture et améliorer la souveraineté alimentaire. Partageant la nécessité d’autres conceptions du monde, son projet tente de développer une agrocosmologie du millet, en lien avec des communautés paysannes soucieuses de leur survie. S’appuyant sur une enquête approfondie à partir d’entretiens et d’archives d’institutions spécialisées, son projet comprendra une création plastique, un travail de recherche somatique et l’organisation d’un dîner-performance.

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud

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Dineo Seshee Bopape

Artiste, Afrique du Sud, 1981

Dineo Seshee Bopape est née un dimanche de 1981. Le Boeing 767 effectue son premier vol et Umkonto We Sizwe mène de nombreuses attaques de sabotage contre le régime de l’apartheid. Un tremblement de terre fait une cinquantaine de morts en Chine ; des ONG internationales se réunissent à Genève pour une conférence sur les populations indigènes et leurs terres. Le terme « Internet » fait son apparition pour la première fois ; Hosni Moubarak est élu président de l’Égypte ; un coup d’État a lieu au Ghana ; Diana épouse le prince Charles en Grande-Bretagne ; Bob Marley disparaît ; l’Angola sombre dans l’apartheid ; le SIDA est identifié/créé/nommé ; Salman Rushdie publie son livre « Les Enfants de minuit » ; l’épave du Titanic est retrouvée ; Mohamed Ali prend sa retraite ; les ordres de bannissement de Winnie Mandela sont renouvelés pour 5 ans ; le premier bébé-éprouvette naît ; Thomas Sanakara se rend à vélo à la première réunion de son cabinet ; le Machu Picchu est classé au patrimoine mondial ; sa grand-mère paternelle meurt de démence ; cette année-là, des millions de personnes ont versé des larmes (pour diverses causes), ont prononcé des mots dans de nombreuses langues et des milliards de personnes ont rêvé… Certaines choses ont continué, certaines ont évolué et d’autres ont pris fin (?). La population mondiale s’élevait alors à environ 4,529 milliards d’êtres humains… aujourd’hui, Bopape fait partie de 7 milliards d’êtres humains et mérite de nombreux qualificatifs ». Elle est lauréate du Future Generation Art Prize 2017 ainsi que du Sharjah Biennial Prize 2017. Elle est représentée par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth) et Bendana Pinel (Paris).

Le projet : Vibe: Sa lerole ke kosha

Je veux faire des recherches liées à la terre, un de mes éléments préférés. Depuis plusieurs années, j’explore cet élément (la terre) sous différents angles et à travers différentes perspectives qui sont intimement liées au socio-politique : les histoires de la possession et de la dépossession des terres, les histoires socio-économico-politiques de l’exploitation minière de divers types (minéraux, métaux, nutriments…) et ses implications sur notre corps collectif et sur le corps de la terre. Je vais étudier les éléments de base, les minéraux, les composés et rechercher leurs énergies, leurs résonances, et les traduire en chansons. La recherche prendra la forme d’une chanson : faire une chanson de la terre, faire des chansons pour la terre et l’enregistrer dans différents endroits.

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban

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Akram Zaatari

Photographe et vidéaste, Liban, 1966

Né en 1966, Akram Zaatari a produit plus de 50 films et vidéos. Tous ont en commun le souci de raconter des histoires et explorent une série de thèmes, de sujets et de techniques touchant à la recherche historique, à la résistance politique, à la vie des anciens militants, à l’héritage d’une gauche épuisée, à la diffusion d’images en temps de guerre et au jeu de tensions inhérent aux lettres qui ont été perdues, trouvées, enterrées, découvertes, ou qui sont arrivées en retard. Zaatari a contribué de manière déterminante au développement formel, intellectuel et institutionnel de la scène artistique contemporaine beyrouthine. En tant que co-fondateur de l’Arab Image Foundation (1997), il a contribué très largement et sans compromis à élargir la réflexion sur la préservation et les pratiques d’archivage. Artiste parmi les plus importants de la scène libanaise, ayant représenté le Liban à la Biennale de Venise en 2013, Akram Zaatari est représenté par les galeries Sfeir-Semler (Beyrouth), Thomas Dane (Londres) et Kurimanzutto (Mexico).

Le projet : FATHER AND SON

Le projet FATHER AND SON se penche sur deux missions archéologiques qui ont eu lieu à Sidon au milieu du XIXe siècle et qui ont conduit à la découverte de deux sarcophages appartenant à un père et son fils, les rois Eshmouazar II (aujourd’hui à Paris) et Tabnit (aujourd’hui à Istanbul). Le projet consiste à réunir, possiblement dans un même espace, mais peut-être symboliquement ou même virtuellement, les deux sarcophages à travers une œuvre d’art. Le projet cherche des alternatives à la restitution. Cela passera d’abord par une numérisation des sarcophages en 3D, puis leur impression et, espérons-le, leur exposition ensemble pour raconter l’histoire de leur séparation.

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc

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Mohssin Harraki

Artiste, Maroc, 1981

Mohssin Harraki, né à Assilah (Maroc) en 1981, est un artiste pluridisciplinaire dont le dessin, la vidéo, l’installation et la photographie sont autant de moyens d’interroger les enjeux sociaux et politiques. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Dans ses installations, il explore également les thèmes de l’histoire, de l’écriture et de l’image, notamment dans son exposition «illusions: la présence de l’image contribue à sa disparition» à la Galerie Imane Farès. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou, Paris-France en 2020; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France en 2020; Beyrouth Art Center, Beyrouth-Liban en 2019; Exposition collective à la Castelli Gallery de New York en 2019, à la biennale de Dakar, Sénégal en 2018, au Hessel Museum of Art, au Gwangju Museum of Art, Corée du Sud en 2014 et en 2013 il présente son projet « Absence-présence, deux fois » en duo avec Joseph Kosuth à la galerie Imane Fares (Paris). Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Le projet : Image interdite/image manquante

Mon projet de résidence est une recherche sur la naissance de la photo, la passage à l’image et sa circulation. Dans le projet Image interdite / image manquante, j’essaye de remettre en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et ses rapports avec l’Histoire dans son contexte marocain et dans celui des pays arabes en général. Je m’intéresse au rapport à l’histoire de l’interdiction de l’image dans les pays arabes, une histoire à imaginer à partir des mots, de l’absence, de l’invisible, du manque d’image. Y a-t-il une rencontre possible avec le vide a partir des mots? Image manquante n’est pas simplement l’absence de quelque chose qui en relève peut-être la nature réelle, mais cette image absente en tant qu’elle. Parler d’une image à travers une autre image sans prendre d’image, par exemple prendre une photo d’un photographe qui photographie le photographe qui prend la photo (image), c’est comme de parler du troisième témoin d’une photo.

Programme DUO

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, France

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

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Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

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Maarten Vanden Eynde

Artiste, Belgique, 1977

Maarten Vanden Eynde est un artiste plasticien établi à Bruxelles (Belgique) et à Saint-Mihiel (France). Il a obtenu son diplôme auprès de la filière Médias libres de l’Académie Gerrit Rietveld à Amsterdam (NL) en 2000, a participé à la MSA Mountain School of Arts à Los Angeles (USA) expérimentale en 2006 et a suivi une formation de troisième cycle en 2009 à l’Institut supérieur des Beaux-Arts HISK de Gand (BE). Son travail porte sur des projets de recherche à long terme traitant de nombreux sujets à portée sociale et politique tels que le post-industrialisme, le capitalisme et l’écologie. En 2005, il a fondé avec Marjolijn Dijkman Enough Room for Space (ERforS), une initiative artistique interdépendante qui organise des événements, des résidences, des projets de recherche et des expositions dans le monde entier. Son œuvre se situe très exactement à la frontière entre le passé et l’avenir ; tantôt tournée vers l’avenir du passé, tantôt tournée vers le passé de l’avenir. Il est représenté par la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles).

Oulimata Gueye

Critique et commissaire d’exposition, Sénégal

Oulimata Gueye est une critique d’art et commissaire d’exposition qui vit à Paris (FR). Elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique. Elle s’intéresse notamment au potentiel de la fiction pour développer une analyse critique et des prises de position alternatives. Elle est titulaire d’un Master en management culturel délivré par l’Université Paris 8 et a étudié l’art et les langues à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (FR). De 2020 à 2023, elle sera le conseiller externe de Maarten Vanden Eynde pour sa candidature au doctorat dans le cadre du projet de recherche artistique « Matter, Gesture, Soul » à l’université de Bergen en Norvège.

Le projet : Ars Memoriae

Le projet « Ars Memoriae » prend comme point de départ le site mésolithique peu connu de Fontainebleau et s’ancre dans une recherche plus large sur les formes matérielles de la mémoire et les enjeux contemporains de l’archéologie, notamment au regard de la place qu’elle à faite au continent africain où se trouvent les vestiges les plus anciens de la présence humaine sur Terre. En étudiant différentes façons de se souvenir, il s’agira d’imaginer / de spéculer sur / quels pourraient être les vestiges matériels qui survivraient à la société contemporaine dans le but de proposer un récit historique alternatif.

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

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Sophie Houdart

Anthropologue, France

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Mélanie Pavy

Artiste et cinéaste, France, 1977

Mélanie Pavy est artiste, cinéaste et chercheure. Pour son premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro et sorti en salle en 2015) elle sera pensionnaire de la Villa Kujoyama à Kyôto durant 7 mois. En octobre 2020, elle soutient dans le cadre du doctorat SACRe de l’université PSL, au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris, une thèse pratique en cinéma sur la vie dans un monde dégradé et sur la perspective de sa disparition. Les installations et vidéos issues de ce travail sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, au 116 à Montreuil ou encore la Fémis. A travers son travail elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la perte, jusque dans son corollaire ultime, celui de la fin d’un monde humain.

Sophie Houdart

Anthropologue, France, 1971

Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative). Spécialisée sur le Japon, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011. Sur cette question, elle travaille en collaboration avec un collectif hybride, Call It Anything, qui regroupe plusieurs chercheurs et artistes autour d’expérimentations croisées portant sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité, de la recomposition des existants.

Le projet : Fukushima : reprises

Entre campagne de fouille et séance de montage, et sous l’oeil bienveillant de deux figures tutélaires, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Matsuo Bashô (1644-1694), notre projet « Fukushima : Reprises » consistera à nous ressaisir de la masse de données rapportée de nos voyages dans une région sinistrée par la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon. En nous concentrant sur ce qui ne s’est pas dit, ce qui a été à peine vu mais qui est néanmoins noté, ce qui s’est esquissé sans devenir saillant, ce qui persiste, enfin, une fois que le texte est écrit et le film tourné, nous chercherons à comprendre comment se trame un savoir commun sur un réel qui n’en finit pas d’échapper et apprendre, encore, comment l’augmenter, le faire durer, en le réouvrant et en le risquant au contact des autres.

Deuxième session - à partir de septembre 2021

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

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Adriana Lara

Artiste, Mexique

Par sa pratique artistique, Adriana Lara analyse les relations entre les structures, les styles, le contenu et la forme dans le but de redonner de la valeur et du sens à la production culturelle. Ses installations transposent des systèmes ordonnés en systèmes de signes à la fois formels et abstraits, mettant ainsi en lumière les mécanismes de représentation dominants du monde contemporain. Elle est représentée par la galerie Air de Paris (Paris).

Le projet : Red Social

La diversité des genres, des groupes et des médias qui font connaître la musique contemporaine est assez considérable, et cet aspect politique de la musique est le point de départ de Red Social. Red Social est un projet orienté sur la recherche : il donnera lieu à une série d’événements musicaux en direct servant à comprendre le caractère multidimensionnel de la musique. Ce projet entend constituer un réseau d’individus au niveau local et international qui collaboreront pour créer un spectacle d’art vivant à dimension sociale à Paris.

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Anri Sala

Artiste, Albanie

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Anri Sala

Artiste, Albanie & France

Les œuvres d’Anri Sala, qui compte parmi les plus célèbres artistes contemporains, ont pour thème le temps et sont construites autour du lien entre l’image, l’architecture et le son : elles en tirent parti pour déstabiliser et remettre en question la réalité. Elles explorent les ruptures linguistiques, syntaxiques et musicales et invitent à des dislocations créatives et à de nouvelles interprétations de l’Histoire. Anri Sala est représentée par la Galerie Chantal Crousel (Paris), la Galerie Kurimanzutto (Mexique), Hauser & Wirth (Londres), la Galerie Marian Goodman (New York) et Esther Schipper (Berlin).

Le projet : If Wishes Were Horses Beggars would Ride

En 490 avant J.-C., Phidippidès, un soldat grec, a couru sur plus de 42 kilomètres pour s’exclamer, dans un dernier souffle : « Nous sommes victorieux ! » Le projet d’Anri Sala s’inspire du marathon et de son histoire originelle : il remplacera les mots de Philippidès par diverses phrases tirées des Instructions données aux soldats britanniques mobilisés en France et en Allemagne en 1944. Prononcées par des athlètes contemporains franchissant la ligne d’arrivée du marathon de Paris, pour la plupart issus d’origines diverses et parfois lointaines, ces phrases, autrefois employées par les soldats afin d’asseoir la puissance militaire et exprimer une certaine uniformité, exprimeront cette fois une attitude de vulnérabilité et une volonté de diversité.

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Chino Amobi

Artiste, USA

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Chino Amobi

Artiste, USA

Chino Amobi est un compositeur de musique électronique expérimentale, artiste contemporain et producteur vivant en Virginie. Il est le cofondateur du label indépendant NON Worldwide. Il a déjà travaillé dans les domaines de la peinture et de l’art sonore et a publié plusieurs albums, parmi lesquels Airport Music for Black Folk (2016) et Paradiso (2017), qui abordent les thèmes de la sécurité intercontinentale, du post-apocalyptique et des nouveaux pays pauvres. Il est représenté par la galerie Fitzpatrick Gallery (Paris, Los Angeles).

Le projet : EROICA VOL.II

En 2019, il a signé le premier volet de la trilogie romanesque Eroica, conçue comme un « thriller mondialiste épique », entre mythe et récit historique. Le livre fut lancé dans le cadre d’une exposition à la Anderson Gallery de Richmond, en Virginie, consacrée au premier volet de la trilogie. EROICA VOL.II est le deuxième volet de sa trilogie, qui mêle récit épique, réalisme spéculatif, sciences sociales et économie mondiale. Il projette de créer des œuvres d’art à partir de divers médias, qui serviront d’index de référence au roman. Le volume 2 sera élaboré avec l’aide d’une multitude de collaborateurs appartenant à la scène locale et internationale. Paris constituera le musée vivant où se déroulera l’histoire. Les éléments immatériels feront partie du mythe d’Eroica.

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

Liz Johnson Arthur est photographe depuis plus de trente ans et a reçu une bourse Turner en 2020 . Son travail consiste à relater la vie des populations noires appartenant à la diaspora africaine. Elle suit les communautés de la diaspora internationale, et observe leur façon de communiquer et de se représenter.

Le projet : Collecting Evidence

Collecting Evidence permettra de recueillir les témoignages des membres de la communauté noire vivant à Paris et en Île-de-France, en les intégrant à ceux des populations appartenant à la diaspora afro-européenne. Liz Johnson Arthur fera le lien entre cette expérience et les notions sous-jacentes de climat, de toxicité, de pouvoir et de capitalisme. Elle se plongera dans l’atmosphère parisienne et observera son tissu social en partant à la rencontre de communautés et de groupes religieux, en participant à des rencontres sportives, à des concerts et à d’autres événements urbains pour recueillir des témoignages, prendre des photos et créer une installation.

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Monica Narula

Artistes, Inde

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Monica Narula / Raqs media collective

Artiste, Inde

Le collectif Raqs Media est constitué de Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta. Le mot « raqs » fait référence à l’état de conscience accrue et à la plus grande présence que procure le fait de tourbillonner, de tourner sur soi-même, d’être en état de révolution. Raqs maîtrise différents moyens d’expression : installations, sculpture, vidéo, spectacles, écriture, lexicographie et organisation d’expositions. Raqs a cofondé Sarai, où ils ont également édité la série Sarai Reader en 9 volumes. Ils vivent et travaillent à Delhi, en Inde. Ils ont beaucoup exposé dans le monde entier et ont organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles la Biennale de Shanghai 2016, « Why Not Ask Again », et la Triennale de Yokohama 2020, « Afterglow ».

Le projet : Who’s more human, then? Artistic Research into Automata & Histories of Artificial Intelligence

Monica Narula représentera le collectif Raqs Media dans le cadre de la résidence. Le collectif s’intéresse de près au point de convergence entre l’être et le devenir : humain, animal, machine… (et tout ce qui existe entre ces catégories !). Le terme « automate » vient d’un verbe grec qui signifie « agir selon sa propre volonté ». Raqs considère les automates de toutes sortes comme des supports pour la manifestation et la programmation de la volonté et de l’intelligence. Monica évoquera la curiosité philosophique du collectif Raqs à propos de la relation entre l’autonomie et la prédétermination dans les automates de toutes sortes. L’objectif est d’étendre la palette artistique du Raqs et de réfléchir à la fabrication de jouets mécaniques, à la programmation de l’intelligence artificielle et à la conception de machines qui imitent et reflètent les facultés humaines et animales. Monica compte sur une collaboration et des échanges avec des chercheurs, des scientifiques et des musées tels que le Musée des Arts et Métiers et le Musée de la Magie.

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

La pratique de Natsuko Uchino est définie par des expériences dans l’agriculture et l’artisanat, et lie art, écologie, alimentation et convivialité à travers l’utilisation de la céramique. Son travail prend la forme d’installations, de films et de performances en combinant les multiples matérialités de la sculpture, des objets fonctionnels et du vivant. Considérée comme ‘matière monde’, la terre est vue et traitée comme site, ressource et substrat de toutes formes de vie. Natsuko Uchino est représentée par la Galerie Allen (Paris).

Le projet : Hospitalité et ré-ensauvagement : projection d’un paysage éco-social

Ses recherches mobilisent les notions d’éco-conception, de cycle et d’usage des matériaux, dans des formes vivantes, temporelles et biodégradables. La culture des produits fermentés est créatrice, parfois spontanée, souvent perpétuelle. Ces activités culturelles seront la source et le point de départ d’expérimentations variées vers la constitution de formes éco-sociales. Par l’association et la symbiose entre formes vivantes, écriture et monstration coopérative, le souhait sera de faire de la résidence un lieu de pratique et de réflexion autour de la culture vivrière en milieu urbain. Elle prévoit une présentation inclusive avec différents acteurs pour réaliser des expositions, des ateliers, un laboratoire et une publication.

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Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

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Nicholas Grafia

Allemagne, USA, Philippines

Nicholas Grafia est à la fois peintre, performeur et créateur d’installations multimédias basées sur des paramètres temporels qui abordent la question de la formation de la mémoire politique, culturelle et sociale. Au travers d’un cadre théorique centré sur les questions postcoloniales, le monstrueux et le post-humanisme, ainsi que de références au surréalisme, il développe un langage visuel destiné à analyser le familier et l’étrange et les particularismes et l’universel.

Le projet : Channel X-one

L’objectif de son projet de résidence est de recenser divers témoignages et histoires, ainsi que toute forme de récit personnel, provenant de communautés et d’individus largement ignorés, négligés et généralement rejetés par la société occidentale, afin de faire connaître leurs réflexions concernant diverses problématiques sociales, notamment les dynamiques sociales de leur environnement immédiat, soit la métropole parisienne, et le pays dans son ensemble. Les résultats de ses recherches seront ensuite présentés sur une plateforme de transmission, qui placera les invités et leurs témoignages au premier plan. Il créera une installation permanente et multifonctionnelle où il mènera différents types d’entretiens. Entre autres modèles, la configuration spatiale servira de station de radio, de plateau de tournage et de lieu de prises de vue, dans lequel, par exemple, les séances d’enregistrement et de photo seront dirigées par les personnes interrogées elles-mêmes.

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Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

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Ramaya Tegegne

Artiste, Suisse

Le travail de Ramaya Tegegne porte sur les processus par lesquels le champ de l’art se constitue. Il se concentre sur les pratiques artistiques collectives et collaboratives qui, historiquement et actuellement, ont rendu visible le déterminisme social, économique et culturel de l’art, problématisant ainsi ses mécanismes, comme la méritocratie ou la gentrification. L’artiste aborde ces questions en dévoilant les relations vécues, les récits, les conditions de sélection et de production dans le contexte actuel. Elle est à l’initiative de la campagne Wages For Wages Against pour une rémunération équitable du travail artistique et de meilleures conditions de travail.

Le projet : 36 chambres par jour

Ramaya Tegegne prévoit une performance qui portera sur les grèves des femmes de chambre de plusieurs hôtels à Paris (Ibis Clichy Batignolles, Park Hyatt Vendôme, Hyatt Madeleine, W Opéra, L’Hôtel du Collectionneur, Holiday Inn de Clichy,…). Le projet commencera par une recherche de terrain à Paris avec les travailleuses en lutte, et par des rencontres avec des associations. Puis il prendra corps avec la création d’une pièce en 2022 au Théâtre de l’Usine à Genève. Le sujet des revendications pour de meilleures conditions de travail est au cœur de sa pratique. Cette recherche a aussi pour but de s’inspirer de ces luttes pour nourrir nos combats dans le domaine des arts visuels.

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Rina Banerjee

Artiste, Inde

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Rina Banerjee

Artiste, Inde

Les sculptures, les dessins, les peintures et les vidéos de Rina Banerjee portent sur la question de l’immigration au travers d’une réflexion sur la mémoire, l’expérience et la mobilité des communautés. Son œuvre est une réflexion sur la notion d’identité, ainsi que sur celles de la féminité et de la solidarité entre femmes. Elle est représentée par la Galerie Nathalie Obadia (France).

Le projet : In the most foreign of gardens grows Democracy

Rina Banerjee souhaite réaliser une série de portraits inspirés d’histoires de la ville de Paris, un projet qui exige qu’elle étudie le cadre urbain en tant que lieu d’hospitalité. Elle concevra des sculptures à l’aide de nouvelles méthodes et de nouveaux procédés qui nécessiteront des connaissances en matière d’artefacts colonialistes historiques, de procédés de confection, de concepts culturels hybrides et de créations en céramique ou en verre apparues avec les évolutions de la mode en France. Rina Banerjee souhaite collaborer avec des institutions telles que la Manufacture nationale de Sèvres ou l’école des Gobelins pour réaliser une partie de la sculpture représentant la tête de Méduse qu’elle a imaginée pour son projet. Son projet de résidence s’articulera également autour d’une recherche documentaire au Musée Guimet. Rina Banerjee envisage également de se plonger dans les collections de photographies de la Bibliothèque nationale de France et de rencontrer des chercheurs et des scientifiques pour envisager le thème de l’identité sous un angle différent. Le contemporain et l’urbain, notre nouvelle demeure mondiale, une adresse unique, la Terre, nous offre une créatrice bienveillante et ambitieuse, Méduse. Elle est un être polymorphe d’une nature merveilleuse. La couronne de têtes de serpent entremêlées de Méduse est un symbole de notre communauté humaine intimement liée. Nous sommes un groupe interracial et interconfessionnel résolu à affronter les démons des démocraties pour aimer et assumer notre humanité.

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Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

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Tomo Savic-Gecan

Artiste, Croatie & Pays-Bas

Tomo Savic-Gecan est un artiste qui cherche à mettre en scène « rien ». Reprenant le principe de la tabula rasa, ses projets se présentent comme des espaces vides remplis de charges diverses, de tensions cachées, de références et d’interconnexions. En intervenant dans l’espace, qui constitue son « matériau » de base, l’artiste provoque des interactions improbables et inhabituelles entre l’espace, le spectateur et l’objet inexistant de l’exposition.

Le projet : Untitled 2021

Tomo Savic-Gecan a reçu le prix Accelerate dans le cadre du programme Arts at CERN, qui lui a permis de travailler en collaboration avec des scientifiques. Il s’intéresse aujourd’hui à la manière dont les nanomatériaux peuvent servir de « pont » pour transmettre des informations entre les limites physiques de l’espace de la galerie ou du musée et les visiteurs. Le niveau de transfert des informations, qui est en soi un dialogue, est ouvert et fera l’objet de recherches pendant la résidence.

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

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Liz Johnson Artur

Artiste, Russie & Ghana

Liz Johnson Arthur est photographe depuis plus de trente ans et a reçu une bourse Turner en 2020 . Son travail consiste à relater la vie des populations noires appartenant à la diaspora africaine. Elle suit les communautés de la diaspora internationale, et observe leur façon de communiquer et de se représenter.

Le projet : Collecting Evidence

Collecting Evidence permettra de recueillir les témoignages des membres de la communauté noire vivant à Paris et en Île-de-France, en les intégrant à ceux des populations appartenant à la diaspora afro-européenne. Liz Johnson Arthur fera le lien entre cette expérience et les notions sous-jacentes de climat, de toxicité, de pouvoir et de capitalisme. Elle se plongera dans l’atmosphère parisienne et observera son tissu social en partant à la rencontre de communautés et de groupes religieux, en participant à des rencontres sportives, à des concerts et à d’autres événements urbains pour recueillir des témoignages, prendre des photos et créer une installation.

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Monica Narula

Artistes, Inde

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Monica Narula / Raqs media collective

Artiste, Inde

Le collectif Raqs Media est constitué de Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta. Le mot « raqs » fait référence à l’état de conscience accrue et à la plus grande présence que procure le fait de tourbillonner, de tourner sur soi-même, d’être en état de révolution. Raqs maîtrise différents moyens d’expression : installations, sculpture, vidéo, spectacles, écriture, lexicographie et organisation d’expositions. Raqs a cofondé Sarai, où ils ont également édité la série Sarai Reader en 9 volumes. Ils vivent et travaillent à Delhi, en Inde. Ils ont beaucoup exposé dans le monde entier et ont organisé de nombreuses expositions, parmi lesquelles la Biennale de Shanghai 2016, « Why Not Ask Again », et la Triennale de Yokohama 2020, « Afterglow ».

Le projet : Who’s more human, then? Artistic Research into Automata & Histories of Artificial Intelligence

Monica Narula représentera le collectif Raqs Media dans le cadre de la résidence. Le collectif s’intéresse de près au point de convergence entre l’être et le devenir : humain, animal, machine… (et tout ce qui existe entre ces catégories !). Le terme « automate » vient d’un verbe grec qui signifie « agir selon sa propre volonté ». Raqs considère les automates de toutes sortes comme des supports pour la manifestation et la programmation de la volonté et de l’intelligence. Monica évoquera la curiosité philosophique du collectif Raqs à propos de la relation entre l’autonomie et la prédétermination dans les automates de toutes sortes. L’objectif est d’étendre la palette artistique du Raqs et de réfléchir à la fabrication de jouets mécaniques, à la programmation de l’intelligence artificielle et à la conception de machines qui imitent et reflètent les facultés humaines et animales. Monica compte sur une collaboration et des échanges avec des chercheurs, des scientifiques et des musées tels que le Musée des Arts et Métiers et le Musée de la Magie.

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

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Natsuko Uchino

Artiste, Japon

La pratique de Natsuko Uchino est définie par des expériences dans l’agriculture et l’artisanat, et lie art, écologie, alimentation et convivialité à travers l’utilisation de la céramique. Son travail prend la forme d’installations, de films et de performances en combinant les multiples matérialités de la sculpture, des objets fonctionnels et du vivant. Considérée comme ‘matière monde’, la terre est vue et traitée comme site, ressource et substrat de toutes formes de vie. Natsuko Uchino est représentée par la Galerie Allen (Paris).

Le projet : Hospitalité et ré-ensauvagement : projection d’un paysage éco-social

Ses recherches mobilisent les notions d’éco-conception, de cycle et d’usage des matériaux, dans des formes vivantes, temporelles et biodégradables. La culture des produits fermentés est créatrice, parfois spontanée, souvent perpétuelle. Ces activités culturelles seront la source et le point de départ d’expérimentations variées vers la constitution de formes éco-sociales. Par l’association et la symbiose entre formes vivantes, écriture et monstration coopérative, le souhait sera de faire de la résidence un lieu de pratique et de réflexion autour de la culture vivrière en milieu urbain. Elle prévoit une présentation inclusive avec différents acteurs pour réaliser des expositions, des ateliers, un laboratoire et une publication.

Le comité de sélection 2021

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Vinciane Despret

Philosophe des sciences, professeure à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

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Philosophe et psychologue, Vinciane Despret enseigne au département de philosophie de l’université de Liège. Passionnée par l’éthologie, elle en a fait son objet de recherches. Elle relatera son premier terrain avec les oiseaux en 1996 dans Naissance d’une théorie éthologique : la danse du cratérope écaillé. Suivront d’autres publications, et notamment Bêtes et Hommes (suite à l’exposition éponyme dont elle a assuré le commissariat scientifique à la Grande Halle de la Villette en 2007-2008) ; Etre bête, co-écrit avec Jocelyne Porcher, Les faiseuses d’histoires avec Isabelle Stengers; Penser comme un rat; Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ?. Son dernier livre, Habiter en oiseau, étudie la question des territoires. Le fil rouge qui conduit ses enquêtes est la question des bons dispositifs de recherches : comment arrive-t-on (ou non) à rendre les êtres intéressants ?

© Sylvère Petit

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Christine Macel

Conservatrice générale du patrimoine. Cheffe du Service Création contemporaine et prospective au Mnam Centre Pompidou (France)

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Historienne de l’art et commissaire d’exposition, Christine Macel est conservatrice cheffe du service Création contemporaine et prospective au Centre Pompidou depuis 2000, où elle a réalisé de nombreuses expositions. Elle a été directrice de la Biennale d’art de Venise 2017 ‘Viva Arte Viva’. Son essai « Le Temps Pris » a été publié en 2020 aux Editions Champs d’art Flammarion. Co-commissaire de « Global(e) Resistance » au Centre Pompidou en 2020 elle prépare l’exposition « Elles font l’abstraction/Women in abstraction » au Centre Pompidou (mai 2021) et au Guggenheim de Bilbao (Octobre 2020).

© Jean-Claude Planchet

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Hans-Ulrich Obrist

Directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres (UK)

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Hans Ulrich Obrist, né en 1968 à Zürich (Suisse), est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. Il était, auparavant, commissaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup » (The Kitchen Show) en 1991, il a organisé plus de 300 expositions. Obrist a donné des conférences internationales au sein d’académies et d’institutions d’art. Il est rédacteur en chef des magazines Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d’Art et 032C. Il écrit également des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. Obrist a reçu, en 2011, le CCS Bard Award for Curatorial Excellence, et en 2015, le Prix international Folkwang pour son engagement en faveur de l’art. Parmi ses publications récentes figurent Ways of Curating (2015), The Age of Earthquakes (2015), Lives of the Artists, Lives of Architects (2015), Mondialité (2017), Somewhere Totally Else (2018) et The Athens Dialogues (2018).

© Tyler Mitchell

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Nataša Petrešin-Bachelez

Commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art

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Nataša Petrešin-Bachelez est commissaire d’exposition interdépendante, éditrice et critique d’art. Parmi les expositions dont elle a assuré le commissariat, on compte Contour Biennale 9: Coltan as Cotton (2019, à Malines), Defiant Muses: Delphine Seyrig and the Feminist Video Collectives in France (1970s-1980s) aux musées LaM de Lille et Reina Sofía de Madrid (2019, avec Giovanna Zapperi), Show me your archive and I will tell you who is in power à la galerie d’art Kiosk de Gant (2017, avec Wim Waelput), Let’s Talk about the Weather au musée Sursock de Beyrouth et au Times Museum de Guangzhou (2016 et 2018, avec Nora Razian), Resilience. U3 – Triennial of Contemporary Art en Slovénie au musée d’art contemporain (MSUM) de Ljubljana (2013). Nataša Petrešin-Bachelez a par ailleurs été codirectrice des Laboratoires d’Aubervilliers de 2010 à 2012. Elle est rédactrice en chef du magazine Versopolis Review, et a été rédactrice en chef du Manifesta Journal de 2012 à 2014 et de L’Internationale Online de 2014 à 2017. Nataša Petrešin-Bachelez a été commissaire d’exposition du projet Not Fully Human, Not Human At All, organisé par KADIST à Paris de 2017 à 2020, dont l’exposition finale se tiendra à l’Association d’arts de Hambourg, en collaboration avec Bettina Steinbrügge. Elle a par ailleurs fondé avec Elena Sorokina une Initiative for Practices and Visions of Radical Care. Enfin, avec Patricia Falguières et Elisabeth Lebovici, elle dirige le séminaire Something You Should Know à l’EHESS, à Paris.

© Hervé Bachelez

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Philippe Vergne

Directeur du musée d’art contemporain de Serralves (Portugal)

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Philippe Vergne dirige le musée d’art contemporain de Serralves, à Porto, depuis avril 2019. De 2014 à 2018, il a été directeur du musée d’art contemporain (MOCA) de Los Angeles. Auparavant, il a supervisé pendant cinq ans la fondation DIA à New York, après avoir été directeur adjoint et conservateur en chef du Walker Art Center de Minneapolis. De 1994 à 1997, Philippe Vergne a assuré la direction du musée d’art contemporain de Marseille (MAC).