Les artistes des résidences
Vila 31 x Art Explora, Tirana

Ce nouveau programme de résidences accueillera une programmation culturelle dynamique conçue en collaboration avec des actrices et acteurs locaux, des institutions, des écoles et des associations, comprenant des expositions, workshops, projections de films, discussions, symposiums et festivals ouvert à toutes et à tous.

Une trentaine d'artistes seront sélectionnés chaque année par un comité de sélection international

Les résidents 2026

Première session - de janvier à mars

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Agnieszka Mastalerz

Pologne

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Crédit : Ida Czajkowska

Agnieszka Mastalerz, Pologne

“Silk as a Metaphor for Progress and Destruction”

Biographie

Agnieszka Mastalerz est née en 1991 à Łódź, en Pologne. Elle vit et travaille entre Varsovie et les montagnes des Bieszczady, en Pologne.
Son travail s’articule autour des mécanismes de contrôle et des processus qui influencent et exploitent l’individu. Ancrée dans la recherche, sa pratique est principalement basée sur la vidéo, intégrant souvent des techniques d’imagerie analogiques et scientifiques ainsi que des éléments performatifs. Les projets d’Agnieszka ont été présentés lors du festival de vidéo Ekraini i Artit à Shkodra, en Albanie (2025), à la Catinca Tabacaru Gallery à Bucarest, en Roumanie (2024), au NS-Dokumentationszentrum à Munich, en Allemagne (2023), à Manifesta 14 Prishtina, au Kosovo (2022), ainsi qu’au MAXXI à Rome, en Italie (2021). Parmi ses résidences précédentes figurent l’Akademie Schloss Solitude à Stuttgart, en Allemagne (2025), le Muzeum Susch en Suisse (2021) et l’Artist Development Program au Luxembourg (2021).

Projet de résidence

Pendant la résidence Art Explora à Tirana, je développerai un ensemble de travaux en cours qui examine la sériciculture à la fois comme pratique historique et comme cadre symbolique. Mon intérêt pour la soie réside dans son enchevêtrement avec des récits de domestication, de transformation et de dépendance, ainsi que dans sa richesse visuelle et métaphorique. Le projet s’inspire de Les Anneaux de Saturne (1995) de W. G. Sebald, où la soie devient un prisme à travers lequel explorer la relation cyclique de la civilisation à la destruction et au progrès. En suivant l’usage que fait Sebald de la soie comme métaphore matérielle, j’examine le ver à soie domestiqué dont la vie est interrompue au stade de la chrysalide — sans lui permettre de se transformer. Dans cette métamorphose figée, je vois l’image d’un arrêt systémique, un microcosme de dynamiques d’exploitation qui s’étendent aux espèces, aux technologies et aux idéologies. À travers cette entité vulnérable, j’interroge les conséquences plus larges de l’anthropocentrisme et les façons dont le soin et la violence s’entrelacent dans les relations entre humains et non-humains.

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Amalia Vekri

Grèce

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Amalia Vekri, Grèce

“Notes on Silenced Memories”

Biographie

Amalia Vekri est née à Athènes, où elle vit et travaille. Sa pratique, qui s’étend principalement à la peinture et au dessin, avec des incursions occasionnelles dans d’autres médiums, examine la manière dont la littérature et la culture populaire construisent des canons et des codes comportementaux qui façonnent notre rapport au corps. Son travail a été présenté dans diverses institutions et galeries, notamment à la House of Cyprus, en Grèce (2024), à Cascina Idea, en Italie (2023), à la galerie The Breeder, en Grèce (2023), au Pori Art Museum, en Finlande (2021), ainsi qu’à la DESTE Foundation, en Grèce (2019). Parallèlement à sa pratique artistique, elle est également directrice artistique de Haus N Athen.

Projet de résidence

Pendant sa résidence à la Villa 31, Amalia Vekri explorera la manière dont l’identité féminine est mythifiée, contrôlée et rendue monstrueuse à travers le folklore balkanique et l’histoire politique. Son projet se concentrera sur l’héritage post-communiste de l’Albanie, les traditions orales et les voix réduites au silence, en s’attachant aux récits de la Shtriga (vampire féminin) et de Musine Kokalari, l’une des premières autrices de prose et dissidentes politiques en Albanie. Travaillant à travers une variété de médiums, le projet s’appuiera sur des archétypes régionaux partagés — la Shtriga étant comparable à la Lamia grecque — des figures qui incarnent les anxiétés culturelles liées à la colère et à l’autonomie féminines. Une série d’ateliers en trois volets, Shared Vessels, engagera les participant·e·s dans des lectures, des séances de narration et la création d’objets, afin de se réapproprier une agentivité sur leurs histoires personnelles et ancestrales, tout en contribuant à la constitution d’une archive collective.

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Betül Aksu

Turquie

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Betül Aksu, Turquie

Vranofça Archive: In the Thread of Things

Biographie

Betül Aksu est née en 1990 à İzmir, en Turquie, et travaille entre İzmir et Londres. Sa pratique explore la manière dont les migrant·e·s traversent les frontières de la vie quotidienne, en se concentrant sur le rôle du langage bureaucratique dans la construction des déplacements, de l’accès et de l’identité. À travers l’installation, la performance, le texte, la vidéo et l’imprimé, elle examine le langage comme un espace où le contrôle s’exerce tout autant qu’il se conteste. Le travail de Betül Aksu a été présenté à la Sharjah Biennial 16, aux Émirats arabes unis (2025), au MoCA Skopje, en Macédoine du Nord (2025), à AVTO, en Turquie (2024), à Material, en Suisse (2024), ainsi qu’à sezon, en Turquie (2023). Elle a été artiste en résidence à l’Irish Museum of Modern Art (IMMA), en Irlande (2025), et a participé à des programmes au BAK à Utrecht ainsi qu’au Istanbul Biennial Research and Production Programme.

Projet de résidence

Vranofça Archive: In the Thread of Things poursuit ma recherche au long cours sur les histoires de familles macédoniennes musulmanes ayant migré de la Yougoslavie vers la Turquie dans les années 1950, un mouvement qui a façonné l’histoire de ma propre famille. À travers des récits personnels, des photographies, des recettes, des histoires orales et la vidéo, l’archive s’intéresse à la manière dont la mémoire se transmet dans les gestes du quotidien et les pratiques domestiques, ainsi qu’à la façon dont ces formes de savoir demeurent souvent absentes de l’histoire institutionnelle. Travailler à la Vila 31, ancienne résidence d’Enver Hoxha, inscrit ces mémoires intimes dans un lieu qui incarnait autrefois l’autorité de l’État et son contrôle du récit public. La résidence crée un cadre dans lequel la mémoire domestique et l’histoire politique se confrontent, révélant la tension entre l’expérience vécue et le récit officiel. Durant mon séjour à Tirana, je poursuivrai le développement de l’archive à travers des visites de sites, notamment des archives en Macédoine du Nord et le village d’origine de ma famille, en explorant la manière dont ces traces peuvent être rassemblées au moyen de la vidéo, du texte et de rencontres partagées.

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Dardan Zhegrova

Kosovo

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Courtesy of the artist

Dardan Zhegrova, Kosovo

LUCKY PIERRE: Ouroboros

Biographie

Les œuvres de Dardan Zhegrova sont axées sur l’objet et la performance, et s’inspirent plus fréquemment de poèmes qui servent de point de départ à la conception d’une nouvelle création. Ses textes se rapportent à des événements partiellement fictifs et à des expériences réellement vécues, racontés le plus souvent à la première personne. Souvent, le narrateur s’adresse à un·e interlocuteur·rice (imaginaire), recherché·e par l’artiste. Il n’y a pas de pronoms comme « elle » ou « il » – la narration se déploie entre le « je » et le « tu ». Ici, la frontière entre l’artiste en tant que sujet et la personne à qui l’on s’adresse semble souvent s’estomper. Cette dissolution des conventions de la forme narrative classique se retrouve également dans les structures temporelles de la poésie, où futur, présent et passé semblent se mêler. Cette effacement des différentes frontières dans le travail de Zhegrova reflète aussi son identité queer, oscillant entre attributs féminins et masculins, et qui rejette délibérément une compréhension normative du genre pour la transcender.

Zhegrova est représenté par la galerie LambdaLambdaLambda à Prishtina depuis 2015, avec plusieurs expositions personnelles et collectives. Il a reçu le prix Artists of Tomorrow en 2016, qui lui a permis une résidence à Residency Unlimited, à New York. Il a également été en résidence au Swiss Institute, New York (2020), et à l’Akademie der Künste der Welt, Cologne (2024). Son travail a été présenté à Manifesta 14, Prishtina (2022) ; Brand New Ancients, National Gallery of Kosova (2023) ; A Model, MUDAM, Luxembourg (2024) ; et Silent Threads, Resounding Kosova, Galleria CONTINUA, Paris (2024).

Projet de résidence

Que se passe-t-il lorsque le corps, la voix et la psyché fonctionnent à la fois comme émetteurs et récepteurs ? Quelle réalité émerge lorsque nous expérimentons et exprimons simultanément ? Lucky Pierre est un projet de recherche en cours basé sur la performance, qui fusionne poésie, son, costume et scénographie pour explorer l’intimité queer, la confession et la transformation. Au centre se trouve un personnage fictif, « Lucky Pierre », à travers lequel je canalise des réflexions diaristiques dans des performances sensorielles en direct. Le projet a commencé par une série d’enregistrements vocaux spontanés, des confessions fragmentées tirées des états émotionnels quotidiens. Avec le temps, ce processus est devenu récursif : l’expérience vécue alimentait les enregistrements, et les enregistrements ont commencé à façonner ma perception de la vie. La boucle est devenue une méthode, un écosystème émotionnel faisant écho à l’Ouroboros : le serpent qui se consume et se régénère lui-même.Lucky Pierre : un personnage nommé d’après un terme de l’argot gay désignant l’homme au centre d’un plan à trois, pénétrant tout en étant pénétré. J’utilise cette figure non seulement pour sa charge érotique, mais aussi comme métaphore de la dualité et de l’entre-deux : soumission et autonomie, sujet et objet, interprète et témoin. À travers ce prisme, les performances deviennent des espaces où l’intimité est à la fois incarnée et mythifiée, où la frontière entre réalité et fiction s’estompe.

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Kemil Bekteši

Bosnie-Herzégovine & Kosovo

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Crédit : Mia Hrustemović

Kemil Bekteši, Bosnie-Herzégovine & Kosovo

CookBook: How to Digest Secrets

Biographie

Kemil Bekteši est né en 1997 à Belgrade. Il vit et travaille à Sarajevo. Artiste visuel bosniaque/kosovar d’origine gorane, son travail explore les thématiques de l’alimentation et de la migration. Sa pratique artistique couvre plusieurs médiums, notamment l’alimentation, l’installation et la sculpture, en se concentrant souvent sur des thèmes liés à l’identité, à la géopolitique et à la mémoire culturelle à travers son histoire personnelle marquée par les frontières et la migration. Le travail de Kemil a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la National Gallery of Kosovo (2025), au RU House à New York (2025), à Die neue Gesellschaft für bildende Kunst en Allemagne (2024), au Historical Museum of Bosnia and Herzegovina (2022) et à la National Gallery of Bosnia and Herzegovina (2020).

Projet de résidence

Le projet Cookbook: How to Digest Secrets explore l’effacement du passé communiste turbulent de l’Albanie, en particulier sa fin, lorsque le régime utilisait un pétrin pour détruire secrètement des milliers de documents en les incorporant à la pâte. Ce livre de cuisine conceptuel vise à restaurer des récits détruits et secrets, collectés avec l’aide de familles locales, d’historiens et d’anthropologues, et aborde les thèmes de la pénurie, de la division sociale et de la résilience, illustrant comment le pain a servi de symbole de survie et d’identité culturelle dans un contexte de répression.

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Lumturie Krasniqi

Kosovo

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Crédit : Blerta Hashani

Lumturie Krasniqi, Kosovo

The Snake Above the Hill

Biographie

Lumturie Krasniqi est née en 1997 à Prishtina, au Kosovo, où elle vit et travaille. Dans son travail, elle explore des aspects souvent négligés de la vie contemporaine, visant à susciter des questionnements existentiels. Son approche artistique, tissée de liens, de séparations et du jeu des contraires, unit le spirituel et l’émotionnel, en réfléchissant aux relations entre l’âme et la matière, la peur et l’amour, l’humanité et la nature, les connexions humaines et les réalités parallèles. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à Galleria Continua (France, 2025) ; Manifesta 14 (Kosovo, 2022) ; Museum of Contemporary Art (Macédoine du Nord, 2023) ; Kulturpunkt (Suisse, 2024) ; et à la Gallery of the Faculty of Arts (Kosovo, 2019).

Projet de résidence

The Snake Above the Hill est un cycle de peintures en cours qui a débuté en 2023 à Prishtina. Initialement inspiré par un conte albanais rare sur un serpent aux cheveux, transmis oralement par sa grand-mère, le projet a évolué au-delà du mythe lui-même. Krasniqi aborde ce récit non pas comme un sujet à représenter, mais comme un point d’entrée pour explorer des questions plus larges de mémoire, de transformation et de dualité dans l’expérience humaine. Lors de sa résidence à la Villa 31, elle développera un nouveau chapitre de la série, créant des peintures qui réfléchissent à la tension entre visibilité et invisibilité, sacré et violence, le corps et son ombre. À travers la recherche, les rencontres et les conversations à Tirana, elle cherche à révéler comment mémoire culturelle et mythe personnel s’entrelacent. The Snake Above the Hill continue de s’étendre comme une investigation multifacette sur les formes d’apparition, de disparition, de retour et de déplacement, donnant forme à des êtres qui existent aux frontières du mythe, de la réalité et de la mémoire.

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Palash Bhattacharjee

Bangladesh

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Palash Bhattacharjee, Bangladesh

“The Unfolding Narrative”

Biographie

Palash Bhattacharjee est né en 1983 à Chittagong, au Bangladesh, où il vit et travaille. Il se consacre principalement aux installations vidéo, tout en explorant le collage numérique, la performance, la photographie et une petite collection d’objets, utilisant des images nuancées souvent proches de l’abstraction et de l’absurde, dans le but de reconfigurer son moi social à la fois en tant qu’acteur et observateur. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs institutions, notamment à la SOAS Gallery, Londres, Royaume-Uni (2025) ; Warehouse421, Abu Dhabi, Émirats arabes unis (2022) ; Colomboscope, Colombo, Sri Lanka (2022) ; Hong-Gah Museum, Taipei, Taïwan (2020) ; et lors du Dhaka Art Summit, Bangladesh (2012-2020).

Projet de résidence

La première étape de ce programme de résidence consistera à explorer comment je peux m’immerger davantage dans la culture albanaise et tracer un fil spatial à travers mon propre regard. Mes racines, à bien des égards, ressemblent à l’expérience albanaise, notamment dans la manière dont la résilience se forge à travers la guerre, la résistance et la lutte pour l’identité. Dans mon projet, je vise à développer une série de vidéos et de collages centrés sur l’histoire de la région des Balkans, y compris l’Albanie, et sur ses formes actuelles de pratiques socio-esthétiques locales qui résonnent avec mon propre contexte socio-culturel et historique. À travers mon interaction avec les communautés locales dans un nouvel imaginaire, j’ai l’intention de collecter des récits de Tirana qui mettent en avant le rôle actif de la mémoire collective comme vecteur d’une histoire politique vivante.

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Yao Qingmei

China

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Yao Qingmei, China

“The Dream Castle – Lucid Dream Experimentation at Vila 31.”

Biographie

Yao Qingmei, née en 1982 dans le Zhejiang, vit et travaille actuellement à Paris. Sa pratique se concentre principalement sur la performance, la vidéo et les installations associées, intégrant des éléments de scénographie, de costumes, de textes, de conférences, de jeux, de poésie sonore et de chorégraphie contemporaine. En intervenant dans des espaces spécifiques, elle perturbe les règles établies, explore les symboles de la vie quotidienne et examine comment les corps nourris par ces symboles gagnent ou perdent du pouvoir, rompant les frontières entre la performance et son environnement. Le travail de Yao Qingmei a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Centre Pompidou (France, 2024), au West Bund Museum (Chine, 2023), à la Whitechapel Gallery (Royaume-Uni, 2020), au Haus der Kunst à Munich (Allemagne, 2017) et au Palais de Tokyo (France, 2014).

Projet de résidence

The Dream Castle est une exploration immersive du rêve en tant qu’acte poétique, politique et corporel, réalisée dans l’ancien espace privé du dictateur Enver Hoxha à Tirana. Inspiré par le roman Le Palais des rêves de l’écrivain albanais Ismail Kadare, le projet prend la forme d’une expérience physique qui transforme la Vila 31 en théâtre du rêve. Ces expériences mèneront à la création d’une performance vidéo mêlant documentaire et fiction, gestes réels et rêves lucides, jusqu’à ce que toutes les distinctions se dissolvent. Grâce à des expériences de sommeil conduites par des rêveurs lucides, des médiums locaux et moi-même, le rêve lucide devient une pratique performative — un théâtre intérieur activé par des corps endormis.

Deuxième session - de mai à juillet

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Arthur Gillet

France

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Crédit : Yann Morrisson

Arthur Gillet, France

Misunderstanding

Biographie

Arthur Gillet (né en 1986) a grandi en banlieue de Rennes dans une famille sourde et neuroatypique, marginalisée par un accès limité au langage et à l’emploi. Diplômé avec mention de l’École des Beaux-Arts de Rennes (2011), il explore les limites des normes systématisées dans les relations, le travail et le langage à travers le design, l’écriture et la performance.

Parallèlement à cette démarche critique, l’engagement de Gillet envers la peinture et la performance s’enracine dans une relation intime et de longue durée avec les images. Depuis l’enfance, il a développé des stratégies visuelles et performatives pour naviguer dans un environnement structuré par des forces invisibles de l’ère industrielle — électricité, ondes sonores et normes sociales implicites — qui induisaient paranoïa et psychose et étaient présentes mais inaccessibles dans le contexte familial. Son travail répond à ce déséquilibre sensoriel et symbolique en rendant visibles ce qui est habituellement inaudible, invisible ou considéré comme acquis.

À travers la figuration, la narration et la performance collective, Gillet remet en question les esthétiques et valeurs dominantes centrées sur l’audition.

Projet de résidence

Arthur Gillet développe actuellement un projet artistique centré sur le concept de « langage ombilical » — une forme de communication qui émerge entre des parents sourds et leurs enfants entendants au-delà du langage parlé. S’inspirant de son expérience en tant que CODA (Child of Deaf Adults, enfant de parents sourds), le projet explore les dimensions non verbales, sensorielles, émotionnelles et thérapeutiques de la communication précoce.

Le projet propose que la vocalisation précoce puisse être comprise comme un processus transitionnel : une forme de sevrage qui remplace un lien pré-linguistique et incarné par un mode de communication abstrait et dématérialisé. Gillet articule ce passage à travers une métaphore technologique, le comparant à la transition d’une connexion matérielle et filaire (Ethernet) vers une communication invisible et sans fil (Wi-Fi). Dans cette analogie, la perte de transmission directe et incarnée reflète la rupture symbolique d’un « cordon ombilical » vers le langage — une rupture que les enfants CODA vivent différemment en raison de l’absence d’une langue parlée partagée avec leurs parents.

Les recherches sur l’enfance des CODA suggèrent que les enfants entendants de parents sourds peuvent connaître un silence prolongé dans le développement précoce. Plutôt que de considérer cela comme un déficit, le projet de Gillet le revendique comme un espace de savoir et de sensibilité alternatifs. Il examine comment les technologies contemporaines — telles que les dispositifs qui traduisent le son en stimuli visuels ou tactiles — peuvent compenser ces ruptures précoces, tout en posant des questions sur la médiation, l’autonomie et le contrôle.

Le projet réfléchit également à la position paradoxale des personnes sourdes et des CODA dans les sociétés entendantes : leur rapport au savoir — notamment au savoir médical — nécessite souvent un engagement actif et conscient, comme en témoignent certaines formes d’activisme et d’auto-représentation. À l’inverse, les sociétés entendantes tendent à naturaliser un rapport passif au savoir — comparable à une forme de « discussion Wi-Fi » — sous le mythe de la méritocratie, ce qui obscurcit les conditions structurelles qui déterminent l’accès à l’information et aux ressources. S’appuyant sur des recherches sociologiques récentes, le travail relie l’exclusion linguistique à des dynamiques de classe plus larges, soulignant comment l’environnement familial et le milieu social continuent de façonner l’accès au pouvoir et le statut social futur.

À travers la performance, la vidéo, l’installation, la peinture et les pratiques relationnelles, le projet aborde les thèmes de la parentalité inversée, de l’isolement, de la rupture linguistique et de la stigmatisation historique des langues des signes. Lors de sa résidence en Albanie, Gillet développera cette recherche à travers une investigation archivistique et des collaborations avec des associations locales de sourds, ancrant le projet dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques.

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Elian Stefa

Albanie

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Elian Stefa, Albanie

"Next Generation Concrete Mushrooms"

Biographie

Elian Stefa (né en 1985) est un praticien de l’espace, commissaire et cinéaste expérimental travaillant entre Lisbonne et Vlora. Il poursuit actuellement un doctorat à l’Iscte – Institut Universitaire de Lisbonne, où il étudie les pratiques curatoriales et spatiales transdisciplinaires comme outils de transformation territoriale. En 2019, il a fondé la Galeria e Bregdetit, un espace de projet et de résidence indépendant sur la Riviera albanaise, abordant la touristification rapide à travers la recherche artistique in situ. Parmi ses projets figurent Concrete Mushrooms (Biennale d’Architecture de Venise, 2012), Off Season Tourism Agency (Manifesta 14) et Artileria Sazan. Il a collaboré avec des institutions telles que la Triennale de Lisbonne, la Biennale de Design d’Istanbul et le Harvard GSD.

Projet de résidence

"Next Generation Concrete Mushrooms" est le successeur spirituel du projet Concrete Mushrooms (2009–2012), revisitifiant les processus de « bunkerisation » et de « débunkerisation » en Albanie au cours de la dernière décennie. Le projet explore l’instrumentalisation du béton, la persistance de la mentalité bunker et l’héritage des pratiques isolationnistes enracinées dans le système moniste. Bien que la plupart des bunkers aient été physiquement effacés après 2013, leur empreinte psychologique reste ancrée dans la société et le paysage. À travers une approche documentaire expérimentale et basée sur la recherche, le projet examine comment de nouvelles formes de béton reflètent les ordres géopolitiques émergents, révélant que la domination et le contrôle continuent d’être reconstruits matériellement et symboliquement plutôt que démantelés.

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Hashel Al Lamki

Émirats arabes unis

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Hashel Al Lamki, Émirats arabes unis

"Drift"

Biographie

Hashel Al Lamki est né en 1986 à Al Ain, aux Émirats arabes unis. Il vit et travaille à Abu Dhabi. Sa pratique multidisciplinaire explore les intersections entre nature, urbanisme et identité à travers la peinture, la sculpture et l’installation, tout en réfléchissant aux transformations rapides de la péninsule arabique. Le travail d’Al Lamki a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment lors de son exposition rétrospective Maqam (Manarat Al Saadiyat, 2023), qui abordait les thèmes de l’appartenance, de la mémoire et de la gestion environnementale à travers des installations immersives. Il a également exposé à l’international sur des plateformes majeures telles que la Biennale de Lyon, la Biennale de Gwangju, les Rencontres de Bamako, la Biennale d’Art Public d’Abu Dhabi, la Biennale de Sharjah et la Biennale de Jogja.

Projet de résidence

Le projet explore la biographie géologique et politique du mont Hafit à Al Ain, aux Émirats arabes unis. S’élevant du désert, il s’est formé à partir de fonds marins anciens composés de calcaire et de marne, soulevés et pliés lorsque la plaque arabique a pressé contre l’Eurasie, créant une crête isolée, détachée de l’épine des montagnes Hajar. Ses strates racontent des histoires de collisions, d’érosion et de temps — des mouvements bien au-delà de la durée de vie humaine. Aujourd’hui, Hafit se situe entre les Émirats arabes unis et Oman, divisé par une frontière tracée et façonnée par des traités du XXᵉ siècle et des relevés britanniques, tout en partageant les mêmes vents, pierres et fossiles. Il relie la préhistoire profonde — des époques de l’Éocène au Miocène — à l’identité moderne et aux enjeux environnementaux. Ce mont-frontière abrite également des tombes de l’âge du bronze qui résonnent des premières histoires de cette terre. À travers cette recherche et cette résidence, Drift imagine une réunion — géologique, émotionnelle et politique — où plaques tectoniques, histoire et imagination se rencontrent à nouveau, se déployant comme une pièce performative.

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Rémi Lécussan

France

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Rémi Lécussan, France

"Alyssum murale: Alchemy of Repair and Extraction"

Biographie

Rémi Lécussan est né en 1997 en France. Il vit et travaille à Marseille. Sa pratique explore les territoires poreux où la vie non humaine, les humains et les machines se co-constituent, créant des assemblages hybrides qui révèlent à la fois la violence et la poésie de leurs enchevêtrements. Le travail de Lécussan a été présenté dans plusieurs institutions, notamment au Songshan Lake Boxes Art Museum, Chine (2025, première exposition personnelle internationale à venir) ; Glassbox Sud, France (2023) ; Centre Wallonie-Bruxelles, France (2025) ; et Villa Belleville, France (2024). Il est lauréat de la bourse Post-Master en Intelligence Artificielle 2025-2026 de l’ENSP, Arles, et a effectué une résidence à Artagon, Marseille (2025).

Projet de résidence

Ce projet explore l’Alyssum murale, une plante à fleurs jaunes qui pousse sur d’anciens sites industriels en Albanie et extrait le nickel des sols pollués. La plante opère une forme d’alchimie où la réparation écologique devient simultanément la production de matières premières pour nos technologies, produisant près de 200 kg de nickel par hectare pour la fabrication de batteries. L’investigation matérialisera les enchevêtrements où soin et extraction s’entrelacent. À travers des recherches de terrain sur des sites albanais et des expérimentations autour des procédés d’extraction et des possibilités sculpturales, le projet créera des assemblages hybrides combinant plantes vivantes, formes traitées et éléments technologiques. Ce travail interroge les temporalités multiples qui caractérisent les processus de réparation, révélant comment plante, métal, sol et pratiques humaines composent de nouvelles formes d’assemblage. Le projet explore la manière dont la matière porte l’histoire de ses transformations ; de la contamination industrielle aux cycles biologiques, jusqu’aux batteries du futur, il destabilise les séparations entre vivant et artificiel, en « restant avec le trouble ».

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Vartan Avakian

Liban

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Vartan Avakian, Liban

"Treasure Maps for Haunting Landscapes"

Biographie

Le travail de l’artiste explore la mémoire, l’histoire, la matérialité et l’effacement à travers divers médiums, considérant l’histoire comme une sédimentation en couches de traces et de vestiges. Ancrée dans la conviction que les données prennent une forme sculpturale, sa pratique fouille et transforme ces couches en nouvelles configurations, positionnant les objets comme des portails entre imaginaires passés et futurs. En tant que membre du conseil de l’Arab Image Foundation, l’artiste défend une approche tactile et expérientielle de la préservation, remettant en question la primauté de la numérisation. En envisageant les données comme des taches, des rayures et des inscriptions accumulées au fil du temps, son travail s’étend à la photographie, au dessin, à la sculpture, au film et à la recherche archivistique, engageant les empreintes visibles et intangibles de la mémoire et de l’émotion.

Projet de résidence

Treasure Maps for Haunting Landscapes examine comment l’effondrement économique ravive des mythes spéculatifs enracinés dans des traumatismes historiques. Dans un contexte d’instabilité financière mondiale, des pays tels que la Grèce, le Chili, la Turquie et le Liban ont été confrontés à des crises de la dette et à des dévaluations monétaires générant désespoir et solutions marginales. En Turquie, cela inclut la résurgence de mythes entourant l’or arménien, prétendument enterré lors du génocide — des récits qui reflètent non seulement l’anxiété économique mais aussi le déni et la dépossession persistants. Le projet se concentre sur des cartes au trésor censées guider les chercheurs vers des biens cachés par des familles arméniennes lors des déportations forcées. Circulant à travers des antiquaires, des collections privées et des plateformes en ligne marginales, ces cartes incarnent espoir et désespoir, secret et révélation. Leur réapparition lors des crises économiques met en lumière des héritages de violence non résolus et une obsession de la richesse arménienne sans reconnaissance du génocide. En transformant ces cartes en dessins et peintures, le projet les réapproprie en tant qu’artefacts culturels — des vecteurs de mémoire confrontant des histoires enfouies et leur présence persistante dans les paysages contemporains.

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Archive of Abscence: Ilir Tsouko & Elidor Mehilli

Albanie

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Archive of Abscence: Ilir Tsouko & Elidor Mehilli, Albanie

"Shadows of Power"

Ilir Tsouko, Albanie

Biographie

Ilir Tsouko est né en Albanie en 1990 et a grandi à Athènes, en Grèce. Il partage son temps entre Berlin, Tirana et Athènes. Conteur visuel travaillant à travers la photographie, le film et l’installation, il explore des questions d’identité, de migration et de mémoire. Ses projets ont été soutenus et exposés par des institutions telles que le Goethe-Institut d’Athènes, la Fondation Onassis Stegi et la Heinrich-Böll-Stiftung, et ont été présentés dans The New York Times, The Washington Post, DIE ZEIT Magazin, ARTE et ZDF. Parmi ses travaux récents figurent le film documentaire Albgreko, projeté dans de grands festivals internationaux, et l’exposition Beyond Destruction, présentée au Goethe-Institut d’Athènes. Nommé par Der Greif pour la FUTURES European Photography Platform (2024), le travail d’Ilir repose sur une observation attentive et révèle comment le pouvoir, le déplacement et la mémoire persistent dans les espaces que les individus habitent.

Elidor Mehilli, Albanie

Biographie

Elidor Mëhilli est né en Albanie en 1981. Il vit et travaille à New York. Formé en tant qu’historien à l’Université de Princeton, sa pratique multidisciplinaire navigue entre recherche, écriture et expérimentations visuelles. Son travail a exploré les liens de l’Albanie pendant la Guerre froide et la politique des archives — comment le pouvoir laisse des traces dans les documents, les bâtiments et la mémoire. Il est l’auteur de l’ouvrage primé From Stalin to Mao: Albania and the Socialist World (Cornell) et a contribué aux programmes nationaux de la Biennale de Venise, tant pour l’Art (2015) que pour l’Architecture (2025). Son projet de longue durée An Infinite Archive — une méditation visuelle sur la transformation urbaine de Tirana — a récemment été présenté au Harriman Institute de l’Université Columbia.

Projet de résidence

Shadows of Power réinvente la Vila 31 comme un archive vivant et contesté où idéologie, intimité et mémoire se confrontent. Conçu comme un dialogue interdisciplinaire entre le cinéaste Ilir Tsouko et l’historien Elidor Mëhilli, le projet explore comment l’autoritarisme s’inscrit dans l’espace domestique et la conscience collective. S’appuyant sur des décennies de recherches de Mëhilli — depuis les archives personnelles du dictateur et les annotations de sa femme sur des documents jusqu’aux textes fantômes et mémoires peu fiables ayant façonné la mémoire officielle — et sur le langage visuel poétique de Tsouko, le duo fusionne film, son et installation pour créer une archéologie sensorielle du pouvoir. La villa devient à la fois sujet et scène : un lieu où l’histoire s’est écrite et défaite, où des présences spectrales persistent encore. À travers une excavation archivistique minutieuse, la spéculation et l’intervention publique, cette collaboration invite les visiteurs à habiter l’espace incertain entre ce que l’histoire enregistre et ce qu’elle dissimule.

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Tirdad Hashemi & Soufia Erfanian

Iran

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Crédit : Florent Michel

Tirdad Hashemi & Soufia Erfanian, Iran

"I Bloom Where You Hold Me"

Biographies

Tirdad Hashemi est né en 1991 à Téhéran et Soufia Erfanian est née en 1990 à Mashhad, en Iran. Ils vivent et travaillent entre Paris et Berlin. Leur pratique artistique, parfois réalisée en duo et parfois individuellement, se concentre principalement sur la peinture et le dessin, explorant les intersections entre pouvoir oppressif, identité culturelle et condition des corps isolés. En tant que couple queer, leur travail engage à la fois les traumatismes collectifs et individuels, déconstruisant les liens du passé pour former de nouvelles structures relationnelles. Leur travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment lors de la 27ᵉ Biennale de Lyon (France, 2024), chez Kindle Contemporary (Allemagne, 2024), à Konschthal Esch (Luxembourg, 2024), au musée UCCA (Chine, 2024) et au Musée d’art moderne et contemporain, MAMC+ (France, 2024).

Projet de résidence

Lors de la résidence à Tirana, une nouvelle série de dessins se développera, s’appuyant sur leur exploration continue de l’intimité et de la relationalité. Ces œuvres représenteront des moments de soin, de douceur et de vulnérabilité, des gestes subtils de connexion souvent invisibles mais porteurs d’une profonde charge émotionnelle. Inspirés par des relations réelles dans leur propre vie et celles d’autres personnes de la diaspora, les dessins examineront comment l’affection queer persiste et s’adapte dans des conditions d’instabilité et de fragmentation. À travers ce processus, ils visent à refléter à la fois des expériences individuelles et collectives, mettant en lumière la résilience silencieuse qui se manifeste dans les actes quotidiens de soin et de connexion.

Troisième session - de septembre à novembre

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Ardit Hoxha

Kosovo

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Ardit Hoxha, Albanie

Muri i Gjallë / The Living Wall

Biographie

Ardit Hoxha est né en 1993 à Prishtina, au Kosovo, où il vit et travaille actuellement. Son travail s’appuie sur la caméra et l’archive comme instruments de documentation, de catalogage et d’historicisation, afin de créer et de présenter l’histoire sous un nouveau jour. Le travail d’Hoxha a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Tokyo Institute of Photography, à la National Gallery of Kosovo, à Te Tuhi et à la RM Gallery en Nouvelle-Zélande.

Projet de résidence

Lors de sa résidence à la Vila 31, Ardit Hoxha mènera des recherches sur la production et la diffusion des films albanais durant la période communiste, en examinant les lieux où ces films étaient projetés. Le projet s’appuiera sur la photographie et l’image animée pour explorer les ruptures dans l’espace et le temps qui se produisent à l’écran et qui continuent de se manifester dans la transition idéologique de l’Albanie. Pendant son séjour à Tirana, Hoxha conduira ses recherches au Kinostudio et à l’Arkivi Qendror Shteteror i Filmit (Archives centrales nationales du film).

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Genc Kadriu

Kosovo

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Crédit : ZeniAlia

Genc Kadriu, Albanie

Presence of the Past — The Ghost of a Dead Flame

Biographie

Genc Kadriu est né en 1975 à Mitrovica. Il vit et travaille à Prishtina et à Tirana. Sa pratique explore l’esthétique de la religiosité et la poétique de la monumentalité à travers la photographie, la sculpture et l’écriture. Le travail de Genc Kadriu a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la National Gallery of Kosovo (2023), au Ludwig Museum en Hongrie (2016), à Manifesta 14 au Kosovo (2022), à Bazament à Tirana (2022) et au MuseumsQuartier en Autriche (2024).

Projet de résidence

Les vérités sont contextuelles, et ce n’est que par la poésie et l’imagination que l’on peut se reconnecter aux détails persistants de l’histoire. La Vila 31 est un lieu de mémoire. Son jardin et son architecture conservent les traces des activités passées dans leur simple existence, incarnant la mémoire de manière qu’aucun document ne pourrait entièrement saisir. Presence of the Past — The Ghost of the Dead Flame explore cette différence entre document et monument, en mettant en scène des gestes à la fois matériels et symboliques : la plantation d’arbres et l’extraction d’eau de rose deviennent des actes témoignant directement de la présence humaine. Contrairement aux archives écrites ou aux chroniques, le travail parle par l’action, à travers des objets et des pratiques intégrés au site lui-même, ce dernier devenant progressivement un archive vivant où les échos contextuels se ressentent, se jouent et se transmettent dans le corps de l’espace. Le projet s’étend également à un livret documentaire artistique qui rassemble traces, textes et images issus du processus.

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Lori Lako

Albanie

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Lori Lako, Albanie

"Beneath the Blossoms, the Rot"

Biographie

Lori Lako, née en 1991 à Pogradec, en Albanie, vit et travaille entre l’Italie et l’Albanie. À travers sa pratique multidisciplinaire, elle examine les intersections de la mémoire, de l’histoire et de l’identité par la réactivation et la recontextualisation de matériaux d’archives et d’images numériques. Le travail de Lako a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment à la Civic Gallery de Shkodër, Albanie (2025) ; à la Steiermärkische Landesbibliothek de Graz, Autriche (2023) ; à Residency Unlimited, New York, USA (2022) ; au Museo Novecento, Florence, Italie (2020) ; et au Center for Contemporary Art Luigi Pecci, Prato, Italie (2017).

Projet de résidence

« Beneath the Blossoms, the Rot » est un projet en images animées qui examine les résidus psychologiques et politiques de l’autoritarisme tels qu’ils perdurent à travers l’espace, la mémoire et les symboles hérités du pouvoir. Combinant des reconstitutions générées par IA, des matériaux d’archives de l’Albanian National Film Archive et de nouvelles captations, l’œuvre revisite un souvenir d’enfance de l’artiste : se perdre dans l’ancienne villa d’été d’Enver Hoxha dans sa ville natale, Pogradec. Le projet fouille ce moment de désorientation, où l’enfant mange compulsivement des pommes dans le verger jusqu’au malaise, puis refuse de manger à une table d’abondance. Cet événement apparemment banal devient une métaphore de la résistance instinctive et de la persistance du pouvoir, souvent déguisé en changement. Le corps de l’enfant émerge comme une archive où le traumatisme historique est absorbé, assimilé et rejeté.

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Pablo Méndez

Argentine

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Crédit : Marine Fauché

Pablo Méndez, Argentine

"Silent Glimmers — Encounters with Fireflies in the Post-Soviet Twilight"

Biographie

Pablo Méndez est né en 1988 à Buenos Aires, Argentine. Il vit et travaille entre Florianópolis (Brésil) et Paris (France). Boursier FNRS–FrArts (Belgique, 2025–2027), il a été formé à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (2015) et a suivi une formation indépendante auprès d’artistes et de commissaires. À travers des installations, des vidéos et des livrets, il explore ce que le monde signifie pour les espèces non humaines dans les zones humides, rendant hommage notamment aux vies menacées d’extinction. Son travail a été présenté lors de Rencontres Internationales Paris–Berlin (France, 2024), documenta fifteen (Allemagne, 2022), Matadero (Espagne, 2021), Centro Cultural Kirchner (Argentine, 2021–2022) et la Bienal de la Imagen en Movimiento (Argentine, 2020).

Projet de résidence

Le projet explore la fragile persistance de la vie des lucioles dans des paysages marqués par les héritages socialistes et le retrait industriel en Albanie. Il pénètre des zones où l’histoire semble ralentie — corridors ferroviaires laissés à l’abandon, périphéries d’usines envahies par la végétation, marges rurales où béton et humidité coexistent — pour observer comment ces insectes continuent de pulser dans l’obscurité. Leur lumière n’est ni allégorie ni nostalgie, mais une relation située, une chorégraphie mineure par laquelle une espèce négocie la toxicité, la distance et le temps. Plutôt que d’interpréter ou de représenter, le travail compose des rencontres : marcher, observer, s’attarder avec la grammaire intermittente de leurs signaux. L’objectif est de rendre compte de la manière dont cette vie vacillante réorganise la perception — comment l’attention, une fois découplée du progrès et du spectacle, devient une manière d’habiter les ruines aux côtés d’autres êtres.

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Paul Heintz

France

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Paul Heintz, France

"Off Call"

Biographie

Paul Heintz est un artiste et cinéaste dont la pratique englobe films, créations sonores, installations et éditions, présentés dans les contextes des arts visuels et du cinéma. Son travail s’ancre systématiquement dans des approches documentaires, que ce soit à travers des rencontres avec des individus ou des communautés, ou par la découverte et la réinterprétation de matériaux d’archives, qu’il cadre sous une perspective artistique et critique pour explorer les questions de normativité et d’autorité. Heintz s’intéresse depuis longtemps aux transformations dans le monde du travail. Ses projets abordent fréquemment des thèmes tels que la fatigue et la dépression dans les contextes professionnels, l’impact des nouvelles techniques de gestion, ainsi que l’isolement et la solitude vécus par les travailleurs dans un environnement mondialisé. Beaucoup de ces œuvres sont de nature collective, conçues en collaboration avec des travailleurs, et présentées dans des espaces d’art, des musées, des centres sociaux et des festivals de cinéma.

Projet de résidence

Le projet Off Call propose une réflexion artistique sur les professions liées à la parole et aux services délocalisés. Il prend comme point de départ des rencontres et discussions avec des employés d’un centre d’appel offshore basé à Tirana, et envisage la réalisation d’une œuvre filmique et collective. Le projet de résidence de Paul Heintz s’intéresse au travail précaire et souvent invisible des opérateurs de centres d’appel à Tirana, en se concentrant sur l’intersection entre voix, identité et conditions de travail. S’appuyant sur son intérêt de longue date pour les transformations du monde du travail, Heintz collaborera avec des télé-opérateurs locaux pour documenter leurs expériences, explorant comment le travail scripté, les identités empruntées et les contraintes linguistiques affectent la vie professionnelle et personnelle. À travers des interviews, des rencontres et des démarches performatives, Heintz prévoit de créer une pièce théâtrale filmée, inspirée des mythes albanais et du théâtre ancien, où les opérateurs pourront participer à des séquences dramatisées. Le projet intégrera la création de masques, en référence à des typologies historiques, pour réfléchir à la tension entre anonymat, protection et expression de soi. En fusionnant recherche documentaire, performance et installation, l’œuvre mettra en lumière les dimensions humaines, sociales et émotionnelles du travail délocalisé, donnant voix à des expériences rarement entendues.

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Vigan Nimani

Kosovo

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Vigan Nimani, Kosovo

"Who’s House Is This"

Biographie

Vigan Nimani, né en 1981 à Prishtina, est un artiste visuel, musicien et acteur culturel basé à Prishtina, au Kosovo. Travaillant principalement la peinture, le dessin et la photographie, sa pratique explore la mémoire et le passé à travers une approche fragmentée, abstraite et non nostalgique, invitant le spectateur à un engagement actif. Son travail a été présenté à Manifesta 14 (Prishtina, 2022) et au Kunstpavillon Innsbruck (2023), et son film Workers Wings a remporté le Tiger Short Award à l’IFFR de Rotterdam (2023).

Projet de résidence

Ce projet est profondément lié à l’histoire albanaise et tire parti de l’opportunité unique de séjourner à l’intérieur de la maison d’Enver Hoxha pour explorer l’intérieur de ce bâtiment emblématique. Il vise à créer un nouveau corpus d’œuvres qui reflète non seulement ma vision artistique, mais contribue également au discours culturel et historique entourant ce site significatif. Je suis particulièrement attiré par la maison de Hoxha en raison de son histoire complexe et de sa signification culturelle. Le bâtiment constitue un rappel du passé de l’Albanie, période marquée par la dictature et l’isolement. À travers ma résidence, je souhaite explorer comment ces bâtiments, en tant que vestiges physiques du passé, continuent de façonner l’identité du pays et la mémoire collective. Je m’intéresse à la manière dont ils peuvent évoquer traumatisme, nostalgie ou réflexion chez ceux qui les découvrent aujourd’hui. En documentant la maison de Hoxha à travers mes peintures, j’espère contribuer à une compréhension nuancée de l’histoire de l’Albanie et de son impact persistant sur le présent.

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Yorgos Prinos & Stratis Vogiatzis

Grèce

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Yorgos Prinos & Stratis Vogiatzis, Grèce

"Return"

Yorgos Prinos

Biographie

Yorgos Prinos est né en 1977 à Athènes, en Grèce, où il vit et travaille. Son travail explore les questions de pouvoir et de violence à l’intersection de la psychologie humaine et de la politique, en se concentrant souvent sur la figure humaine dans l’espace urbain, en utilisant ses propres images ainsi que des séquences trouvées dans les médias et sur Internet. Le travail de Prinos a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment Hot Wheels London (Royaume-Uni, 2024), GfZK Leipzig (Allemagne, 2023), National Museum of Contemporary Art – EMST (Grèce, 2022), Athens Biennale (Grèce, 2021), ainsi qu’au New Museum et à la DESTE Foundation (Grèce, 2019).

Stratis Vogiatzis

Biographie

Stratis Vogiatzis est né en 1978 sur l’île de Chios, en Grèce, et vit et travaille à Athènes. Il navigue entre anthropologie, cinéma, photographie et écriture. Son travail est étroitement lié aux discours posthumains ou post-anthropocentriques, et au cœur de sa pratique se trouvent la polyvocité et les modes de travail collaboratifs. Le travail de Stratis Vogiatzis a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment l’Athens Conservatorium (Grèce, 2025), le Goethe-Institut d’Athènes et la National Bank of Greece Cultural Foundation (Grèce, 2024), la Thessaloniki Photobiennale (Grèce, 2023), le Momus-Museum Alex Mylona (Grèce, 2022) et le Multiplier Festival (Luxembourg, 2021).

Projet de résidence

Le film Return explore les survivances de la dictature et les fragilités de la mémoire collective dans une ville en pleine transformation rapide. Le projet, qui s’engage auprès de réfugiés albanais ayant fui vers la Grèce après l’effondrement du régime de Hoxha et étant depuis revenus vivre à Tirana, se compose de trois couches entrelacées : la documentation d’archives de Tirana sous le régime, des images contemporaines de la ville, et les témoignages oraux de ceux qui ont fui puis sont revenus. Nous abordons ce travail comme une forme de témoignage qui reconnaît notre géographie partagée, ses asymétries, et la nécessité de mettre au centre des voix largement exclues des récits nationaux albanais et grecs. Cette enquête constitue un acte d’écoute politique.

Le comité de sélection 2026

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
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Pierre Bal-Blanc (France)

Commissaire indépendant et essayiste

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Pierre Bal-Blanc est critique d'art et commissaire d'exposition. Rédacteur en chef de la revue Bloc Notes (1998-2000), cofondateur de l'agence Design Mental, il a dirigé le Centre d'art contemporain de Brétigny-sur-Orge (2003-2014).​

Pierre Bal-Blanc a été commissaire associé de la Documenta 14 à Athènes et à Kassel. En résonance avec la pensée sociétale de Charles Fourier, il développe le « Projet Phalanstère », une série de propositions in situ qui restructurent de manière critique les logiques d'accumulation du travail. ​

L'axe le plus important de son travail curatorial est une « dé-gentrification » inspiré des travaux philosophiques de Pierre Klossowski.​

Les projets de Pierre Bal-Blanc abordent régulièrement les paradoxes de la perversion et de la transgression, du vivant et de l'objet, à travers les processus d'industrialisation et de production.

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Sam Bardaouil & Till Fellrath (Liban / Allemagne)

Directeurs de la Hamburger Bahnhof : Galerie nationale d'art contemporain, Berlin

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Till Fellrath et Sam Bardaouil sont conservateurs et codirecteurs du Hamburger Bahnhof : Musée d'art contemporain de Berlin depuis 2008.​​

Ils ont fondé ensemble la plateforme curatoriale multidisciplinaire Art Reoriented à Munich et à New York. ​

Ils ont été commissaires de la Biennale de Lyon de 2022, et curateurs du Pavillon français de la Biennale de Venise de 2022, ils ont également été curateurs affiliés au Gropius Bau de Berlin jusqu’en 2021.​

​Leurs expositions ont été présentées  au Centre Pompidou à Paris, les musées d'art de Gwangju et de Busan en Corée du Sud, la Tate Liverpool et le Moderna Museet à Stockholm, en Suède.​

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Adela Demetja (Albanie)

Commissaire, autrice et directrice de Tirana Art Lab - Centre d'art contemporain, Albanie

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Adela Demetja est une commissaire d'exposition albanaise née à Tirana. ​

Elle est la directrice de Tirana Art Lab - Center for Contemporary Art, qu'elle a créé en 2010.​

En tant que commissaire indépendante, elle a organisé de nombreuses expositions internationales et avec des institutions telles que la Galerie nationale des arts de Tirana, la Galerie nationale d'art du Kosovo, le théâtre Maxim Gorki de Berlin, l'Institut de recherche contemporaine de Portland.​

Elle a assuré le commissariat du pavillon albanais à la 59e Biennale de Venise,  représenté par Lumturi Blloshmi.​

Elle est la fondatrice et la directrice du programme « Curating with Care » un programme alternatif de formation à la conservation qui se déroule à Tirana.​

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Katerina Gregos (Grèce)

Commissaire, conférencière, éducateurice. Directrice de ΕΜΣΤ | Musée national d'art contemporain, Athènes.

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Katerina Gregos est conservatrice, et écrivaine. Depuis 2021, elle est directrice du Musée national d'art contemporain (EMΣT), à Athènes. ​

Depuis plus de 20 ans, son travail de commissariat explore la relation entre l'art, la société et la politique, avec un regard particulier sur les questions de démocratie, de droits de l'homme, d'économie, d'écologie, de crises et de changements dans les circuits de production mondiaux. En tant que commissaire indépendante, elle a organisé  Riga, Manifesta et Goteborg. ​​

Elle a également été commissaire de trois pavillons nationaux à la Biennale de Venise : Danemark (2011), Belgique (2015), Croatie (2019). ​

Cette année, elle est commissaire du pavillon grec à la 60e Biennale de Venise. Elle partage son temps entre Athènes et Bruxelles.​

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Alicia Knock (France)

Conservatrice dans le service Création Contemporaine et Prospective du musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris

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Alicia Knock est une commissaire d'exposition conservation pour la création contemporaine au Centre Pompidou depuis 2015.​

Son travail se concentre sur  l’art moderne et contemporain africain et d’Europe Centrale, plus particulièrement dans le domaine des acquisitions et des expositions. ​

En 2018, elle a créé le « Cercle international Afrique » des Amis du Centre Pompidou. ​

Elle cherche à proposer des formats d’exposition novateurs, créatifs et prospectifs qui interrogent le musée de demain dans une perspective décoloniale. Son travail s’engage également à donner davantage de visibilité aux femmes artistes. ​

​Elle a été chargée de la conservation du pavillon albanais de la Biennale de Venise en 2019.​

​Elle a travaillé avec de nombreuses institutions artistiques telles que le Palais de Tokyo à Paris, le MoMA PS1 à New York.​​

Les résidents 2025

Première session - de janvier à mars

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Amie Barouh

Japon

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Courtesy of the artist

Amie Barouh, Japon

The Alchemist (L'Alchimiste)

Biographie

Amie Barouh est née en 1993 à Tokyo, au Japon. Elle vit et travaille entre la France et la Roumanie.   Elle crée des documentaires expérimentaux qui donnent la parole à ceux qui sont en marge de la société. Ses films prennent la forme d'un « journal filmé », entre documentaire et essai visuel, et visent d'abord à transmettre une expérience, vécue telle quelle. Son montage subjectif épouse les battements de son cœur, reconstituant toute la complexité de la documentation du monde auquel nous n'appartenons pas. Le travail d'Amie Barouh a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Villa Medici Film Festival (Italie, 2022), la Biennale de la jeune création (France, 2022), Emerige Révélations (France, 2022), FilMadrid Festival (Espagne, 2019), et Vision du Réel Festival (Suisse, 2019).

Projet de résidence

À travers « The Alchemist », Amie Barouh souhaite archiver la résistance des personnes marginalisées à travers des tours de magie, tout en gardant à l'esprit les préoccupations concernant les frontières sociales et le respect de leurs normes culturelles.  La croyance, la foi, affectent la perception que nous avons. C'est pourquoi elle souhaite travailler autour de la magie, l'art de la manipulation de la réalité et de la croyance. La magie comme moyen de guérison, la magie comme outil politique, la magie comme moyen de résistance, la magie comme moyen de faire des miracles, la magie comme moyen d'accès à une autre façon de penser.  Amie Barouh aimerait combiner le travail sur le terrain en rencontrant les différentes communautés minoritaires avec ses explorations artistiques de la vidéo, du journal et de l'utilisation de la magie. Dans son travail, elle fait le lien entre le besoin de croyances et la résilience des minorités discriminées. 

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Armando Duçellari

Albanie

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Armando Duçellari, Albanie

overlapping remnants (restes qui se chevauchent)

Biographie

Armando Duçellari, est né en 1990 à Durrës, en Albanie. Il vit et travaille à Brême, en Allemagne.  Sa pratique artistique se concentre sur le contraste de la réaction du spectateur entre le contexte de l’art et lors de la production d’une œuvre d’art dans l’espace public. Il travaille sur la relation entre l'espace et le temps à travers des médiums basés sur le temps, comme la photographie, l'animation stop-motion, la vidéo et la performance.  

Le travail d'Armando Duçellari a été exposé à la Gesellschaft für Aktuelle Kunst (Allemagne, 2021), à l'Osthaus-Museum Hagen (Allemagne, 2017). Il a participé à des résidences à la Cité Internationale des Arts (France, 2022), et à l'UNIDEE - Cittadellarte / Art House Shkodër (Italie/Albanie, 2017).

Projet de résidence

Le projet ambitionne d’examiner la mémoire comme un processus dynamique, où les perceptions passées et les réalités présentes s’entrelacent. Il s’agit d’explorer la relation entre mémoire et réalité à travers les expériences personnelles d'un membre de la famille qui a travaillé à Vila 31 de 1974 à 1982.  

Le projet met en lumière la transformation de la Vila 31 au fil du temps. Il documente et préserve la mémoire individuelle en capturant souvenirs détaillés et en les comparant avec l'état actuel du bâtiment. Les visuels actuels offriront aux spectateurs une visite complète du lieu, afin de casser le fossé entre la mémoire et la réalité.

photo de l'artiste résident
Arnilda Kyçyku

Albanie

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Arnilda Kyçyku, Albanie

Tirana Preserves Culture and Tradition (Tirana préserve la culture et la tradition)

Biographie

Arnilda Kyçyku est née en 1997 en Albanie. Elle vit et travaille à Tirana. Ses peintures se concentrent sur ses expériences personnelles et sur la réalité qui l'entoure, ce qui sera présenté lors de sa deuxième exposition personnelle qui aura lieu en septembre dans la même galerie.

Son travail a été présenté dans plusieurs institutions, notamment la galerie d'art de Tirana (Albanie, 2023), le festival international d'art contemporain de Tirana (Albanie, 2023), la galerie de l'école d'art Jordan Misja (Albanie, 2024) et la galerie de Vlora (Albanie, 2022). Elle est actuellement résidente à la galerie d'art de Tirana.

Projet de résidence

Le projet « Tirana Preserves Culture and Tradition » vise à capturer et à célébrer le patrimoine culturel durable et les traditions de Tirana à travers une série de peintures à l'huile. Arnilda Kyçyku se concentre sur la manière dont Tirana a réussi à garder son identité culturelle intacte malgré les pressions de la modernisation. Ses peintures montreront comment la ville mêle son histoire riche et ses traditions à sa vie contemporaine. Elle mettra en évidence la persistance des pratiques, vêtements et festivals traditionnels dans le paysage urbain moderne. En capturant ces éléments, elle souhaite montrer à quel point ceux-ci sont importants pour préserver l'identité de la ville. Ce projet fournira une représentation visuelle de la manière dont le passé culturel unique de Tirana continue de coexister avec son présent en pleine évolution.

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Genny Petrotta

Italie

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Courtesy de l'artiste

Genny Petrotta, Italie

Hak (vengeance)

Biographie

Genny Petrotta est née en 1990 en Italie. Elle vit et travaille à Palerme. Son travail est centré sur la réinterprétation poétique de l'histoire et des récits de minorités, avec un accent particulier sur son héritage culturel italien arbëreshë. Privilégiant l'installation vidéo et la performance comme principaux médias, Petrotta utilise un processus cinématographique de construction de projet, d'écriture et de tournage.  

Son travail a été exposé dans diverses institutions, notamment à la Fondazione Studio Rizoma (Italie, 2024), à la Biennale Autostrada (Kosovo, 2023-2024), à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo (Italie, 2024), à Postane (Turquie, 2023) et à Manifesta 12 (Italie, 2018). Depuis 2016, elle est membre du collectif artistique Il Pavone.

Projet de résidence

Le projet « Hak (vengeance) » explore l'histoire complexe et la dynamique sociale des Burrnesha, des travestis femme-homme socialement reconnus d'Albanie et du Kosovo. En utilisant une approche multidisciplinaire, le projet engage la communauté Burrnesha à travers des méthodes participatives, avec le « Hamlet » de Shakespeare servant de cadre poétique pour le dialogue et l'exploration. Genny Petrotta a été très tôt fascinée par les Burrnesha en découvrant leur rôle dans le Kanun, un code coutumier qui régit les normes albanaises traditionnelles.

Dans le cadre de ses recherches sur l'identité, elle souhaite réimaginer « Hamlet » à travers leurs expériences, en entrelaçant le récit de Shakespeare avec les histoires personnelles des Burrnesha, qui sont souvent déformées par les médias occidentaux.

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Marianne Marić

France

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Marianne Marić, France

Monument body (Corps du monument)

Biographie

Marianne Marić est née en 1982, en France. Elle vit et travaille entre Paris et Strasbourg. Elle développe un travail transdisciplinaire dans lequel elle déconstruit les stéréotypes pour les exploiter et les plier à sa volonté. Sa pratique photographique est performative - elle s'insère au cœur du modèle, elle photographie par des artifices prémédités au risque de franchir les barrières de sa propre intimité.

Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre d'art d'Ostrava (République tchèque, 2022), Moly-Sabata, Fondation Albert Gleizes (France, 2020), la Biennale d'Athènes (Grèce, 2018), la Galerie nationale (Bosnie-Herzégovine, 2018), le Musée d'art contemporain de Voïvodine (Serbie, 2014), et le Centre d'art contemporain de Brétigny-sur-Orge (France, 2009).

Projet de résidence

Le projet “Monument Body” s'inscrit dans la continuité des recherches qu'elle a entamées en 2012 sur les Balkans, en collaboration avec des scientifiques, des chercheurs et des artistes.

Son travail porte sur le passé complexe de l'Albanie, pays marqué par une histoire riche et tumultueuse. Elle s'intéresse en particulier au lien profond entre l'Albanie et l'histoire de la photographie, notamment à travers l'héritage de la famille Marubi, qui a joué un rôle essentiel dans la documentation visuelle du pays. L'objectif de ce projet est de revisiter et de réinterpréter l'histoire de l'Albanie à travers une nouvelle série de photographies. Ces images mettront en lumière deux aspects essentiels : d'une part, les statues (la « mémoire de pierre ») et les monuments qui incarnent l'histoire officielle et monumentale du pays, et d'autre part, l'histoire des femmes (la « mémoire de chair »), qui représente la dimension humaine et personnelle au sein des paysages locaux.

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Stanislava Pinchuk

Ukraine

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Stanislava Pinchuk, Ukraine

Post C/ards

Biographie

Stanislava Pinchuk est née en 1988 à Kharkiv, en Ukraine. Elle vit et travaille aujourd’hui à Sarajevo. Son travail porte principalement sur la cartographie des conflits impactant le paysage, ainsi que sur la place de la traduction linguistique dans les récits historiques. Elle travaille avec l'architecture, l'installation à grande échelle, la sculpture, le film et la photographie.  

Le travail de Stanislava Pinchuk a été présenté dans de grandes expositions, notamment à l'ACMI (Australie, 2024), au HE Museum (Chine, 2022-2023) et à la 14e Biennale Manifesta (Kosovo, 2022). Elle a également produit des œuvres d'art pour plusieurs commandes, notamment une installation murale permanente à Londres, en 2022.

Projet de résidence

Les travaux proposés prendront la forme d'une série de photographies et de performances, réalisées dans le contexte chargé de la villa d'Enver Xoxha. Diffusées sous forme de cartes postales, les images qui documentent ces actions visent à interroger le sens exact de l'idée de « postcommunisme » et, plus précisément, de ce que peut signifier le « corps postcommuniste ».

Nous parlons souvent d'un « post-colonialisme » ou d'un « post-communisme » - mais comment le post-communisme « part-il » exactement ? A quel moment s’en va-t-il ? Les œuvres suivantes s'inspirent des enterrements slaves du XVIIe siècle de personnes soupçonnées d'être vampiriques, des théories de l'hypnose, de la résistance anti-occupationniste et de l'expurgation des communications postales à l'époque communiste.

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Gerta Xhaferaj

Albanie

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Courtesy de l'artiste

Gerta Xhaferaj, Albanie

Asylum of the Silent Recall (L'asile du rappel silencieux)

Biographie

Gerta Xhaferaj est née en 1993 à Fier, en Albanie. Elle vit et travaille entre Tirana et Bâle. Utilisant à la fois la spontanéité et la méthodologie, son centre d'intérêt artistique se situe dans un style historique et documentaire, recherchant un engagement profond avec des réalités spécifiques pour extraire des expériences esthétiques intenses telles que : les localités, la dynamique du paysage urbain, la culture populaire, la transformation de la ville et du soi et la justice sociale.  

Le travail de Gerta Xhaferaj a été présenté dans de nombreuses institutions, telles que Kunsthaus Baselland (Suisse, 2024), ΜΙΕΤ Goethe Institut (Grèce, 2024), Galeria e Bregdetit (Albanie, 2024), Larnaca Biennale (Chypre, 2023), Manifesta Biennial 14 (Kosovo, 2022).  

Projet de résidence

« Asylum of the Silent Recall » un projet au long court de Gerta Xhaferaj, intègre 47 heures de séquences vidéo de l'enfance, des documents d'archives et des entretiens, capturant des moments tels que des dîners de famille, des mariages et des feux d'artifice. Les séquences comportent des images florales insérées par le père de l'artiste, censurant d’autres images de son expérience de la transition turbulente de l'Albanie.

Le projet explore les thèmes de la mémoire, de l'identité et de la censure, reliant le passé communiste de l'Albanie à son présent démocratique. Il comprend une étude de la villa du dictateur, devenue un espace culturel, et du réseau de bunkers symbolisant la paranoïa et le protectionnisme de l'époque. Cette exploration se poursuit à travers des recherches d'archives et des plans architecturaux, dans le but de révéler des récits et des liens plus profonds dans le paysage en évolution de Tirana.  

Deuxième session - de mai à juillet

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Gidree Bawlee

Bangladesh

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Photo of Kamruzzaman Shadhin and Salma Jamal Moshum. Photo Credit: Firoz Al Sabah

Gidree Bawlee, Bangladesh

Imagined Land

Biographie

Gidree Bawlee Foundation of Arts, fondée en 2001 par Kamruzzaman Shadhin et aujourd'hui dirigée conjointement avec Salma Jamal Moushum, est basée dans le village de Balia, à Thakurgaon, au Bangladesh. En tant que collectif artistique communautaire, il fait participer diverses communautés à des programmes créatifs et à des recherches portant sur l'histoire, la culture et l'environnement locaux. Le collectif se nourrit de la collaboration, mêlant les traditions locales aux perspectives mondiales par le biais de pratiques participatives et pluridisciplinaires. Sa pratique sociale met l'accent sur les liens partagés et l'équilibre dans le processus artistique. Les projets de Gidree Bawlee ont été présentés dans des lieux importants, notamment au Baltic Centre for Contemporary Art, au Royaume-Uni (2024), à la Biennale de Kochi-Muziris, en Inde (2022-2023), au Dhaka Art Summit, au Bangladesh (2020, 2023), à l'Asia Pacific Triennial, en Australie (2021), et au Museo Madre, en Italie (2021).  

Projet de résidence

“Imagined Land” explore la manière dont le mouvement des personnes à travers les frontières se croise avec la transmission et la transformation de la mémoire culturelle, en interrogeant les notions d'appartenance et d'identité en tant que constructions fluides et contingentes. Le projet examine la manière dont les pratiques de préservation et d'adaptation culturelles fonctionnent dans le contexte de la migration, en s'intéressant aux expériences vécues par les individus lorsqu'ils naviguent sur des terrains sociaux et spatiaux changeants. Grâce à la recherche d'archives et à la réflexion critique, “Imagined Land” étudie l'interaction entre la mémoire collective et les récits individuels, en examinant comment ces éléments remodèlent et reconstituent les notions d'identité et de communauté dans les contextes diasporiques.

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Erdiola Mustafaj & Anne Bourrassé

Albanie, France

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Erdiola Mustafaj, Albanie

Extended Cham dialect (Dialecte cham élargi)

Biographie

Erdiola Mustafaj est née en 1992 à Elbasan, en Albanie. Elle vit et travaille entre Paris et l'Albanie. Son travail artistique explore la relation entre le temps, le langage et l'image technique, en particulier la photographie. Travaillant récemment avec des installations sonores et des vidéos, elle s'approprie des archives personnelles et des souvenirs collectifs pour discuter de l'histoire intellectuelle et politique de son pays.  

Le travail d'Erdiola Mustafaj a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Zeta Contemporary Art Center (Albanie, 2024), aux Rencontres de la jeune photographie internationale (France, 2022 / Chine 2024), à la Fondazione Stelline (Italie, 2019) et au Shkodra Arthouse and Marubi Museum (Albanie, 2019).

Anne Bourrassé, France

Biographie

Anne Bourrassé est née en 1991 en France. Elle vit et travaille à Paris. Elle est commissaire d'exposition indépendante et écrivain, à la croisée des arts visuels et des sciences humaines. Elle a été directrice des expositions et des ateliers d'artistes au centre culturel Le Consulat Voltaire à Paris (2021-2023). En 2019, elle cofonde l'association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans l'art contemporain. Elle a réalisé des expositions, publié des textes et effectué des résidences pour des institutions culturelles et des galeries, notamment Le Manège (Sénégal, 2023) ; Le Polygone (Canada, 2023) ; Jousse Entreprise (France, 2024) ; Three Shadows Photography Art Center (Chine, 2021).  

Projet de résidence

Le projet de résidence vise à étendre le patrimoine de la langue et son histoire complexe à travers des interprétations contemporaines visuelles, audio et écrites. Ce projet s'appuie sur la manière dont les évolutions et les disparitions de la langue sont les principaux témoins de l'histoire individuelle et collective, en particulier pour la minorité albanaise cham. Cette recherche sera menée en collaboration avec le département de typographie de l'Académie des beaux-arts de Tirana et l'Académie d'études albanologiques / « Qendra e Studimeve Albanologjike ». Ils recueilleront des récits oraux dans des villages du sud de l'Albanie, puis se concentreront sur la création d'une œuvre vidéo qui consistera en l'enregistrement d'une performance à trois voix combinant différentes formes de langage.

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Mona Vatamanu & Florin Tudor

Roumanie, Suisse

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Mona Vatamanu & Florin Tudor, Roumanie, Suisse

Between Vernacular and Utopia (Entre vernaculaire et utopie)

Biographie

Les artistes Mona Vatamanu et Florin Tudor travaillent ensemble depuis 2000. Mona Vatamanu est née en 1968 à Constanta, en Roumanie, et Florin Tudor est né en 1974 à Genève. Ils travaillent et vivent à Bucarest.  

« Les artistes n'imposent au spectateur aucun cadre social préconçu. Leur pratique consiste à observer attentivement et à prendre note des éléments matériels de la réalité. Leur travail avec ce matériel peut être un point de départ pour questionner les relations sociales, les changements économiques, les conflits politiques. « (Joanna Sokolowska)

Les œuvres de Mona Vatamanu et Florin Tudor ont été présentées dans de nombreuses institutions, telles que KADIST (États-Unis, 2024), GfZK Galerie für Zeitgenössische Kunst Leipzig (Allemagne, 2018), Centre Pompidou (France, 2014), 5e Biennale de Berlin, KW Institute for Contemporary Art (Allemagne, 2008) et 52e Biennale de Venise (Italie, 2007).




Projet de résidence

Pendant la durée de la résidence, Mona Vatamanu et Florin Tudor feront des recherches sur l'histoire récente, l'architecture et l'urbanisme vernaculaire de Tirana. L'espace construit à plusieurs niveaux de la ville est d'un intérêt particulier : les projets d'architecture - post-socialistes, socialistes et fascistes - et leurs relations avec les visions utopiques. Parallèlement, d'autres pistes de recherche se concentreront sur les strates communes de la culture et de la langue albanaises et roumaines, sur les lignes de dialogue qui peuvent être établies entre l'histoire et la culture matérielle (textiles, photographie). Les artistes prévoient d'étendre leurs recherches en établissant des contacts avec des architectes et des urbanistes locaux, ainsi qu'avec les archives photographiques du musée national de la photographie de Marubi, à Shkoder.

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Romana Schmalisch & Robert Schlicht

Allemagne

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Romana Schmalisch & Robert Schlicht, Allemagne

My uncle (Mon oncle)

Biographie

Romana Schmalisch est née en 1974 à Berlin. Elle vit et travaille à Berlin. Depuis 2010, elle collabore avec l'artiste et cinéaste Robert Schlicht, né en 1975 à Berlin.  Ils travaillent sur des projets à l'interface du cinéma et de la théorie pour étudier comment les processus historiques et les structures sociétales peuvent être représentés dans les films. Le thème du travail dans les sociétés capitalistes est au centre de leurs films, de leurs expositions et de leurs séries de conférences.  Leurs œuvres ont été présentées dans de nombreuses institutions, notamment au n.b.k. (Allemagne, 2024), au Frac Sud (France, 2023), au CCCOD (France, 2021 - 2022), à la 69. Berlinale (Allemagne, 2018), à HKW (Allemagne, 2018 - 2019).

Projet de résidence

« My uncle » est un projet de recherche basé sur une histoire personnelle. Il prend comme étude de cas une rencontre entre des personnes issues de systèmes politiques différents pour examiner les questions plus larges de l'(auto)présentation et de la perception des sociétés, de leur représentabilité. L'oncle de Romana Schmalisch était membre du KPD/ML (Parti communiste allemand/marxistes-léninistes), l'un des nombreux « groupes K » d'Allemagne de l'Ouest qui avaient proliféré dans le sillage de 1968. La visite de l'Albanie a servi d'écran de projection pour les aspirations révolutionnaires de ces jeunes Allemands de l'Ouest - à tel point qu'ils se sont permis de ne voir que ce qu'ils voulaient voir - consciemment ou non. Pour les responsables albanais, l'enthousiasme crédule de leurs visiteurs était l'occasion de montrer, de mettre en scène une image de leur société telle qu'ils voulaient qu'elle soit vue, et probablement aussi telle qu'ils auraient voulu qu'elle soit.

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Vangjush Vellahu

Albanie

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Vangjush Vellahu, Albanie

Departing to find the language – returning to preserve the silence (Partir pour trouver la langue - revenir pour préserver le silence)

Biographie

Vangjush Vellahu est né en 1987 à Pogradec, en Albanie. Il vit et travaille entre Tirana et Berlin.   Artiste visuel travaillant avec la vidéo, il a d'abord été formé au graphisme traditionnel et numérique. Il se concentre sur la narration d'histoires propres à des communautés particulières. Il utilise les voyages pour collecter et raconter des histoires qui entremêlent les histoires urbaines d'entités qui, d'un point de vue idéologique et politique, restent en marge de la reconnaissance.   Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et expositions, notamment au ZK/U (Allemagne, 2024), à la Biennale Manifesta (Kosovo, 2022), au Times Art Center (Allemagne, 2021), au Hamburger Bahnhof (Allemagne, 2018) et à la Galerie nationale de Prague (République tchèque, 2016).

Projet de résidence

Le projet de Vangjush Vellahu explore la poétique et la politique du départ, de la transition et du retour. Cette recherche examine les attributs physiques et psychologiques de la terre, de l'eau et des lignes de démarcation en Albanie, qui sont continuellement altérés par un récit eurocentré. Ce projet vise à articuler visuellement un voyage personnel à travers les politiques horizontales et verticales de territorialité, sans résonner pleinement avec le départ ou l'arrivée dans un lieu. Au cours de la résidence, il présentera une série d'œuvres de différents formats et supports, notamment des écrits, des vidéos et des cartographies, afin d'explorer l'interaction des lignes qui traversent et coupent. Ce projet servira d'épilogue au travail et au voyage antérieurs de Vangjush Vellahu, qui part et revient à travers ce que l'on appelle les « périphéries géographiques » et les « frontières marginales ».

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Franziska Von Stenglin

Allemagne

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Crédits : Adrian Williams

Franziska Von Stenglin, Allemagne

Breaking Boundaries: Xhanfise Keko's Legacy as a Female Director in Soviet-Era Albania (Briser les frontières : L'héritage de Xhanfise Keko en tant que réalisatrice dans l'Albanie de l'ère soviétique)

Biographie

Franziska von Stenglin est née en 1984 à Munich. Elle vit et travaille à Berlin.   Artiste et cinéaste, elle a grandi en République tchèque, au Sénégal, en Inde et en Allemagne. Dans son travail, elle relie des aspects de sa propre biographie aux mythes locaux, aux personnes et à leurs histoires qu'elle rencontre au cours de ses voyages et de ses résidences d'artistes.   Son premier long métrage « The Dust Of Modern Life » a été présenté en première mondiale au FID (France, 2021) et a été projeté à DOK (Allemagne), au CPH Dox (Danemark) et à l'ICA (Royaume-Uni), entre autres. La pièce « Baħar Biss » a été commandée par la Biennale de Malte (Malte, 2024).

Projet de résidence

Le projet de résidence de Franziska von Stenglin se concentrera sur le travail novateur de Xhanfise Keko, une réalisatrice de renom qui a créé des films pour enfants influents pendant l'ère soviétique en Albanie. Malgré la censure et les préjugés sexistes, Keko a intégré des messages subversifs dans son travail, ce qui a fait d'elle une figure importante du cinéma albanais. Les projets précédents de Franziska von Stenglin ont exploré la mémoire culturelle et l'interaction entre tradition et modernité, en résonance avec la narration nuancée de Keko sous un régime restrictif. Son objectif est de mettre en lumière le pouvoir du cinéma dans la remise en question des valeurs sociétales et l'exploration de la dynamique des genres.

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Kairo Urovi

Italie

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Kairo Urovi, Italie

Stray dog (Chien errant)

Biographie

Kairo Urovi est né en 2000 à Fano, en Italie. Iel vit et travaille à Londres. Les œuvres photographiques de Kairo Urovi traitent de la masculinité trans et de l'identité queer. Son travail a été présenté dans des institutions telles que Paris Photo art fair (France, 2023), Tirana Art Lab (Albanie, 2023) et Burgh House London (Royaume-Uni, 2021).  

Projet de résidence

« Stray Dog » est un projet au long court, au cours duquel l'artiste retourne dans son pays d'origine, l'Albanie. 11 ans après sa dernière visite et 3 ans après une transition de genre, « Stray Dog » explore une terre désormais inconnue où les émotions complexes de déplacement et d'isolement sont amplifiées. S'éloignant du travail documentaire traditionnel, « Stray Dog » utilise l'humour et l'espièglerie pour raconter l'expérience de l'artiste en tant que transsexuel dans la société albanaise.

En utilisant son propre corps, Urovi perturbe le cadre : il y a des frictions entre le désir d'être vu et celui de se cacher, entre les espaces vides et ceux qu'il habite et revendique comme les siens. Qu'il s'agisse de paysages ou d'autoportraits, il y a une volonté de perturber l'environnement en s'y plaçant.

Troisième session - de septembre à novembre

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Pejvak – Felix Kalmenson & Rouzbeh Akhbari

Canada, Iran

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Pejvak – Felix Kalmenson & Rouzbeh Akhbari, Canada & Iran

The Wire Strangles (Le fil de fer étrangle)

Biographie

Pejvak est un collectif entre Felix Kalmenson et Rouzbeh Akhbari, formé en 2014. Felix Kalmenson est né en 1987 à Saint-Pétersbourg. Il vit et travaille à Tbilisi, Géorgie. Rouzbeh Akhbari est né en 1992 à Téhéran. Il vit et travaille à Lisbonne. Grâce à leur approche multivalente et intuitive de la recherche et de la vie, ils se retrouvent enchevêtrés avec des collaborateurs, des histoires et des géographies qui leur ressemblent.  

Leurs œuvres ont été exposées dans des institutions telles que le MAC VAL (France, 2023), le Van Abbemuseum (Pays-Bas, 2022), le M HKA (Belgique, 2021) et le Si Shang Art Museum (Chine, 2023). Ils ont remporté le Prix George à l’Internationale Kurzfilmtage Winterthur (Suisse, 2020).

Projet de résidence

« The Wire Strangles » est un projet de recherche expansif qui couvre la distance botanique, océanographique et terrestre entre la Malaisie, Oman et l'Albanie à travers les infrastructures planétaires de câbles de télécommunications sous-marins. Au cours de la résidence, une nouvelle œuvre d'image en mouvement sera produite en collaboration avec des chercheurs, des artistes, des auteurs et des musiciens locaux et internationaux. L'œuvre se développera à partir de près d'une décennie de recherche menée par Pejvak, en s'appuyant sur des archives de séquences filmées depuis 2017 en Malaisie, en Indonésie, à Singapour, au Royaume-Uni et à Oman, associées à de nouvelles séquences et à des œuvres à développer à Tirana et en Albanie de manière plus large.

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Damir Avdagic

Bosnie-Herzégovine

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Damir Avdagic, Bosnie-Herzégovine

Prevodenje (Përkthimi, Traduction)

Biographie

Damir Avdagic est né en 1987 à Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine. Il vit et travaille entre Oslo et Athènes.  La pratique de Damir Avdagic explore les thèmes de la mémoire historique et de l'identité à travers le texte, la performance et la vidéo. Le conflit en ex-Yougoslavie (1991-1995) étant au cœur de l'histoire de sa famille, il utilise cet événement comme point d'entrée pour réfléchir à l'évolution des systèmes politiques, à la migration et à la relation entre les générations.  

Le travail d'Avdagic a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment The Young Artists' Society (Norvège, 2024), Inside Out Art Museum (Chine, 2024), CAC Gallery (États-Unis, 2024), Whitechapel Gallery (Royaume-Uni, 2023) et KRAK Center for Contemporary Culture (Bosnie-Herzégovine, 2021).

Projet de résidence

Dans le travail de Damir Avdagic, la transmission transgénérationnelle est saisie à travers la traduction en direct effectuée entre les membres de différentes générations appartenant à la diaspora yougoslave. À travers les lapsus, les bégaiements et les gestes qui découlent de la tâche de traduction, quelque chose apparaît qui se trouve au-delà du message parlé - un surplus qui dépasse la traduction et le traducteur d'une manière douloureuse et poétique.  Au cours de sa résidence, l’artiste développera une performance avec une mère et son enfant, issus d'une famille ex-yougoslave, installée à Tirana dans les années 90. L’enfant traduira en direct le témoignage de sa mère du BCS (bosniaque/croate/serbe) à l'albanais. Damir Avdagic poursuit son interrogation sur les conditions de représentation et de médiation du traumatisme causé par la guerre et le déplacement, tout en remettant en question sa méthode de travail en expérimentant la mise en scène en direct, contrairement à ses précédents travaux vidéo montés.

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Anna Ehrenstein

Allemagne

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Anna Ehrenstein, Allemagne

To Own a Space (S'approprier un espace)

Biographie

Anna Ehrenstein est née en 1993 en Allemagne. Elle vit et travaille entre Berlin et Tirana. Anna Ehrenstein travaille en collaboration avec des installations sculpturales et virtuelles, des images en mouvement et des médias post-photographiques. Née d'un migrant débouté du droit d'asile, elle a grandi entre l'Allemagne et l'Albanie.  

Elle a reçu le prix C/O Berlin Talent Award en 2020. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment la « Biennale de Lagos » (Nigeria, 2024), la Staatsgalerie Saarbrücken (Allemagne, 2022) et le C/O Berlin (Allemagne, 2021).  

Projet de résidence

« To Own a Space » transforme la villa d'Enver Hoxha en un site de réflexion par le biais d'une création artistique collaborative et d'un échange social. S'inspirant de l'histoire de sa propre famille en conversation avec la communauté locale, le travail d'Anna Ehrenstein explore en profondeur le traumatisme générationnel, la mémoire et la résilience. En utilisant l'IA pour l'analyse et la création de médias, le projet explore la façon dont les traumatismes sont transmis de génération en génération tout en mettant en évidence la résilience, la guérison et la continuité culturelle. En collaboration avec des artisans et des historiens albanais, Anna Ehrenstein s'engagera dans des ateliers de pratique sociale avec des habitants de toutes les générations et créera un nouveau corpus d'œuvres sculpturales et vidéo.  

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Olson Lamaj

Albanie

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Olson Lamaj, Albanie

HEAVY HERO (Héro Lourd)

Biographie

Olson Lamaj est né en 1985 à Tirana. Il vit et travaille à Tirana. Les œuvres d'Olson Lamaj explorent des thèmes sociaux et politiques, en se concentrant à la fois sur la vie albanaise contemporaine et sur les systèmes universels de signification. Ses projets mettent en évidence la saturation sémiotique et les qualités mystiques des objets et des images liés aux idéologies politiques. Ses œuvres d'art servent de mythographie collective du présent et encouragent la création de nouveaux mythes.  

Son travail a été exposé dans de nombreuses institutions et galeries, notamment Zeta Gallery (Albanie, 2023), Tallin Art Hall (Estonie, 2022), Bazamant Art Space (Albanie, 2019), Die Kunsthalle Exnergasse im WUK (Autriche, 2019), Ludwig Museum Budapest (Hongrie, 2016)

Projet de résidence

Son projet de résidence à Vila 31 explorera l'héritage complexe d'Aleksandër Kondo, un haltérophile albanais qui a défié les structures du régime communiste dans les années 1980. Grâce à une approche multidisciplinaire de la photographie, de la vidéo, de l'art de l'installation et de la recherche historique, il vise à démêler la dynamique complexe de l'héroïsme et de la rébellion. En examinant la transformation de Kondo d'une figure nationale célèbre en un symbole de résistance, ce projet remettra en question les récits conventionnels sur le culte du héros. Par ce biais, il cherche à remettre en question la manière dont la société construit et déconstruit ses héros, en proposant une réflexion critique sur les intersections entre le sport, la politique et l'identité.

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Adriana Ramic

États-Unis

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Adriana Ramic, États-Unis

Let it see you only in the shape of your shadows / walking bumblebees think faster (Laissez-le vous voir uniquement dans la forme de vos ombres / les bourdons qui marchent pensent plus vite)

Biographie

Adriana Ramić est née en 1989, à Chicago. Elle vit et travaille à Berlin.

Son travail couvre l'installation, la vidéo, le texte, la sculpture, le dessin et les logiciels, explorant le pathos ténu et les intériorités parmi les êtres terrestres et machiniques. À travers des vignettes énigmatiques de la perception, elle étudie les sensibilités de l'existence et de la compréhension dans des formes à la fois personnelles et abstraites.  

Le travail d'Adriana Ramić a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment SculptureCenter (États-Unis, 2024), Hessel Museum of Art (États-Unis, 2019), Museum of Contemporary Art (États-Unis, 2018), Kunstinstituut Melly (Pays-Bas, 2016), Kunsthalle Wien (Autriche, 2015).  

Projet de résidence

« Let it see you only in the shape of your shadows / walking bumblebees think faster » (titre provisoire) anticipe un ensemble de travaux situés dans des sites à différentes échelles de temps, du Néolithique à nos jours, dans les Balkans. Les recherches entamées en Bosnie-Herzégovine et poursuivies à Tirana et dans ses environs serviront de cadre à des installations filmiques poétiques et idiosyncrasiques explorant la nature du langage, de la catégorisation, de la perception et de l'existence, avec des animaux comme protagonistes potentiels. La phrase « Let it see you only in the shape of your shadows » provient d'une étude computationnelle en robotique, où une machine a été entraînée à ne voir le monde qu'à travers des ombres, et de l'idée d'estimer un état quantique - des paramètres perceptuels pour informer les qualités expérientielles de l'œuvre elle-même.

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Stephanie Rizaj

Autriche

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Stephanie Rizaj, Autriche

Split Stories of Endless Thoughts (Histoires fractionnées de pensées sans fin)

Biographie

Stephanie Rizaj vit et travaille entre Bruxelles et Vienne.  Le travail de Stephanie Rizaj tisse des récits biomythologiques avec une critique des conditions de production et des relations de pouvoir. Elle explore la brutalité de la vie quotidienne à travers les changements d'identité qui l'accompagnent, les structures de pouvoir, les relations de classe, la recherche d'un être collectif et le désir d'appartenance.  Stephanie Rizaj a exposé son travail dans diverses institutions, dont Botanique (Belgique, 2023), Loop Barcelona (Espagne, 2021), Diagonale (Autriche, 2021), Manifesta 13 (France, 2020) et Dokufest (Kosovo, 2019).(Autriche, 2015).  

Projet de résidence

En 1980, un train bleu a transporté un cercueil vide de Belgrade. Cette même année, Zastava commence à fabriquer la Yugo, une voiture qui deviendra le symbole d'une époque faite à la fois d'espoir et de désillusion. Un an plus tard, en 1981, alors que les tensions continuent de monter, des étudiants du Kosovo lancent un mouvement de protestation qui aura des conséquences durables. Bien des années plus tard, Stephanie Rizaj a découvert la vidéo d'un ancien membre du parti communiste qui documente sa fuite, de la dissolution d'un État socialiste vers une société capitaliste, ce qui l'a finalement conduit à Las Vegas. Ces images révèlent une double vie complexe, saisissant les différentes étapes d'un voyage et la transformation de l'identité dans un monde inconnu.

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Zhiqian Wang

Chine

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Zhiqian Wang, Chine

A Shadow Moves Through the City

Biographie

Zhiqian Wang est née en 1999 en Chine. Elle vit et travaille à New York.

Sa pratique artistique va de l'intervention au film analogique en passant par le travail sur papier ou sur soie. Elle construit des systèmes expérimentaux qui testent les limites des significations à travers le processus matériel, le concept et l'interaction. Ses recherches portent sur la philosophie des sciences, le langage et la métaphysique.

Le travail de Zhiqian Wang a été présenté dans de nombreuses institutions, notamment au Jewish Museum, États-Unis (2023), au Contemporary Arts Center, États-Unis (2023), et se produit au MoMA PS1, États-Unis (2023), à la Biennale Performa, États-Unis (2023), et à Art, Culture, and Technology at MIT, États-Unis (2018).

Projet de résidence

“A Shadow Moves Through the City” est un projet d’essai expérimental tourné sur 16mm, qui mêle fiction, recherche philosophique et documentaire. Le film s’inspire de la vie et des idées du philosophe et logicien Jean Cavaillès, membre de la Résistance française, qui a été dépeint comme Saint Luc Jardie dans “l’Armée des ombres” de Jean-Pierre Melville. En réalité, Cavaillès fut trahi, emprisonné et exécuté par la Gestapo le 17 février 1944. En prison, il a écrit "Sur la logique et la théorie de la science”, où il critique l’idée que la connaissance et la vérité sont fondées sur la conscience individuelle ou une origine fixe. Selon lui, la connaissance est dynamique, évoluant à travers un engagement continu avec les réalités extérieures, tout comme la progression des événements historiques. Tourné sur des sites liés à la vie de Cavaillès à Paris, le film explore les fondements de la science et des mathématiques et leur relation équivoque avec la réalité et l’histoire.

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Wandrille Potez

France

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Wandrille Potez, France

“Eagles and Angels”

Biographie

Né en 1996, Wandrille Potez travaille à la croisée de la photographie, de l'histoire de l'art et du journalisme. Depuis une dizaine d'années, il explore des territoires méconnus ou menacés, s'efforçant de les documenter dans le temps tout en faisant revivre, à travers le prisme des enjeux contemporains, l'esprit des missions photographiques d'inventaire du XIXe siècle. Ses écrits, oscillant entre récit personnel et engagement militant pour la préservation des sites, cherchent à rétablir le lien entre une société et son patrimoine. Ses recherches le long des côtes méditerranéennes (Algérie, Égypte, Grèce) se sont cristallisées depuis 2022 en Albanie, où la transformation rapide du paysage, plus rapide que partout ailleurs en Europe, a donné à son sujet un caractère d'urgence et de nécessité.
Il a rejoint la Vila 31 après une résidence d'un an à la Villa Marmottan (Académie des Beaux-Arts) pour continuer à travailler sur un livre combinant images et récits.

Projet de résidence

À Tirana, Wandrille Potez a choisi d'approfondir un chapitre central de ses itinéraires exploratoires, consacré à une constellation de monastères post-byzantins situés dans la vallée du Drino. En donnant une nouvelle visibilité à ces structures extrêmement fragiles, il cherche à résister à l'effacement des lieux, à entretenir la mémoire de la répression religieuse orchestrée par Enver Hoxha et à attirer l'attention sur les lacunes de l'État en matière de sauvegarde des monuments historiques. Ce projet marque le début d'une série à long terme, tantôt contemplative, tantôt ardente, voire fiévreuse, qui sera présentée pour la première fois en Albanie, dans l'espace hautement symbolique de Vila 31.

Sa résidence s'inscrit dans le cadre de la collaboration entre Art Explora et l'association ORAMA, qui a co-conçu et soutenu, aux côtés d'Art Explora, le développement d'un programme de résidence artistique de deux mois dédié à la photographie dans le cadre de l'initiative Tirana – Vila 31 x Art Explora.

Le comité de sélection 2025

Le comité de sélection est composé de grandes personnalités du monde de l’art et de la recherche.
photo du membre du comité de selection
Pierre Bal-Blanc (France)

Commissaire indépendant et essayiste

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Pierre Bal-Blanc est critique d'art et commissaire d'exposition. Rédacteur en chef de la revue Bloc Notes (1998-2000), cofondateur de l'agence Design Mental, il a dirigé le Centre d'art contemporain de Brétigny-sur-Orge (2003-2014).​

Pierre Bal-Blanc a été commissaire associé de la Documenta 14 à Athènes et à Kassel. En résonance avec la pensée sociétale de Charles Fourier, il développe le « Projet Phalanstère », une série de propositions in situ qui restructurent de manière critique les logiques d'accumulation du travail. ​

L'axe le plus important de son travail curatorial est une « dé-gentrification » inspiré des travaux philosophiques de Pierre Klossowski.​

Les projets de Pierre Bal-Blanc abordent régulièrement les paradoxes de la perversion et de la transgression, du vivant et de l'objet, à travers les processus d'industrialisation et de production.

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Sam Bardaouil & Till Fellrath (Liban / Allemagne)

Directeurs de la Hamburger Bahnhof : Galerie nationale d'art contemporain, Berlin

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Till Fellrath et Sam Bardaouil sont conservateurs et codirecteurs du Hamburger Bahnhof : Musée d'art contemporain de Berlin depuis 2008.​​

Ils ont fondé ensemble la plateforme curatoriale multidisciplinaire Art Reoriented à Munich et à New York. ​

Ils ont été commissaires de la Biennale de Lyon de 2022, et curateurs du Pavillon français de la Biennale de Venise de 2022, ils ont également été curateurs affiliés au Gropius Bau de Berlin jusqu’en 2021.​

​Leurs expositions ont été présentées  au Centre Pompidou à Paris, les musées d'art de Gwangju et de Busan en Corée du Sud, la Tate Liverpool et le Moderna Museet à Stockholm, en Suède.​

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Adela Demetja (Albanie)

Commissaire, autrice et directrice de Tirana Art Lab - Centre d'art contemporain, Albanie

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Adela Demetja est une commissaire d'exposition albanaise née à Tirana. ​

Elle est la directrice de Tirana Art Lab - Center for Contemporary Art, qu'elle a créé en 2010.​

En tant que commissaire indépendante, elle a organisé de nombreuses expositions internationales et avec des institutions telles que la Galerie nationale des arts de Tirana, la Galerie nationale d'art du Kosovo, le théâtre Maxim Gorki de Berlin, l'Institut de recherche contemporaine de Portland.​

Elle a assuré le commissariat du pavillon albanais à la 59e Biennale de Venise,  représenté par Lumturi Blloshmi.​

Elle est la fondatrice et la directrice du programme « Curating with Care » un programme alternatif de formation à la conservation qui se déroule à Tirana.​

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Katerina Gregos (Grèce)

Commissaire, conférencière, éducateurice. Directrice de ΕΜΣΤ | Musée national d'art contemporain, Athènes.

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Katerina Gregos est conservatrice, et écrivaine. Depuis 2021, elle est directrice du Musée national d'art contemporain (EMΣT), à Athènes. ​

Depuis plus de 20 ans, son travail de commissariat explore la relation entre l'art, la société et la politique, avec un regard particulier sur les questions de démocratie, de droits de l'homme, d'économie, d'écologie, de crises et de changements dans les circuits de production mondiaux. En tant que commissaire indépendante, elle a organisé  Riga, Manifesta et Goteborg. ​​

Elle a également été commissaire de trois pavillons nationaux à la Biennale de Venise : Danemark (2011), Belgique (2015), Croatie (2019). ​

Cette année, elle est commissaire du pavillon grec à la 60e Biennale de Venise. Elle partage son temps entre Athènes et Bruxelles.​

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Alicia Knock (France)

Conservatrice dans le service Création Contemporaine et Prospective du musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris

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Alicia Knock est une commissaire d'exposition conservation pour la création contemporaine au Centre Pompidou depuis 2015.​

Son travail se concentre sur  l’art moderne et contemporain africain et d’Europe Centrale, plus particulièrement dans le domaine des acquisitions et des expositions. ​

En 2018, elle a créé le « Cercle international Afrique » des Amis du Centre Pompidou. ​

Elle cherche à proposer des formats d’exposition novateurs, créatifs et prospectifs qui interrogent le musée de demain dans une perspective décoloniale. Son travail s’engage également à donner davantage de visibilité aux femmes artistes. ​

​Elle a été chargée de la conservation du pavillon albanais de la Biennale de Venise en 2019.​

​Elle a travaillé avec de nombreuses institutions artistiques telles que le Palais de Tokyo à Paris, le MoMA PS1 à New York.​​

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Hans Ulrich Obrist (Royaume-Uni et Suisse)

Historien de l'art, critique d'art contemporain, commissaire d'exposition et directeur artistique des Serpentine Galleries, Londres

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Hans Ulrich Obrist est né en 1968 à Zurich, en Suisse. Hans Ulrich Obrist est le directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres. ​

Auparavant, il était conservateur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Depuis sa première exposition « World Soup, The Kitchen Show » en 1991, il a organisé plus de 300 expositions. ​​

Obrist a donné des conférences dans le monde entier dans des institutions académiques et artistiques, et a contribué à Artforum, AnOther Magazine, Cahiers d'Art, et 032C ; il est un collaborateur régulier de Mousse et Kaleidoscope et écrit des chroniques pour Das Magazin et Weltkunst. ​

En 2011, il a reçu le CCS Bard Award for Curatorial Excellence et, en 2015, le International Folkwang Prize pour son engagement en faveur des arts.​

Hans Ulrich Obrist fait partie du comité de sélection d'Art Explora pour les résidences situées à Paris.​